Les lieux que j'ai visités et aimés, des vieilles pierres, des fleurs, des lavoirs, mais aussi des portes, des enseignes, des chats, et des défis, pour s'amuser un peu ! Mes photos sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans
mon autorisation.
Nous continuons notre petite balade ornaise en découvrant un village d'à peine 170 habitants dont tout le monde connaît le nom ... mais pour tout autre chose que ses maisons !
Camembert
C'est un village typiquement normand et authentique. On y trouve la Maison du Camembert, la ferme de la Héronnière, une ferme bio et le manoir de Beaumoncel. Ce dernier fut la demeure de Marie Harel qui aurait caché un prêtre en fuite durant la Révolution. Prêtre qui lui aurait confié une recette de fromage qu'elle aurait adapté " à sa sauce " pour en faire le célèbre Camembert. Il semblerait pourtant que tout ça ne soit qu'une légende, le Camembert existant déjà au XVIIème siècle or ... Marie Harel n'est née qu'en 1761 ! Le Camembert "moderne" a émergé au XIXème siècle, grâce à des avancées technologiques, et au développement du chemin de fer. Les descendants de Marie Harel ont profité de ces innovations pour industrialiser sa production. Le mythe attribuant l'invention à Marie Harel date du XXème siècle.
Nos préférés sont les deux premiers, le Jort et le Moulin de Carel, pour nous le Président, le Rustique, le Cœur de Lion ... ce ne sont pas des Camembert !!! 😁
L'église Sainte-Anne a été construite entre les XIVème et XVIIème siècles. Les murs sont en roussard, une pierre locale, la toiture et le clocher sont en ardoise.
Près de la mairie cette œuvre réalisée en 2019 par Laurent Yokel alias Nyl's. Cette Marie Harel est légèrement dévêtue, rouge et or aux couleurs de la Normandie et ... moderne ! Chacun appréciera, ou pas ...
La voici dans une tenue plus "normale" à Vimoutiers, photo Tripadvisor
Guerquesalles
Village encore plus petit ( 133 habitants ), j'ai craqué pour sa magnifique église. De fondation romane, et dédiée à Saint-Germain l'Auxerrois, elle date du XIIIème siècle mais a fait l'objet de reprises importantes au XVIème siècle. Elle est également construite en roussard, pierres qui se colorent harmonieusement sous les rayons du soleil, et sa couverture est en ardoises. Elle possède une tour clocher avec un toit en pierre de forme pyramidale. A l'intérieur elle est simplement couverte d'une voûte en berceau de plâtre. ( on ne peut pas entrer, juste voir à travers une grille ce qui est déjà bien, moins "frustrant" pour moi )
Derrière les frondaisons on devine une très jolie maison ...
Rien qu'avec ce mot vous allez de suite comprendre à quel endroit je vous emmène aujourd'hui ! 😁
Ce fut notre avant-dernière balade sous un soleil de plomb. Le matin nous avons fait le Sentier des Ocres, et
l'après-midi nous avons découvert le village, nous étions donc ... à Roussillon ! Attention ne pas confondre avec le Colorado Provençal qui lui est à Rustrel, à 20 km à l'est.
Mais l'ocre c'est quoi exactement ...? Mélange d'argile, de quartz et d'oxydes, cette roche doit son allure
sableuse à son histoire très, très lointaine ...
Il y a plus de 200 millions d'années la Provence était recouverte par les eaux. Suite aux changements climatiques ( eh oui déjà ! 😉 ) l'océan se retira laissant alors le sable ocreux que nous connaissons.
L'usage humain le plus ancien de l'ocre remonte à 250 000 ans, des traces retrouvées à Maastricht montrent que l'homme de Néandertal y a utilisé de l'ocre rouge. En France on retrouve des peintures pariétales utilisant l'ocre dans la grotte de Lascaux, elles ont 18 000 ans.
Dignes de la palette des plus grands peintres les ocres du Luberon ce sont plus de 24 nuances allant du jaune doux au brun intense et tranché, en passant par le orange et le rouge.
Lorsque l'on se promène sur ce sentier on s'attendrait presque à croiser des cow-boy sur notre chemin ! Les
décors offerts par les formations géologiques, forgés par la force des éléments et des hommes, semblent tout droit sortis d'un western ! Avec falaises, aiguilles, canyons, et cheminées de fées.
C'est en 1780 que Jean-Étienne Astier, natif de Roussillon, découvre les propriétés de l'ocre. Il initie alors le lavage et le broyage de l'ocre par la mise en place d'un processus industriel permettant la séparation de l'ocre et du sable. L'économie du Vaucluse en sera bouleversée, cette découverte permettra à l'industrie de l'ocre de connaître de belles années de gloire dans les deux siècles qui suivront.
De nos jours l'ocre est utilisé dans la fabrication des crépis des maisons provençales, mais il entre également dans la composition insoupçonnée de plusieurs produits : la croûte de certains fromages, le linoléum, le papier kraft, la céramique, le caoutchouc, ou les cosmétiques.
Au Sentier des Ocres on a le choix entre deux boucles, la première de 35 mn, la seconde de 50 mn, je conseille la seconde. Pas de difficultés, seulement des marches, et le sentier est ombragé.
Les façades du village de Roussillon, qui est labellisé " Plus beau Village de France ", sont entièrement couvertes d'ocre orangé. Cela s'explique par le fait qu'il est bâti sur un gisement d'ocre.
Non, non, encore une fois je ne parle pas des Collections de ... ( qui seront pour lundi, encore un excellent "cru" ! 😁) mais d'une de mes collections, et aujourd'hui ce seront des girouettes. Je les ai accompagnées d'un joli poème.
La girouette
Villecomtal ( Aveyron )
La girouette au bout du pignon tourne au vent ;
Et selon que le vent la caresse ou la fouette,
Plus ou moins vite, on voit, tourner la girouette,
Sa pointe en tous les sens et sans cesse en avant.
Saint-Suliac ( Côtes d'Armor )
Du nord au sud, de l'est à l'ouest, elle vire
En décrivant un rond qui s'efface dans l'air ;
Parfois, elle s'arrête, et de son doigt de fer
Désigne longuement un objet qui l'attire.
Crissay sur Manse ( Indre et Loire )
La girouette oscille et fait un demi tour,
Elle hésite, on dirait qu'elle a peur de l'espace ;
Elle se meut de droite à gauche au vent qui passe :
Attentive, elle écoute et regarde alentour.
Gouville ( Manche )
Voici que tout à coup un souffle la bouscule ;
Elle tourne, et s'arrête encore brusquement,
Comme prise soudain d'un grand étonnement ...
Puis, recommence son manège minuscule.
Plouezoc'h ( Finistère )
Je ne me moque point de ses tours et ses sauts,
Ainsi qu'elle, mon cœur est une girouette ;
Le jour furtif l'émeut, l'agite et l'inquiète,
L'orientant toujours vers des rêves nouveaux.
Montrozier ( Aveyron )
Il lui montre à plein ciel les bonheurs qu'il envie,
Mais il ne lui permet jamais de les goûter ;
Lui dont le seul désir serait de s'arrêter,
Il tourne, hélas ! Il tournera toute la vie !...
Non pas la peine d'insister, même sous la torture je ne chanterai pas la chanson d'Herbert Léonard ! 🤣 Pour le plaisir donc nous retournons à Castellet en Luberon découvrir une maison, en fait non, les décorations sur, et autour de cette maison. J'ai fait quelques mosaïques pour l'occasion, et je les accompagne d'un joli texte de Luc Decaunes ...
Entre Ménerbes et lumières
L'aube surgissait de partout et m'entourait soudain de ses soldats légers. Une fine
lueur sortait des arbres et des pierres comme leur spectre éveillé, et dans les prés
mille regards soulevaient les paupières de l'herbe.
J'étais seul sur la route et seul dans la lumière pure, comme si un monde nouveau
n'avait été fait que pour moi.
J'entrais premier dans les villages endormis qui portaient des noms radieux, j'étais
premier sur les petites places dures où les platanes n'avaient pas encore secoué leur
ombre, où la fontaine m'attendait avec sa margelle lavée, avec son chant d'une eau
qui traversa la nuit sans se corrompre.
Et les façades des maisons étagées le long de la route avaient toutes le même sourire
et les mêmes yeux fermés.
Mais déjà le feu était en vue ; et soudain le Luberon criait, s'embrasait pas la cime,
flambait comme une haute mer où galopaient des crêtes folles, des chevaux
d'écume et de sang.
Dans la débâcle des fumées, ses flancs s'ouvraient pour désigner l'étoile au front, le donjon blessé de Lacoste tenant sa garde solitaire, vers qui marchaient tous les frissons, tous les rayons, toutes les routes, au plus dru de la fraîcheur verte dont j'étais enfin
l'innocent otage et la proie.
Une dernière photo représentant une crèche en galets. Chaque année au moment de Noël les habitants de Castellet en réalisent une quarantaine sur les pas des portes,
les rebords de fenêtres, ou dans les rues ...
Il me reste à vous dire qu'en 1728 César Moulin fonda une première faïencerie à Castellet, dont il ne reste que des vestiges. Il ne produisait au départ que des pièces à émail jaune. Cette faïence du pays d'Apt connut son apogée au XIXème siècle avec 200 faïenciers travaillant dans une dizaine de fabriques qui exportaient dans toute l'Europe. Cette production déclina à l'arrivée du XXème siècle sous le coup de la concurrence des porcelaines industrielles. La technique très particulière, dite des terres mêlées ou jaspées, en fait une faïence originale et raffinée. (source texte et photo Pays d'Apt Luberon)
Ni l'une ni l'autre ... chat !!! Ou plus exactement chatte, la mienne, ma Gavotte ! 🐱 Ça faisait un moment qu'elle n'avait pas été la vedette de ce blog, et comme elle aura 13 ans à la fin de ce mois ( enfin on le pense ! ) c'était le moment où jamais. 13 ans donc 13 photos, pas forcément les plus jolies, mais celles que j'aime.
" On me donnerait le Bon Dieu sans confession ! "
" Je suis bien un chat ... je dors partout ! Surtout après la vaisselle, quand l'évier est encore chaud. "
" Z'avez vu, je pose devant le sapin mais je n'y touche pas, c'est que je suis bien élevée ! "
" Mon abri antiatomique à moi, il faut parer à toute éventualité ! "
" Dans le jardin je me la joue camouflage ... enfin presque ! "
" Dis maman, c'est quoi ces trucs qui volent, je peux même pas les attraper ! "
" Eh non, même pas en rêve, je ne supporte pas qu'on touche à mon petit bidou tout blanc ! "
" Tu es certaine maman que c'est mon meilleur profil ...? "
" Ah c'qu'on est bien quand on est ... non, non pas dans son bain ... dans un tiroir ! "
" Oh merci monsieur soleil de nous gratifier de ta présence ! "
" Je cherche un trèfle à 4 feuilles, quelqu'un veut bien m'aider ...? "
" C'est ça de vouloir courser un oiseau, j'en oublie qu'on a l'Orbiquet au fond du jardin ! "
" Vite venez me sauver, je suis en prison !!!!! "
J'en profite pour vous donner de mes nouvelles ! Le vilain docteur, aidé de son assistante, m'a encore fait une piqûre, mais j'ai été très sage ! Résultat : le diabète a à nouveau augmenté, mais il reste dans la moyenne. Ce qui l'inquiète le plus c'est que j'ai perdu 400 gr, vous vous rendez compte, c'est 8% de mon poids quand même ! Bon c'est à surveiller, mais je suis contente, pendant deux semaines je vais avoir mon infirmière personnelle pour faire mes piqûres matin et soir, et ma nounou Chantal, elle est pas belle la vie ...?!!!
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Passons au RV Reflets d'Annie, en hommage à Marc de Metz. J'en ai choisi deux que je trouve originaux, un magazine qui se reflète dans le pare-brise de la voiture, et un lustre qui se reflète dans une vitre.
Voilà, si vous m'avez bien lue vous aurez compris que je vais faire une nouvelle pause, cette fois pour 15 jours de vraies vacances, et à partir de ce soir. Je vous explique tout demain dans une news ... du vendredi !
Il ne vous aura je pense pas échappé qu'aujourd'hui ... c'est la Saint Valentin ! Je sais d'avance ce que certain(e)s vont me dire mais là n'est pas la question. Personnellement nous ne la fêtons pas, nous ne nous la souhaitons même pas ! Ça n'est pas le côté commercial qui nous gêne, c'est juste que nous pensons que l'amour c'est toute l'année ... mais je respecte bien sûr ceux qui sont attachés à cette fête ! Je dois quand même préciser que nous sommes mariés depuis presque 40 ans ... chouette on fera bientôt
la fête ! 😁 Juste quelques photos et citations ...
Aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre,
c'est regarder ensemble dans la même direction. Antoine de SAINT EXUPÉRY
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Blaise PASCAL
Nous deux formons une multitude. OVIDE
Le cœur n'a pas de rides ; il n'a que des cicatrices. COLETTE
Deux yeux échangent leurs regards et les êtres existent. Proverbe chinois
Pour être aimé soyez discret, la clé du cœur c'est le secret. Jean-Pierre FLORIAN
Deux étions et n'avions qu'un cœur. François VILLON
Et comme le soleil dans son enfer polaire,
mon cœur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé. Charles BAUDELAIRE
... enfin notre visite du château de Gratot. Je reconnais avoir été très longue mais cette visite m'a passionnée ! Nous en étions restés hier à la tour nord.
En face de cette tour une cheminée avec une plaque ...
Cette plaque représente les armes de la famille d'Argouges, qui a possédé le château durant cinq siècles. Sur le blason trois quintefeuilles ( fleur à cinq pétale dont le centre est percé en rond ). Au-dessus apparaît une fée tenant un miroir et un peigne. Si vous avez lu la légende lundi vous saurez le pourquoi de la présence d'une fée. Il est également fait référence à cette fée dans le cri de guerre de la maison d'Argouges Argouges à la faee. Le terme faee était la prononciation populaire du mot foi, donc peut-être une double référence. Je pense que les deux léopards représentent la Normandie.
A gauche le blason " Écartelé : d'or ef d'azur à trois quintefeuilles de gueules brochant dur le tout ", l'héraldique est une "science" très compliquée pour moi !
A droite sculpture de 2016 revisitant ce même blason de la famille d'Argouges en associant fer forgé, ardoise, pierre, os et métal.
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Voilà j'en ai terminé avec ce château, j'espère que la visite, quoique longue, vous aura intéressés autant que moi ! Sur le coup j'avoue que j'ai un peu tout mélangé, après le tri de mes photos j'y voyais déjà un peu plus clair, et maintenant que j'ai fait mes recherches pour alimenter mes articles tout est limpide ! C'est la toute première fois que je n'ai pas besoin du net pour écrire mes textes, les panneaux sur place sont extrêmement bien faits, on y trouve tout. Dans les communs on découvre toute l'histoire des familles ayant possédé le château, et plein de renseignements sur la vie d'autrefois, agrémentés de dessins. La visite du château est payante, 5€, mais ils font confiance aux visiteurs qui doivent mettre la somme dans un "tronc", confiance hélas mal placée car nous avons vu des gens qui n'ont pas payé ...
Quelques photos de photos montrant l'état du château avant 1968, et les travaux de restauration réalisés par les bénévoles. Ce chantier a duré 20 années, gros travaux de débroussaillage et de déblaiement jusqu'aux interventions de maçonnerie les plus complexes. Environ 16 000 journées de travail bénévoles ont été réalisées par des jeunes venus de France entière mais aussi d'autres pays du monde.
( source texte Le Château de Gratot )
Mais qu'est-ce que c'est que ce titre, pourquoi une ruelle porterait mon nom ...? Je vous rassure il n'en est rien, je ne connais d'ailleurs pas l'origine de ce nom ! Cette ruelle existe bel et bien, et elle se trouve dans la petite ville de Saint-Savinien, en Charente-Maritime. Tiens d'ailleurs il faudra que je vous y emmène un de ces jours, la semaine prochaine si vous êtes bien sages ...?!!! 😁 Mais qu'est-ce qu'elle a de spécial cette ruelle ...? A part être l'une des plus anciennes et des plus pittoresques de cette ville, et être calme et à l'abri du vent ...? Et bien tout simplement sur chaque porte, chaque volet, ont été peints des animaux ou des décors floraux ! Allez, mes photos sans aucun blabla, ça va vous changer d'hier ! 😉
Je vous convie aujourd'hui à me suivre dans un petit village de la Manche tout près de Coutances, Gratot. Ça n'est pas le village que nous allons découvrir, mais son château. Notre visite date du printemps dernier, il faisait beau, et nous avons pris beaucoup de plaisir à déambuler dans et autour de ses murs plusieurs fois centenaires.
Le château de Gratot est une ancienne maison forte des XIIIème, XVème et XVIème siècles, maintes fois remanié. Une construction en bois existait probablement à cet endroit au Xème siècle. Il connut son apogée au XVIIIème siècle, mais fut abandonné au XIXème siècle par ses propriétaires successifs.
Façade et douves
Les douves, alimentées par des sources, datent du XVIème siècle, elles étaient alors étroites et profondes pour une fonction défensive. Elles furent élargies à l'époque
moderne pour permettre des promenades en barque, aujourd'hui elles accueillent de
nombreux oiseaux et poissons.
La poterne
Elle fut également construite au XVIème siècle, et succédait à une entrée du XIVème siècle située dans l'angle ouest de la cour. Elle comprend une double entrée, charretière et piétonne. Il existait autrefois un pont levis, remplacé au début du XIXème siècle par un pont fixe en bois.
Recto et verso.
Les communs
Ils sont composés de deux bâtiments rectangulaires datant également du XVIème siècle. Dans une salle l'exposition " Huit siècles de vie " explique l'histoire du château
et les étapes de sa restauration.
Le logis et les tours
De gauche à droite : le pavillon du XVIIIème, la tour ronde du XVème, le logis seigneurial du XVIIème, et la tour à la Fée du XVème, nous reviendrons sur chacun dans les prochains articles, en attendant passons derrière, à droite de la tour à la Fée.
Jardin à la française
Pour arriver jusqu'à lui on emprunte un adorable petit pont de pierre à quatre arches du XVIIème siècle, bordé de rhododendrons ...
Un regard à l'arrière du château ...
Et enfin ... le jardin ! Bon je vous préviens vous allez être déçus, du jardin il ne reste aujourd'hui ... que de l'herbe ! D'une superficie de 13 000 m² il était ceinturé d'un mur de 350 m de longueur. Il était composé de 4 grands massifs rectangulaires plantés, et de 2 en quart de cercle, séparés par une allée de gravier en forme de croix. Au fond un grand portail s'ouvrait sur un bois. Sans atteindre bien sûr la complexité des jardins royaux, la structure encore visible laisse cependant supposer un jardin élaboré.
Dessins reconstituant le jardin à la française.
J'ai été je sais encore bien longue, mais j'ai fait en sorte de n'écrire que quelques lignes à chaque fois. Les renseignements ont été pris sur les panneaux sur place.
... notre visite du château de Gratot. Et je ne dis pas "terminons" car au moment où je commence cet article je ne sais toujours pas si je vous montre le reste en une seule fois. Je vais donc commencer par le lieu le plus ancien que vous avez aperçu hier à droite des communs, mais avant pour vous repérer ...
Photographié sur place, pas évident de faire la photo d'une photo !
La tour ouest
Elle était, comme je vous l'ai dit hier, l'entrée du château à la fin du XIIIème, début du XIVème siècle. Elle possédait une large porte et un pont levis, porte qui a été murée
lors de la construction de la poterne et des communs au XVIème siècle.
La tour est équipée de latrines en encorbellement ( toilettes en surplomb ), pour une évacuation directe dans la douve. Elle possède un décor quadrilobé ( photo floue car beaucoup zoomé ) et bien sûr des meurtrières.
Dessin de la tour avec sa porte et le pont levis, et ses latrines.
On se place maintenant face au château, et on découvre les bâtiments de gauche à droite. Tout d'abord le plus récent ...
Le pavillon XVIIIème
Qui serait d'ailleurs plutôt de la fin du XVIIème ! Il reprend les styles architecturaux
à la mode, toit à la Mansart et sur les façades nord et ouest des frontons triangulaires percés d'un œil de bœuf ( pas sur ma photo, mais sur une de celles montrée hier ).
Il existait une aile perpendiculaire à ce pavillon détruite au XXème siècle, il n'en reste qu'un bout de mur mais on la voit sur la carte ancienne.
Les caves
Socle de toutes les constructions qui se sont succédées elles ont été maintes fois modifiées comme en témoignent les traces de départ de voûtes et les nombreuses portes et fenêtres rebouchées. Salles basses de plain pied au XVème siècle par lesquelles on pénétrait dans le logis, elles devinrent véritablement le niveau des services au XVIIème siècle avec un accès direct aux pièces du château par les tours.
La tour ronde
Elle date du début du XVème siècle, c'est une tour d'escalier qui dessert tous les étages du château. Elle présente encore une forte allure défensive en cette période de guerre de Cent Ans. Elle est coiffée en poivrière et surmontée d'un petit tourillon à usage de tour de guet. Au XVIIIème elle était appelée tour de l'Horloge car elle renferme une grande horloge, garnie de ses cordes, poids et autres ustensiles.
Bon maintenant je sais ... il y aura un troisième billet lundi !!!
Après la tour et le château, avançons un peu pour nous retrouver devant ...
Les carrières
Ce lieu est chargé d'histoire, il est le témoin d'un passé où la pierre faisait vivre les Tailladais, du Moyen Âge jusqu'à la fin du XIXème siècle. Cette carrière faisait probablement partie des 12 recensées en 1873 lors de la demande de construction d'une gare.
On y accède en passant sous un pont en pierre de taille. Son exploitation fut menée de telle sorte qu'elle préservait le chemin d'accès au village, tout en renforçant son système défensif. Il ne reste aujourd'hui que les parois verticales de ses fronts de taille ...
Cette carrière est devenue le Théâtres des Carrières. Chaque été de nombreux spectacles, concerts de jazz, de musique classique, théâtre, danse ... donnent ainsi une
nouvelle âme au vieux village. ( source texte Les Taillades )
L'église Saint Trophime
Cette église fut construite entre 1742 et 1760. L'église précédente, devenue trop petite avec l'accroissement de la population, fut intégrée au presbytère, devenu propriété privée. Ayant subi les épreuves du temps elle fut laissée à l'abandon durant de longues années. En 1940 elle fut rénovée en partie par un groupe de lorrains rapatriés dans le village. Puis en 1982 la commune entreprit des travaux importants de remise en état pour lui donner son aspect actuel. ( source texte Les Taillades )
La chapelle Saint Gens
A environ 500m et en contrebas du village cette petite chapelle s'élève au milieu d'un écrin de verdure. Construite en 1879 elle n'a à priori jamais été consacrée. Désaffectée au milieu du XXème siècle elle est aujourd'hui un lieu d'exposition dédié à l'histoire de la pierre, et aux outils des carriers. Saint Gens était un fils de paysans né en 1105, qui vécu partagé entre ses devoirs, sa famille et la religion. Il se retira dès l'âge de 15 ans dans la Vallée Sauvage et mourut à 23 ans. On lui devrait de nombreux miracles, il est encore invoqué en période de sécheresse pour faire tomber la pluie.
( source texte Les Taillades )
On retournera une dernière fois aux Taillades mercredi pour un petit "vrac".
Je vous emmène aujourd'hui, demain, et peut-être même vendredi, à la découverte de ce joli village du Vaucluse, bâti au pied de l'extrémité occidentale du Luberon près de Cavaillon. Son nom a deux origines possibles, soit il provient de l'activité de taille de pierres ( on y trouve en effet des carrières ), soit du latin Tailladae signifiant " village sur un rocher ", ce qui est le cas. Quand on emprunte la route Cavaillon - Apt ce qu'on aperçoit tout d'abord, c'est le magnifique moulin, et c'est par lui qu'on va commencer.
Le moulin Saint-Pierre
Son activité débuta en novembre 1859 lorsque s'ouvrit le canal de l'Isle. Tout d'abord moulin à garance*, mais dont la production fut de courte durée car concurrencée par des produits de synthèse, il fut vendu aux enchères en 1867. Il passa entre plusieurs mains mais resta inactif quelques années. Il fallut attendre l'année 1874 pour que deux minotiers des Taillades le rachètent. Il devint alors moulin à farine jusqu'en 1881. Il passa à nouveau entre plusieurs mains et cessa son activité de moulin à farine en 1970.
*garance : plante tinctoriale dont on extrayait, à partir de sa racine, une poudre rouge, l'alizarine. Couleur des premiers pantalons des poilus, avec le résultat qu'on connaît ...
La roue
C'est la plus grande du département avec un diamètre de 8m, une largeur de 6m, et 24 aubes. Elle tourne toujours sous l'action des eaux du canal mais sa fonction se résume à moudre le temps qui passe ... Elle reste le symbole du passé industriel du village.
Après 1970 les locaux furent louées durant quelques années pour des usages divers. En 1981 la municipalité des Taillades acheta le moulin au syndicat du canal. Elle transforma une partie des bâtiments en salle des fêtes, salles de réunion, de sport, ateliers pour le personnel technique, et une aile est louée à une société. Depuis quelques années, durant l'été, ont lieu dans la cour des manifestations culturelles ( théâtre, musique ... ).
( source textes Les Taillades )
L'allée des Platanes
Vous l'avez vue sur ma photo précédente, cette majestueuse allée des Platanes longe le canal et participe à l'ensemble du bâti non pas seulement comme élément de décor, mais en tant qu'élément architectural en lui donnant la perspective recherchée.
( source texte panneau sur place )
Je n'ai pas été capable de choisir entre les deux donc ... vous avez les deux !!!
Et sans oublier bien sûr celles qui nous ont quittés, celles qui ont un ange au ciel, et j'ai une pensée pour toutes les femmes qui n'ont pas pu être maman.
Et je reviens sur deux des photos que j'ai montrées dernièrement.
Tout d'abord cet art de rue trouvé sur une boite aux lettres de Castellammare di Stabia en Italie. C est une œuvre de Christian Guémy alias C215, artiste urbain pochoiriste français qui intervient dans les rues du monde entier depuis le début des années 2000. Son site C215
Et puis mes canards pour Ma' de la semaine dernières sont en fait ... des oies !!! Merci à Érika, je n'ai pas rectifié car mon jeu de mots avec le Festival de Cannes serait tombé à l'eau ... c'est le cas de le dire ! 😂
... un peu plus au nord, dans les Côtes d'Armor cette fois, et arrêtons-nous à Pontrieux, joli village au fond de l'estuaire du Trieux. Ce qui fait la renommée de Pontrieux ce sont ses lavoirs, ils sont au nombre de 50, décorés, fleuris, et mis en scène. On les voit très peu de la rue, le seul moyen de bien les découvrir est la barque électrique, de jour ou en nocturne.
Pontrieux était autrefois le deuxième port des " Côtes du Nord ", le commerce y était florissant, et la population aisée. Comme tout le monde les notables, souvent porteurs de beaux linges et de belles dentelles, devaient faire laver leurs effets.
La bourgeoisie locale habitait des maisons avec façade en granit bordant la rue principale, et entretenait un personnel de maison important : cochers, cuisinières, lingères, femmes de ménage… et pouvait avoir une laveuse à demeure ou en faire venir une à la journée pour l’entretien du linge.
Pontrieux possédait 5 lavoirs publics mais ces familles, qui disposaient d'un accès au Trieux, ont préféré faire construire leurs propres lavoirs. Comme cela leur linge ne pouvait pas être vu ou mélangé avec celui de n'importe qui. En outre, elles ne souhaitaient pas que leurs lavandières réunies dans un lavoir public racontent les anecdotes de la famille.
Pour certains leur architecture se démarque avec la volée de marches qui permettait de se positionner en fonction de la montée du Trieux. Ils étaient protégés par des murs de pierre et une toiture en ardoise, à l’extrémité des propriétés, au fond du jardin.
Les plus riches demeures possédaient un étage à leur lavoir, ce qui donnait l'occasion au propriétaire de profiter du calme et de la quiétude des berges du fleuve. Pour d'autres cette pièce supplémentaire était destinée au logement de la lavandière lors des grandes lessives.
Les promenades en barque se font de fin mai à septembre. Les barques, propulsées par un moteur électrique très silencieux, sont menées par des "pilotes-guides" dont les explications permettent de découvrir l’historique des lavoirs, la société pontrivienne de l’époque, et la vie des lavandières ou laveuses.
Il y a une vintaine d’années ces lavoirs étaient presque tous en ruine. C’est une association de riverains qui s’est constituée en 1991 pour la sauvegarde de ce patrimoine qui les a restaurés progressivement. Ces restaurations ont été possibles grâce à des subventions mais aussi avec la participation financière des propriétaires de l’association, ainsi qu’aux promenades en barque ou à la fête des lavoirs du 15 août.
Eh oui ... quand y'en a plus y'en a encore comme le disait une célèbre pub de 1988 ! Durant 7 billets nous nous sommes baladés dans la vieille cité d'Angers, aujourd'hui nous allons traverser la Maine pour découvrir le quartier de la Doutre. Ce nom renvoie à la position géographique du quartier qui se situe sur la rive droite de la Maine, il était donc " d’outre la Maine ". C'est un quartier pittoresque qu'on pourrait qualifier de " village dans la ville ", pendant longtemps il fut celui des couvents et des artisans, comme les tanneurs. Il existe une partie plus récente au sud, et une plus ancienne au nord, c'est celle-ci que nous allons découvrir. Je précise qu'il pleuvait toujours, mes photos étaient très sombres, j'ai essayé de les éclaircir un peu.
Hôtel des Pénitentes
Au XVème siècle l'édifice servait de refuge aux moines de l'abbaye Saint-Nicolas en cas de troubles, et était désigné sous le nom de maison de la Voûte. Ensuite plusieurs propriétaires s'y succèdèrent, et en 1640 il fut repris par la communauté des Pénitentes d'où il tient son nom. On y recevait des femmes internées par décision de justice ou par lettre cachet. Au début du XIXème siècle le site fut transformé en hospice et prison. La ville d'Angers devint propriétaire de l'ensemble des bâtiments au milieu du XIXème siècle et leur donna successivement plusieurs destinations : justice de paix de la Doutre, musée d'architecture, annexe de l'école des beaux-arts ... Il se compose de trois corps de logis datant des XVème, XVIème, XVIIème et XIXème siècles. ( source texte Wiki Anjou )
( photo prise à travers la grille )
Hôtel Sabart
Cet hôtel particulier des XIIème et XVème siècles est situé place de la Laiterie. Du XIIème siècle il reste peu de choses, le bâtiment a été fortement remanié et agrandi dans la seconde moitié du XVème siècle. Un grand portail à arc brisé permettait depuis la place de gagner la cour intérieure. Ces travaux sont peut-être dus à Jehan Sabart, officier de la monnaie d'Angers en 1482, contrôleur au grenier à sel, et maire en 1499, dont la veuve vendit la demeure en 1526. A l'occasion de cette transaction l'hôtel est décrit comme une maison avec cours, étables, jardins, galeries et appentis. Une restauration générale a été effectuée vers 1966. ( source texte POP )
( photo ancienne trouvée sur le net )
Maison Simon Poisson
Cette maison de la rue Beaurepaire a été reconstruite en 1582 pour l'Apothicaire Simon Poisson, fournisseur de médicaments à l'hôpital Saint Jean, qui avait acquis le logis précédent en 1575. L'édifice resta dans les mains de la même famille jusqu'en 1641. Des réaménagements furent effectués dans la première moitié du XIXème siècle. Une première rénovation intérieure eut lieu en 1980, la dernière eut lieu en 2001. ( source texte POP )
Étudions maintenant les sculptures de la façade. Au premier étage la statue de femme à gauche symbolise la science, avec le compas et la flèche entourée d'un serpent, probable caducée des apothicaires. Celle de droite représente la magnificence, avec la couronne et les bracelets. Au second étage l'amitié est représentée avec la femme tenant un cœur sur sa poitrine et un crâne dans sa main gauche pour signifier jusqu'à la mort. La femme de droite avec son gros sac figure la libéralité, la disponibilité à donner largement. ( source texte LOCATIPIC )
Mais avant toute chose une petite info : je repousse les Collections de ... au lundi 3 avril, vous avez donc jusqu'au jeudi 30 mars pour m'envoyer vos photos de jardins, parc et autres. D'une avec les problèmes de canalblog j'ai reçu peu de photos, et de deux je dois installer ce week-end mon nouvel ordinateur et j'ai peur de ne pas être opérationnelle.
Poursuivons notre balade dans la ville à la découvertes d'autres maisons.
Maison Desprez
Ou maison d'Adam et Ève, qui serait une appellation récente, située au 21 rue Saint-Laud. Cette maison a été construite entre 1510 et 1520 et a appartenu à la famille Desprez jusqu'au milieu du XVIème siècle. Elle a ensuite connu plusieurs propriétaires, un marchand drapier, un chanoine de la cathédrale, un maître chirurgien, un tailleur ... Plusieurs remaniements ont été effectués à la fin du XVIIIème siècle, et la façade fut restaurée en 1995. Elle possède également des personnages sculptés dont les traces de polychromie ont été remises en valeur, même si ça ne se voit pas sur mes photos.
Maison Mequin
Elle est située tout près de la Maison Desprez, rue Saint-Laud. Peu de renseignement sur celle-ci, elle a été construite au XVIème siècle et a été remaniée au XVIIIème.
Maison Gaillard
Située rue Saint-Laud près des deux précédentes elle date aussi du XVIème siècle et a également été remaniée au XVIIIème.
Maison de la Cloche
Cette maison à deux unités d'habitation a été construite dans le 3ème quart du XVIème siècle, unifiée sur rue par une façade à mur-pignon. Elle est dénommée la Cloche dans un acte de vente de 1789. Le décor sculpté des potelets a été en partie bûché soit pour la pose de balcons, soit pour une devanture de boutique, à une époque indéterminée. Une restauration s'est opèrée dans les années 1970, puis dans les années 1990 suite à un incendie.
Maison du chapelain de Landemore
Nous sommes devant la plus ancienne maison d'Angers puisque construite au cours de l’automne/hiver 1399-1400. Elle se situe rue Saint-Aignan derrière le château, et son appellation est attestée au XVIIIème siècle. Très peu de fioritures sur cette maison, le gros-œuvre est entièrement en pan-de-bois sur un rez-de-chaussée en moellon de schiste. Un réaménagement des combles a été effectué au XVIIIème siècle, avec le réemploi de bois de "déchires" de bateaux qui descendaient la Loire, chargés de marchandises et vendus à leur arrivée à destination comme bois de charpente. Une restauration générale de la maison a été effectuée dans les années 1975-1980, des vestiges d’une habitation romaine ont été découverts à cette période dans les caves. Elle est actuellement habitée par un collectionneur passionné par le Moyen-Âge.
... le temple de Lanleff nous étions en bord de mer à la Pointe de Minard, sur la commune de Plouézec au sud de Paimpol. Elle culmine à 70 mètres au dessus de la mer et dévoile un magnifique panorama sur la baie de Saint-Brieuc, le cap d'Erquy, l'anse de Paimpol et l'île de Bréhat. Les paysages y sont magnifiques : ciel bleu, mer turquoise, ajoncs, bruyères ... la balade y fut agréable, juste un tantinet venteuse !
Voilà, j'ai fait fort cette fois ... peu de choses à lire ! 😉 Et encore un clin d'œil à mon amie Lylou et à son mari !
Le jeudi c'est également notre Photo Préférée pour Anika, et on retourne à Lanleff avec la jolie mairie du village, et le temple derrière ...
... de notre visite des Tours de Merle. Il y aura pas mal de photos cette fois-ci, mais moins de texte, je n'ai pas jugé utile de faire encore 2 billets. Avant les photos deux petits conseils si vos pas vous mènent un jour à cet endroit, et que vous désirez visiter les lieux. On a le choix de visiter seuls, ou avec un guide pour 1€ de plus, je trouve que ça en vaut vraiment la peine car on a beaucoup plus d'explications qu'avec le seul livret, et on peut très bien refaire le tour seuls ensuite. D'autre-part la visite est à éviter pour les personnes qui ont du mal à se déplacer, ma maman avait dû rester dans la voiture ce jour-là.
Il est possible de pénétrer dans certaines tours et dans la chapelle, voici quelques photos sans explications, elles se suffisent à elles-mêmes : fenêtre à meneaux, cheminée, clé de voûte, scène reconstituée ...
A l'extérieur un four à pain du XVIIIème siècle, une petite dépendance en pierres, et la ferme reconstituée ...
Essai de reconstitution d'une exploitation agricole du XIVème siècle d'après les études archéologiques régionales et consultation d'archives locales. La ferme se présentait sous deux niveaux réservés à l'homme et à l'animal : "le haut-bout" servait d'habitat et de grenier à céréales, "le bas-bout" était réservé à l'animal et à l'outillage. La couverture de la ferme était en chaume.
Et puis tout au long de notre parcours d'étrange personnages, et une jeune femme en costume ...
Maquette dans le bâtiment d'accueil qui vous donne une idée des lieux autrefois ...
Le blason du village de Saint-Geniez ô Merle ...
J'espère que vous avez apprécié cette visite autant que moi ! Si vous voulez voir les lieux avec des photos plus récentes ( les miennes ont 6 ans ) je vous invite à aller voir l'article qu'avait fait Huguette l'année dernière, vous y verrez par exemple le four à pain restauré. Comme vous avez pu le voir sur le plan lundi il y avait une grande balade à faire autour du site mais ma maman attendait dans la voiture, nous ne l'avons pas faite.
A demain pour une autre découverte. Et j'attends encore des photos pour nos Collections de ...
... notre balade à Plougrescant par la visite de la chapelle Saint-Gonery. Chapelle remarquable à l'extérieur pour son clocher, et à l'intérieur pour sa voûte peinte. Il est hélas très difficile de la photographier en entier car il y a des arbres devant ... et derrière !
Cette chapelle, construite à l’emplacement d’un ancien oratoire, présente un étonnant contraste entre sa partie du XIIème porteuse de la flèche et d’aspect massif, et sa nef du XVème qui appartient au gothique flamboyant.
Flèche
Elle se singularise donc par sa flèche inclinée édifiée en 1612 qui vient s’implanter sur le clocher datant lui de la fin du XIIème siècle. Le socle qui n’était pas assez solide s’inclina d’un côté, la flèche, à couverture de plomb, s’inclina de l’autre côté. Des travaux furent effectués pour consolider l’architecture du clocher mais la flèche resta en l’état. ( à ne pas confondre avec un clocher tors dont la flèche est spiralée )
Voûte
La voute de la chapelle présente des peintures de style roman datant des XVème et XVIème siècles, l’ancien et le nouveau testament y sont représentés et notamment les épisodes de la vie de la Genèse, du Paradis perdu, du Christ et de la Passion.
Chœur
Saint-Gonery
Originaire de Grande-Bretagne il vécut au VIème siècle, il est le fils de Sainte Eliboubane. Il fut de ceux qui quittèrent leur pays devant les invasions anglo-saxonnes, se réfugiant en Bretagne armoricaine. Après avoir longtemps vécu à Branguily près de Rohan il se retira à Plougrescant pour retrouver sa mère qui, éprise de solitude, s’était retirée tout près. Saint Gonéry est réputé soulager des fièvres et des angoisses, il était invoqué par les fiévreux qui venaient prélever autour du tombeau un peu de terre qu’ils enfermaient dans un sachet. Ils le suspendaient à leur cou jusqu’à guérison et le rapportaient à la chapelle en manière d’ex-voto.
Meuble reliquaire
Au XVIème siècle il contenait les reliques de Saint Gonery, notamment un morceau de crâne.
Tombeau
En 1614 on élève un tombeau à Saint Gonery dans la tour-porche.
Chaire à prêcher
Saint-Gonery était si vénéré que bien des fidèles ne pouvaient assister à l’office. Au XVème siècle il fallut alors édifier une chaire à prêcher extérieure dans l’enclos paroissial, autrefois un cimetière.
Croix
L’entrée sud de l’enclos comporte trois croix datées de 1595 représentant le Christ entouré du bon et du mauvais larron, avec toujours les fameux échaliers.
Deux pardons y ont lieu chaque année, le lundi de Pâques et le quatrième dimanche de juillet, ce dernier étant le plus renommé. Autrefois, ce jour-là, il y avait toujours un audacieux pour escalader le clocher, à l’aide des crampons de fer qui garnissent sa face extérieure. Il montait pour attacher des rubans multicolores à la queue du coq de la flèche, sous les applaudissements de la foule admirative. A son retour au sol, le sportif recevait « pompeusement une tasse pleine de vin ».
Une carte ancienne montrant la chapelle autrefois ...
Une autre montrant une fontaine que nous avons cherchée sur les conseils d'une charmante dame anglaise mais en vain et pour cause ... elle est sur une propriété privée !
Ainsi se termine la visite de cette côte allant de Trébeurden à Plougrescant, sachant que la côte de Granit Rose proprement dite s'arrête à l'ouest de Perros-Guirec. J'espère vous avoir donné envie de la découvrir à votre tour, ou de la redécouvrir. Nous n'en avons bien sûr pas terminé avec la Bretagne mais je vais faire une petite pause et vous emmener dans d'autres endroits de notre jolie France.
Les héritiers de celui qui l'a construite ne l'ont occupée qu'épisodiquement, les jours de beau temps. Elle a été une résidence secondaire pendant plusieurs décennies, ouverte parfois seulement une fois tous les deux ou trois ans depuis la fin du XXème siècle. L'occupante actuelle, petite-fille du premier maître des lieux, est revenue s'installer ici en 2004. Entretemps les édiles locaux, soucieux de développer la vague déferlante du tourisme côtier, se sont emparés de l'image de Castel Meur pour en faire l'emblème de la Pointe de Plougrescant. La désinvolture ira à son comble un beau jour d'été où un autocar de touristes japonais aura la mauvaise idée de s'arrêter là : ses passagers voulant à tout prix un souvenir original iront jusqu'à grimper sur le toit de la maisonnette afin de s'y faire photographier ! Les dégâts qu'ils auront occasionné pousseront la propriétaire à protéger son bien, elle intentera une action en justice afin de faire valoir sa "propriété à l'image" et, depuis lors, toute représentation commerciale de Castel Meur est désormais interdite. Une barrière interdit l'accès au site bien au delà des limites de la propriété mais elle a une autre raison d'être. Construite à l'instigation de la LPO, elle est destinée à éviter le passage des hordes de touristes peu soucieux de l'intégrité des espaces naturels. Un oiseau se faisant rare sur ces côtes y niche à la belle saison, déposant un ou deux oeufs entre les galets, le gravelot. Cette petite maison est, paraît-il, l'une des plus photographiées en France. ( source ici )
Défis du samedi
Merci à Agathe qui a rectifié mon erreur, la feuille montrée hier n'est pas une feuille de lunaire mais une feuille de bardane, c'est ça de se fier au premier site internet trouvé ! 😉
Et je termine par une jolie photo envoyée par Monique R. une de mes fidèles sans blog.
Après la découverte des vestiges du château nous redescendons par le même chemin, nous en avions vu un autre en haut mais ne sachant pas où il menait nous avons préféré ne pas le prendre ... nous aurions pourtant pu ! Nous le quittons quelques instants pour découvrir ...
La grotte du sabotier
Elle se situe dans la garenne entourant le château médiéval et sa bassecour, à mi pente du côteau surplombant la ville. Creusée dans un massif de calcaire à silex on y accède par une large ouverture pratiquée dans la façade rocheuse du côteau. Toujours mentionnée sous cette appellation par les ivryens, ses origines remontent à plusieurs siècles. On y trouve une zone d’habitat troglodytique contigüe à un espace présentant des traces de structures destinées à l’hébergement d’animaux. Sur ses parois de nombreux graffitis ( croix et dates gravées ) sont révélateurs de coutumes et de rites aux diverses périodes traversées, le site a vraisemblablement été utilisé pour l’exercice d’un culte votif. ( source Les Vieilles Pierres )
Avant de redescendre on admire la vue sur la ville.
Une fois on bas on s'arrête devant ...
Le vieil arsenal
Il reste un élément important du patrimoine ivryen et un témoin de l'architecture du XIXème siècle. Il fut construit en 1889 près de l'église Saint-Martin, et terminé 10 ans plus tard à cause d'une transformation demandée par les sapeurs-pompiers. Il servit de stationnement au corbillard attelé à un cheval jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale où ce dernier disparut pour être remplacé par un véhicule à moteur, ce qui entraîna quelques modifications. Il perdit sa fonctionnalité en 1973 et jusqu'en 2008 il servira de garage aux véhicules municipaux, et au stockage du matériel de la commune. Depuis, ayant fait l'objet de travaux de restauration, il a retrouvé son allure originale avec son fronton. ( source Les Vieilles Pierres )
Cointinuons notre balade au hasard des rues ...
La Maison du Bailli
Le Bailli était, sous la monarchie, le représentant de l’autorité du roi ou du prince dans le baillage, chargé de faire appliquer la justice et de contrôler l’administration en son nom. La construction actuelle de la Maison du Bailli remonte au XVèmesiècle. Lors de la bataille d'Ivry remportée par Henri IV le 15 mars 1590 la maison fut dévastée, les meubles et les papiers furent livrés aux flammes. ( sources Les Vieilles Pierres et Ivry la Bataille )
( vous ne voyez que la façade car la propriété est privée, et nous n'avons pas eu la chance que le portail soit ouvert. Si vous voulez en voir un peu plus je vous invite à cliquer sur " Les Vieilles Pierres " au-dessus. )
La porte à bateaux
A cet endroit un moulin à tan et sa pêcherie étaient alimentés en eau dès les années 1300 par un barrage dit estanche *. Lorsque la rivière d'Eure fut déclarée navigable par Charles VII en 1442 le barrage fut remplacé par une porte à eau destinée à laisser passer les trains de bois flottant vers Rouen. Avec le développement du commerce la navigation fluviale nécessita dès 1578 la transformation de cette passe en un pertuis ou porte marinière. Après le déclassement définitif de la rivière la porte fut remplacée en 1880 par un système de vannages toujours visibles.
* Le mot estanche vient du bas latin stanchia, estanchia. Il désigne ce qui s’oppose au passage de l’eau : digue, écluse et par la suite moulin.
( carte ancienne trouvée sur le net )
A demain pour les défis du jeudi, la suite vendredi.
Juste 2 ou 3 petites choses à vous dire concernant cet endroit que je vous fais découvrir, ou redécouvrir, depuis mercredi. Vernon n'est pas un village mais une ville de plus de 23 000 habitants. Elle est même plus grande que la mienne qui en compte 21 000, et là j'avoue que ça m'a surprise car le centre en particulier m'a paru plutôt petit, et sans beaucoup de commerces.
Pour ce qui est des travaux certaines d'entre-vous m'ont dit " qu'il fallait bien restaurer le patrimoine " mais non, ils sont juste en train de refaire la place devant la mairie ! Depuis 3 ans et aux dires des commerçants ... ça commence à faire long ! Et le covid a bon dos ...
Et enfin 2 ou 3 d'entre-vous m'ont dit avoir vu un reportage où on parlait du Vieux Moulin ... et des maillots de l'équipe de France de foot ! Et bien en effet les bleus, lors de certains matchs, portent un maillot qui fait la part belle aux symboles, aux paysages et au patrimoine français, avec des motifs évoquant le Coq, l'Arc de Triomphe, le château de Clairefontaine ... et le Vieux Moulin, à la manière d'une toile de Jouy. De loin on pourrait croire qu'il s'agit d'un maillot blanc somme toute classique ... mais non !
Nous voici maintenant sur la commune de Plougrescant. Nous nous arrêtons tout d'abord à l'anse de Pors Scaff, les grands blocs de granit qui l'entourent donnent un aspect sauvage, voire mystérieux, à l’endroit. Au large, on aperçoit l’Ile Tomé ( dont je vous ai parlé jeudi ) et l’archipel des Sept-Iles. Pors Scaff était autrefois appelé Pors Lescaff dans les documents nautiques, Pors Skav signifie en breton port de la barque. Le cordon de galets était utilisé pour le séchage du goémon. Le port naturel a été aménagé au cours du XIXème siècle. ( sources Patrimoine Bzh et Patrimoine du Trégor et du Goëlo )
En arrière-plan le rocher de Napoléon, ainsi nommé car son sommet a l'aspect du bicorne du "petit caporal".
Nous sommes jeudi et chez Anika c'est notre Photo Préférée. J'en ai choisi une prise au cours de cette balade à Pors Scaff, un petit cairn avec la mer en arrière-plan ...
... avoir beaucoup hésité à publier ce matin. Mine de rien faire un billet, c'est à dire choisir les photos, parfois les retoucher, les charger, faire des recherches, écrire en essayant de ne garder que l'essentiel, vérifier 2 ou 3 fois s'il n'y a pas de fautes ... et bien ça prend du temps ! Et tout ça pour qu'à peine la moitié d'entre-vous puisse y avoir accès faute de notifications ! Sans compter que comme moi non plus je ne reçois pas de notifications ... et bien je loupe forcément certains de vos billets ! Je pense à aller chez celles qui publient tous les jours, mais avec la meilleure volonté je ne peux pas aller chez celles pour qui ce n'est à pas à jours fixes. J'ai donc pris la décision de publier jusqu'à lundi, et si ça n'est pas revenu à la normale je me mets en pause plus tôt que prévu, je suis déjà lasse à cause de tout un tas de soucis personnels ( pas graves rassurez-vous ) mais là c'est la cerise sur le gâteau !
Donc retournons en Charente-Maritime, cette fois-ci ce sera à l'est de Rochefort dans un village qui se nomme Tonnay-Boutonne. Comme pour les autres lieux que je vous ai montrés peu de bâtiments remarquables ...
Porte Saint-Pierre
C'est un vestige de l'ancienne enceinte fortifiée qui, par sa hauteur, marque le respect et la puissance de l'ancienne cité. Vestige d'un châtelet d'entrée elle a été construite sous influence anglaise au XIIème siècle et modifiée au XVème. Elle est composée de deux tours reliées par une voûte gothique avec arc en ogive. Elle mesure 10 m de large, 4,50 m de profondeur et 12 m de haut, les deux tours ont un diamètre de 3,30 m. Elles sont surmontées de mâchicoulis et côté extérieur elles sont ornées de cordons à damiers.
Mairie
En 1789, la Maison commune ( Mairie et Justice de Paix ) fut installée dans la maison que Pandin, le dernier baron de la commune, possédait en ville ( à l’emplacement du fond de l’actuelle mairie ). Déplacée au presbytère de 1794 à 1795, elle revint à la maison Pandin jusqu’à la construction de l’actuelle mairie en 1865. Située au cœur du bourg, elle est construite sur les bases d’anciennes halles de marché, le pourquoi des grandes arcades au rez-de-chaussée.
Une ruelle avec la mairie au fond ...
Château de Bois-Charmant
Il est situé aux Nouillers, au sud-est de Tonnay Boutonne. Le premier seigneur de Bois-Charmant connu est Colin Mauny en 1408, les parties les plus anciennes du bâtiment remontent donc vraisemblablement au moins au XVème siècle. Un timbre (ornement extérieur servant à désigner la qualité ou la fonction d'une personne) situé dans la basse-cour porte le souvenir du passage du roi Henri IV. Le domaine à changé de nombreuses fois de propriétaires. Le château a semble-t-il été peu touché par la Révolution de 1789, mais il a vu à la fin du XIXème siècle ses terres morcelées suite à plusieurs ventes et héritages. Une partie des logis sont transformés au XIXème pour abriter des animaux, occasionnant une mutilation des façades et des éléments architecturaux extérieurs. En 1971 un couple franco-belge ayant déjà acquis une première moitié de Bois-Charmant en 1968 réunit enfin l'ensemble des bâtiments du domaine et entreprend d'importants travaux. Il abrite aujourd'hui des chambres d'hôtes et des cabanes dans les arbres.
Avant de rentrer dans le vif du sujet ... je ne serai en pause que samedi soir ! Certain(e)s ont mal lu, ou ont lu en diagonale ! 😄
Nous sommes en été, il y a du soleil, et l'une des fleurs emblématiques de cette saison c'est ... le tournesol ! Pas tellement dans nos jardins, mais surtout dans les champs. Découvrons aujourd'hui cette fleur !
Le nom tournesol provient de l'italien girasole qui signifie qui tourne avec le soleil. Également connu sous les noms d'hélianthe et de soleil il appartient à la famille des Astéracées. Il est parfois également appelé grand-soleil, soleil des jardins, soleil commun, graine à perroquet ...Le genre Helianthus comprend une cinquantaine d'espèces dont le topinambour. Certaines variétés ne sont qu'ornementales.
Origine
On a longtemps cru que le tournesol était originaire d'Amérique du nord mais la découverte d’empreintes fossilisées d’environ 50 millions d’années au nord-ouest de la Patagonie tend à faire croire que la plante est née sur le continent sud. L’archéologie suggère que mexicains et amérindiens ont commencé à cultiver et améliorer le tournesoldès 2300 av. J.-C. Leur culture a donc débuté avant celle du maïs, des haricots et des courges.
Arrivée en Europe
Ce sont les grands navigateurs qui, au XVIème siècle, introduisent le tournesol en Europe, mais davantage comme plante ornementale. Au XVIIIème siècle les Russes l'utilisent pour ses qualités oléagineuses … parce qu'il ne figure pas sur la liste des corps gras interdits par l'Église orthodoxe pour le carême. La teneur en huile des graines, de 20 % à l'origine, atteint 40 % à la fin du XIXème siècle grâce au travail de sélection réalisé dans ce pays. Dans les années 1960 sa culture se développe en Europe occidentale.
Phototropisme
Au risque d’en décevoir certains le tournesol, composé de milliers de fleurs tubulées disposées en une hélice parfaite, s’aligne mais ne tourne pas ! C’est en effet sa tige qui se courbe en fonction de la lumière, donnant ainsi l’impression que la fleur suit le soleil. Ce phénomène est appelé phototropisme. Mais seules les jeunes plantes et chacune de leurs feuilles suivent le mouvement du soleil, heure après heure, jour après jour. Une fois la fleur formée, elle se fige en direction du soleil levant.
Graines
Les graines de tournesol sont logées dans les capitules, pouvant atteindre 30 cm de largeur. Une fleur peut contenir plusieurs centaines de graines, disposées circulairement de manière parfaite. Ces akènes sont surmontés par deux écailles en arête gris foncé, ou striées de blanc. A l'intérieur se cachent les petites graines de forme allongée et de couleur beige.
Utilisation
Au tout départ le tournesol était cultivé pour ses propriétés alimentaires ( graines et huile ), médicinales, et tinctoriales. De nos jours une grande partie sert à fabriquer de l'huile ( variété à coque gris foncé contenant 40% d'huile ), on les consomme aussi torréfiées et salées pour l'apéritif ( variété à coque striée contenant 30% d'huile ), elles peuvent servir à épaissir sauces et soupes, s'intégrer aux gâteaux, être données aux oiseaux, et enfin les résidus sont au menu de nos bovins.
Huile
50% de la production mondiale de tournesol est assurée par la Russie et l'Ukraine, et 21% par l'Union Européenne, la France étant le premier producteur en Europe. Grâce à ses besoins limités en eau, en engrais et en traitement chimique, la plante se fait rapidement une place de choix dans nos champs français, notamment dans le Sud-Ouest, le Poitou-Charentes, le Centre et les Pays de la Loire.
Légende
La nymphe Clytie, amante d’Hélios, le dieu du Soleil personnifié, vit son cœur brisé lorsque son bien aimé s’éprit d’une mortelle, Leucothoé. Pour entraver leur union, Clytie dénonça la relation qu’entretenait Leucothoé avec Hélios au père de la jeune fille. Celui-ci, fou de rage, la fit enterrer vivante. Hélios, terrassé par le châtiment auquel fut condamnée sa belle, ne revint pas à Clytie. La nymphe, dans son désespoir, s’étendit nue sur les rochers pendant 9 jours, suivant du regard le Soleil qu’elle aimait tant. La peau tannée par son éclat, elle finit par se transformer en tournesol pour suivre éternellement Hélios du regard.
Peinture
Les Tournesols est le nom attribué à deux séries de peintures réalisées par Vincent Van Gogh ... eh oui, il n'a pas peint que des iris ! 😉 La première montre des tournesols posés sur une table, la seconde comprend six toiles représentant des bouquets de tournesols dans des vases.
La folie de Vincent a cru, dans tes pétales Entrevoir les grands feux d’un lointain paradis Tu as su fasciner le grand peintre maudit Qui, au milieu des champs recherchait les étoile Michel Corti
Ils sont dorés et gras, et ce sont les enfants de l’union du Soleil avec dame la Terre. Il leur a dispensé un peu de sa lumière en les créant ainsi il y a fort longtemps. Car l’astre trop distrait a un jour répandu quelques rayons ici. Mais au lieu de brûler la terre provençale, ils y ont fructifié en grosses fleurs dressées, costaudes et bien drues. Vette de Fonclare