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Au gré de mes balades ...

 

Au gré de mes balades ...
Au gré de mes balades ...
  • Les lieux que j'ai visités et aimés, des vieilles pierres, des fleurs, des lavoirs, mais aussi des portes, des enseignes, des chats, et des défis, pour s'amuser un peu ! Mes photos sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.
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Le lundi 6 avril le thème
sera jardins, parcs, squares.
 
Vous avez jusqu'au jeudi 2
avril 
pour m'envoyer 1 ou 2
photos,
 merci d'avance !

 

Archives
 
31 janvier 2026

Les défis du samedi

 

" Quoi tu veux ma photo ...? Ben fais vite alors, je n'ai pas l'intention de rester comme ça une heure, c'est que j'ai une sieste à faire moi ! D'autant plus qu'il y a du soleil, ça va réchauffer ma vieille carcasse ! Et puis quoi, c'est pas parce que tu m'as sauvé la vie il y a un mois que tu peux te croire tout permis ! " Bon je reprends la plume ... enfin la souris ! 😂 Quelle ingratitude ce chat ! Car oui, dixit la véto le lendemain de Noël, je lui ai probablement sauvé la vie en augmentant sa dose d'insuline, c'était le 24 décembre, je ne
la trouvais vraiment pas bien et je n'allais pas déranger la véto une veille de Noël ! 


Sauveurs de vies ou pas, les autres participants sont chez Patricia.
 


Ma' pour son Projet 52 nous demande aujourd'hui d'illustrer froid. Bon ça tombe mal ... il fait plutôt doux ( enfin il a gelé jeudi ... mais je suis toujours malade, sinusite à priori, et pas grippe ) ! Mais j'ai de la ressource, j'ai donc pioché dans d'anciennes photos et trouvé ces petites pâquerettes qui paraissaient frigorifiées, j'en avais mal pour elles !
 


Pour Jean-Pierre et ses fleurs du samedi elles seront de saison ... des jacinthes !
 


La jacinthe


Dans un antique vase en Grèce découvert
D'une tombe exhumé, fait d'une argile pure
Et dont le col est svelte, exquise la courbure,
Trempe cette jacinthe, emblème aux yeux offert.


Un essor y tressaille, et le bulbe entr'ouvert
Déchire le satin de sa fine pelure ;
La racine s'épand comme une chevelure,
Et la sève a déjà doré le bourgeon vert.


Sully Prudhomme ( suite ici )


Et puis nous sommes le dernier samedi de janvier c'est donc la fleur du mois pour
Bernie, groupe facebook ici. Bon en allant sur la page je m'aperçois que c'est désormais le vendredi ... tant pis ! Je l'ai également choisie de saison, une hellébore ...
 


Somme toute un billet très floral ... si on excepte la minette de la maison ! 😺


A demain pour une news du dimanche,
Et à lundi pour nos Collections de ...


Doux week-end à toutes et tous !

 

30 janvier 2026

Rouen 10


Avant de commencer quelques mots ! Je sais que certaines d'entre-vous ne reçoivent pas les notifications lors de la parution des nouveaux billets. Personnellement je n'ai pas ce problème, la seule chose que je constate c'est que à part Marydom vous êtes toutes chez Orange, et que ce problème était déjà arrivé avant les migrations. D'ailleurs l'une d'entre vous s'est réinscrite avec une adresse Gmail et elle reçoit à nouveau mes notifications. Après je sais que vous recevez bien celles d'Overblog et d'Eklablog mais ça n'a rien à voir, ça n'est pas un problème de serveurs. J'espère que ce sera rétabli très vite !


Continuons notre découverte de la cathédrale Notre-Dame !


Tour Saint-Romain

 

 

La tour Saint-Romain à gauche de la façade est la partie la plus ancienne, elle date du XIIème siècle. Elle était à l'origine couronnée d'une flèche en pierre, après la démolition de celle-ci un autre niveau fut ajouté doté d'un toit en charpente. A priori cette tour fut isolée de la cathédrale et servit de tour défensive avant d'être intégrée à la façade. La maison du carillonneur accolée à la tour fut détruite en avril 1944. La tour elle-même brûla le 1er juin 1944, seuls les murs restèrent debout. La tour aurait pu être le premier beffroi de Rouen et aurait abrité les cloches communales jusqu'en 1382, date de la construction du Gros Horloge ( voir ici ). Elle abrite aujourd'hui cinq des sept cloches de volée, ainsi qu'un carillon provenant de la tour de Beurre.

 

 

 

Tour de Beurre


Située à droite de la façade elle est beaucoup plus récente puisqu'elle date du XVIème siècle. Elle est "couronnée" ce qui est caractéristique du style flamboyant. Elle est dite
" de beurre " car elle fut financée avec des indulgences, à savoir que des fidèles riches pouvaient manger du beurre pendant le Carême contre une compensation financière
qui finança la construction. Une autre explication viendrait de sa couleur jaune ( sur
ma photo d'hier on voyait bien la différence ) dûe à la pierre de l'Oise alors que le reste
de l'édifice est en pierre de Caumont. La première explication est privilégiée. Elle contient les deux autres cloches, dont une immense fondue en 1501 qui a pris le nom
de son mécène, Georges d'Amboise.
 


Carte ancienne trouvée sur le net, par chance ma photo a été prise sous le même angle !
 


Et suprême honneur, cette tour de Beurre a inspiré la construction d'un célèbre building de Chicago, la Tribune Tower, en 1923-1925 !
 

 photo trouvée sur Chicago Architecture Center


Vous ne les verrez pas sur mes photos mais les deux tours sont perforées " d'étranges cavités ", merci à Violette de me l'avoir rappelé. Il faut savoir que durant le Moyen-Âge l'espace autour de la cathédrale était un lieu de vie animé et commerçant. De nombreuses maisons et des échoppes y étaient installées, serrées les unes contre les autres, certaines étant même fixées dans les murs en pierres des deux tours. Au XIXème siècle la mode étant celle de vastes parvis devant les cathédrales, la municipalité détruisit ces maisons et ces échoppes. Ces trous correspondent donc aux anciennes poutres des constructions appuyées autrefois à l'église.


Un tableau du peintre danois Heinrich Hansen qui représente la place devant la cathédrale au XIXème siècle, et une photo de ces trous, les deux trouvés sur 76Actu.
 

On remarque bien les maisons et échoppes adossées à l'église.
 

Source textes Wikipédia, 76Actu, et L'essentiel Rouen.


Euh ... je vais peut-être arrêter là ...? Très honnêtement ça me passionne, quand je suis partie j'ai du mal à m'arrêter !


On retrouvera la cathédrale mercredi ou jeudi.
Demain ... les défis du samedi !


Bonne fin de semaine !

 

29 janvier 2026

Rouen 9


J'ai en ce moment deux grandes villes "sur le feu", Troyes et Rouen, c'est dans cette
dernière que nous nous retrouvons aujourd'hui. Certes il me reste Lille ... mais depuis
16 mois je n'ai toujours pas trouvé le temps de trier et retoucher mes photos ! J'ajoute que, si ça vous intéresse, dans la colonne gauche de mon blog se trouve une page " les grandes villes " que j'actualise au fur et à mesure. Je vous présente donc la cathédrale Notre-Dame. Nous allons cette fois-ci en découvrir l'extérieur, j'ai beaucoup de photos, je vais essayer d'être concise dans le texte, mais vais-je y arriver ...?!!! 🤔


Elle se nomme officiellement cathédrale primatiale Notre-Dame de l'Assomption,
l'archevêque de Rouen portant le titre de primat de Normandie. Elle est la plus haute
de France, et jusqu'en 1880 elle fut même le plus haut bâtiment du monde ! 
 

La flèche était en travaux en mars 2024 quand nous y sommes allés, en juillet de la même année elle a subi un incendie probablement provoqué par une étincelle lors
d'une soudure, heureusement peu de dommages pour l'édifice.


C'est une construction d'architecture gothique dont les premières pierres remontent
au XIIème siècle, sur les fondations d'une basilique du IVème siècle, et d'un ensemble roman du XIème siècle. Détruite lors des invasions vikings en 841 alors qu'elle n'était qu'une basilique, puis partiellement en 1944 par les bombardements alliés, c'est un
édifice "vivant" en perpétuelle évolution. Elle est aussi considérée comme " la plus humaine des cathédrales " du fait de sa façade occidentale asymétrique, témoignage de 700 ans d'évolution architecturale, fruit du labeur de plusieurs générations d'artisans.


Le rythme de la façade est donné par quatre tourelles et leurs flèches ajourées. Le porche principal, celui du milieu et le plus récent des trois, se nomme portail Notre-Dame. Les deux portails des bas côtés, portail Saint-Jean à gauche et portail Saint-Étienne à droite, datent entre 1170 et 1180. De chaque côté au-dessus des portails des niches accueillent des statues alignées dans une galerie répartie dans 3 fenestrages
au sud, et 4 au nord. Elles sont uniques en France mais communes en Angleterre, ce
qui suggère une influence d'Outre-Manche.
 


Carte ancienne trouvée sur Généanet
 


Je vais terminer ( pour aujourd'hui ! 😋) par les décors de la toiture de la cathédrale, au-dessus du chœur. Ils avaient été commandés au cardinal Georges d'Amboise au XVIème siècle, arrivés à Rouen en 1540. Ils furent hélas détruits lors d'un incendie en 1822 lorsque la cathédrale reçut la foudre et qu'une partie de la toiture partit en fumée. Ils ont été refaits de 2019 à 2021, conformes à ce qui restait dans les archives, en particulier une gravure. Ils racontent en détail la légende de Saint Georges, en hommage aux cardinaux Georges Ier et Georges II d'Amboise, en charge de la cathédrale de Rouen de 1494 à 1550. Désolée photo très moche car j'ai dû beaucoup zoomer, vous en trouverez de plus jolies sur Culture.gouv
 

Sources texte : Wikipédia, Visiter Rouen, 76actu.


Je n'ai pas pu faire plus court, et encore ... je ne me suis pas lancée dans l'architecture du monument !!! On continue la visite demain ...?


Bon jeudi à vous !

 

28 janvier 2026

Des portes


Mais vous vous souvenez, je vous avais dit lundi qu'on partait à l'étranger ...? Mes portes seront donc ... marocaines ! L'architecture de ce pays présente une diversité qui puise ses racines dans l'art hispano-mauresque. Elles symbolisent l'accueil et la sécurité, une porte est ici perçue comme un seuil sacré qui sépare l'espace public de l'espace privé. Elles peuvent également indiquer le statut social et la richesse des occupants. Colorées, cloutées, ou sculptées, elles ont un charme fou !


Portes en bois clouté


Elles sont un élément essentiel dans l'architecture marocaine traditionnelle. On en trouve beaucoup dans les médinas des vieilles villes impériales. Les motifs géométriques dessinés par les clous ne sont pas uniquement décoratifs. Ils servaient historiquement à renforcer la structure en bois massif contre l'usure et les intrusions. Plus le motif est complexe, plus la maison est importante, ce qui à priori n'est pas le cas ici.
 


Portes en arcades


Elles sont l'un des styles les plus reconnaissables de l'architecture marocaine. Elles sont caractérisées par des arcs en ogive ou en fer à cheval souvent ornés de motifs géométriques et de stucs décoratifs. On les trouve également souvent dans les médinas, ainsi que dans les kasbahs. Les arcs en ogive permettent de créer une ouverture élégante, tout en offrant une solidité structurelle.
 


Portes en bois sculpté


Elles sont un autre élément central de l'architecture marocaine. Elles sont souvent décorées de motifs floraux, géométriques ou calligraphiques, sculptés avec une précision artisanale. Les bois varient mais le cèdre, le chêne ou le noyer sont particulièrement
appréciés pour leur durabilité et leur beauté. 
 

Médersa Ben Youssef


Portes en fer forgé


Le fer forgé est couramment utilisé pour créer des portes solides et décoratives. Elles sont souvent ornées de motifs élaborés, fleurs stylisées ou formes géométriques, qui ajoutent une touche d'élégance et de sécurité. Le fer forgé est plutôt utilisé pour les portes des maisons modernes, et dans les grilles de sécurité des riads et des palais.
 

Désolée ... fichu soleil !!!


Mais pourquoi sont-elles parfois si basses ?


On est parfois obligés de baisser la tête pour rentrer dans un Ryad ou une Zaouïa, ça n'est pas une erreur de calcul ! C'est une architecture de l'humilité, cette petite porte
( souvent insérée dans une plus grande ) oblige le visiteur à s'incliner en signe de respect avant de pénétrer dans l'intimité du foyer. 
 


Le mystère des deux heurtoirs


Sur les portes anciennes il y a souvent deux heurtoirs ( appelés matraq ) en métal
distincts, et produisant deux sons différents. Le plus haut pour les hommes, le plus bas pour les femmes. Ils permettaient aux personnes à l'intérieur de distinguer les
visiteurs selon leur genre, permettant ainsi un accueil personnalisé.
 


Sources textes The Guide, La Tribune de Marrakech, et LinkedIn


J'espère, comme ça a été le cas pour moi, vous en avoir appris un peu plus sur la symbolique des portes marocaines. Clins d'œil à Huguette et Paul ( grands baroudeurs ), Violette et Karim ( Karim étant originaire de Safi ) et Luc et Françoise ( ayant vécu
à Ouarzazate ), n'hésitez pas à me dire si j'ai écrit de grosses bêtises ! 
 


A demain pour encore autre chose.


Belle journée à toutes et tous !
 

26 janvier 2026

Suite et fin ...


... de notre balade dans ce joli petit village de Lagnes. Mais avant un grand MERCI à vous pour vos souhaits de bon rétablissement, à priori ça n'est pas la grippe mais il n'empêche que je suis complètement raplapla ! D'autre -part depuis la piqûre de rappel de jeudi j'ai reçu 11 nouvelles participations et je vous en remercie. Je précise qu'étant absente il me sera impossible d'accepter de nouvelles photos le week-end prochain, contrairement à la dernière fois, désolée pour les éventuelles retardataires !


Puits


De nombreuses sources sont présentes sur la commune, le Charlin, la Folie ... Et donc bien sûr de nombreux puits, dont certains sont encore visibles de nos jours. La plupart furent creusés dans la roche, lorsqu'une veine était trouvée le puits était exploité. Il
arrivait même que deux puits soient édifiés à proximité l'un de l'autre. 
 


Place de la Fontaine


C'est une place typiquement provençale, avec son traditionnel platane. Nous devions quitter le village après avoir bu notre consommation au Café de la Fontaine, mais nous
y étions tellement bien que nous avons décidé d'y rester manger !
 


Pour terminer quelques photos diverses sans aucune explication ... ou presque !
 


Fenêtre à meneaux ...
 


Voilà c'est terminé ! Il y avait d'autres choses à voir, par exemple le Mur de la Peste édifié en 1720 pour contenir l'épidémie venue de Marseille, mais nous ne le savions pas.


A mercredi, nous quitterons la France.


Excellente semaine à vous !
 

24 janvier 2026

Les défis du samedi


Avant toute chose je souhaitais m'excuser, ça n'est pas la grande forme, ( couverais-je la grippe ...? ), j'ai donc commenté tous les articles parus hier, mais je n'ai pas répondu à vos commentaires. J'espère que ça ira mieux aujourd'hui ... qui vivra verra !

 


Dimanche dernier lors d'une balade à la Chartre sur le Loir ( Sarthe ) avec l'adorable Lili et son mari, nous sommes entrés dans une très jolie boutique, la Maison Courtin, qui se définit comme une " brosserie bazar ". On y trouve plein de choses et en particulier ces éponges naturelles. Je vous invite à consulter leur page Instagram pour y voir d'autres jolies choses, c'est une véritable caverne d'Ali Baba !


Intéressés ou pas par des éponges les autres participants à cette photo du samedi sont
à retrouver chez Patricia.
 


Ma' pour son Projet 52 nous demande aujourd'hui d'illustrer sombre, et la semaine dernière c'était tableau. Pour une fois vous n'aurez qu'une seule photo pour les deux thèmes ... le tableau d'une salle de classe, n'est-il pas noir, donc de couleur sombre ...?
 

Photo Musée des Commerces d'Autrefois à Rochefort.


Et enfin pour Jean-Pierre et ses fleurs du samedi je ferai au contraire dans le clair ! Il ne vous aura pas échappé que nous sommes en janvier ( enfin plus pour longtemps ... ) et que janvier c'est le mois ... du blanc ! Donc althéa, rose trémière, et laurier rose ... blanc !
 


La première strophe d'un poème de Marcelline Desbordes-Valmore ...


Les fleurs


Oh ! de l'air ! des parfums ! des fleurs pour me nourrir !
Il semble que les fleurs alimentent ma vie ;
Mais elles vont mourir ... Ah ! je leur porte envie :
Mourir jeune, au soleil, Dieu ! que c'est bien mourir !
.........


A lundi pour la fin de notre découverte de Lagnes.
Enfin ... si je ne suis pas au fond de mon lit ! 
🤒


Doux week-end à vous !

 

23 janvier 2026

Comme promis ...


... continuons la visite du joli village de Lagnes, dans le Vaucluse. Mais avant ... la toponymie du nom ! Ayant été occupé par les romains c'est le propriétaire d'une villa romaine qui aurait donné son nom à Lagnes. Seconde hypothèse : il pourrait venir du latin laneus, au pluriel laenorum, qui veut dire laine, l'élevage des moutons et brebis ayant été une des principales ressources de ses habitants.


Église Saint-Pierre


Sa construction fut décidée en 1607, et les travaux furent achevés en 1612, elle fut consacrée à Notre-Dame des Anges. L'architecture du clocher, construit en 1746, est
peu banale. Menaçant de ruine en 1788 l'évêque la fit fermer provisoirement. 20 ans
plus tard il fut décidé de la réparer mais ce fut un échec. En 1844 elle fut démolie à
l'exception du clocher, puis reconstruite dans un style inspiré du roman, mais avec
une façade à fronton grec. Et elle fut dédiée à Saint-Pierre.
 


Je pense que vous serez d'accord avec moi, on a du mal à croire que le clocher et la façade appartiennent à la même église ! Et j'avoue que je suis toujours surprise de l'histoire de tous ces édifices religieux, que de vicissitudes depuis leur construction ...


Chapelle des Pénitents Blancs


Enfin chapelle ... plus vraiment ! Elle fut construite en 1646 et devint, lors de la reconstruction de l'église, lieu de culte officiel. Lorsqu'elle eut cessé ce pieux intérim, elle fut livrée aux maçons qui y construisirent un beau bassin de 8 m de long et elle devint donc ... le lavoir de la commune ! Aujourd'hui c'est une salle d'expositions.
 


Étant donné que c'était fermé, et qu'il y avait trop de reflets pour faire une photo correcte à travers la vitre, voici celle trouvée sur le site de Lagnes.
 


Il existe 5 autres chapelles, dont une dans la cour du château, mais ne le sachant pas je ne les ai pas vues ( pas d'Office de Tourisme dans ce village ).


Les Pénitents Blancs


Cette confrérie fut fondée par François Bernardone en 1208 ou 1209. Ce sont des
catholiques, et principalement les laïcs. Ils étaient, entre autres, chargés de porter
secours aux malades pendant les épidémies. En temps ordinaires ils transportaient
les morts au cimetière communal et les ensevelissaient.


Fontaines


Souffrant de la pénurie d'eau les Lagnois devaient se rendre à plus d'1 km, à la rivière de la Sorgue, pour aller chercher de l'eau. Pour ne plus se déplacer une première fontaine fut construite en 1812, mais le débit était faible, voir nul en été. En 1855 la fontaine fut améliorée grâce à un puits et en 1890 une seconde fontaine vit le jour près de l'église.
( source texte Chemin des Parcs )
 


Monument


Lagnes a été un haut lieu de la Résistance. Sur la place de la mairie un monument représentant l'hexagone rend hommage à 5 habitants du village, tombés en héros de la Résistance lors de missions, ou dans les maquis. 
 

La plupart de mes renseignements ont été trouvés sur un " livret patrimoine " mais c'est un document Adobe Acrobat et il m'est impossible de faire le lien.


A lundi pour la fin, demain les défis du samedi.


Bonne fin de semaine à vous !

22 janvier 2026

Lagnes


Mais avant de vous parler de Lagnes, petite piqûre de rappel : il vous reste pile une semaine pour m'envoyer vos photos de moulins, pigeonniers, phares ou tours pour nos
Collections de ... je n'ai à ce jour que 15 participants, vous pouvez faire mieux !


&&&&&&&&&&&&


Mais revenons à Lagnes ! C'est un village du Vaucluse d'un peu plus de 1700 habitants, situé dans le parc national du Luberon, au sud est de Cavaillon, tout près de l'Isle sur la Sorgue. Moins touristiques certes que certains autres, mais authentique, typiquement provençal, et avec un charme fou ! Commençons par une photo d'ensemble ...
 

Clic droit " ouvrir l'image dans un nouvel onglet ", vous aurez la photo en grand.


Promenons-nous dans le village à la découverte de son patrimoine.


Les remparts


Les premiers remparts en dur qui ceinturaient le village dateraient du XIème siècle. Ils furent restaurés en 1376 puis vers la fin du XVIIIème siècle. A partir des années 1820 ils furent démolis par les habitants eux-mêmes, leurs pierres servant pour de nouvelles constructions, ou pour consolider les plus anciennes. Ils étaient épaulés de 5 tours rondes avec meurtrières, dont deux existent encore.
 


Le château


Il est daté du XIème siècle avec plusieurs modifications et ajouts entre le XIIIème et le XVIème siècles. Construit pour défendre le territoire et surveiller la plaine de la Sorgue il fut transformé au fil du temps en une demeure plus résidentielle. Il est composé de deux demeures seigneuriales séparées par une vaste cour. En effet au XVIIIème siècle il fut une "coseigneurie", les deux seigneurs de l'époque, les Cambis au nord et les Fortia au sud ont cohabité, chacun d'un côté de la cour. De son architecture médiévale subsistent des éléments défensifs et de puissants murs en pierre, témoins de son rôle stratégique. Le château est privé et ne se visite pas.
 


Carte ancienne trouvée sur le net.

Sources textes Destination Luberon, Lifestyle, Lagnes 


Maison commune - Tour de l'Horloge


Ce bâtiment abritait jusqu'en 1920 la maison commune ( mairie ). Les petits lagnois y ont effectué leur scolarité jusqu'en 1881, les cours étaient donnés dans la " salle commune ". Des recommandations avaient été faites à l'instituteur afin que les écoliers ne mettent pas le feu aux papiers et livres de la ville qui sont dans ladite salle ! En 1816 la décision fut prise de construire un four à pain dans l'appartement du rez de chaussée.

Ce lieu devint recette des postes en 1892.
 


Suite à la démolition des remparts dans les années 1820 on en profita pour consolider et reconstruire une partie de la Tour de l'Horloge surmontée d'un clocheton en fer forgé. Sur les deux petits piliers juste au-dessous du clocheton on peut encore lire, moitié sur l'un, moitié sur l'autre, la date de 1820. Au rez de chaussée se trouvait le cachot communal dans lequel on enfermait ivrognes, vagabonds, et autres fauteurs de trouble.
 

Source texte et photo ancienne panneau sur place.


A demain pour la suite.


Belle journée à toutes et tous !
 

21 janvier 2026

Des lavoirs


Par avance désolée je vais être longue, mais vous pouvez faire comme les enfants qui
ne savent pas lire ... ne regarder que les photos ! 😂


Ce week-end dans la Sarthe a permis à ma collection de s'enrichir ... 15 nouveaux lavoirs dans mon escarcelle ! Certains ne sont certes pas en très bon état mais un lavoir ... reste un lavoir, il a le mérite d'exister et d'avoir rempli son rôle tout au long de son existence. Nous étions près de La Chartre sur le Loir où nos amis ont leur maison, et rien que dans ce village on en trouve plusieurs dizaines, la plupart privés, et sur les bords du Loir. Mais aujourd'hui ce sont 4 autres que je vais vous montrer.


Thoiré sur Dinan


Ce lavoir situé route de Jupilles a été construit sur un bras du Dinan, le Rhu. Racheté en 1997 à un particulier par la municipalité, celle-ci l'a restauré. Construit en briques il possède une toiture à deux pans en ardoises. Deux plaques émaillées et un poème anonyme complètent l'aménagement du lieu. ( source texte Patrimoine et Lavoirs en Sarthe )
 


Le vieux lavoir
N'est plus qu'un murmure de l'eau
Les belles lavandières
Sont endormies
Entre l'écho de l'eau et de la lumière.


Chahaignes


En 1910 la municipalité constate que l'installation de ses deux lavoirs est déplorable du point de vue hygiénique. " Un certain nombre de femmes qui ont pour unique occupation et comme seules ressources de laver, sont exposées à toutes les intempéries et peuvent contracter de graves maladies dans l'exercice de leur profession. " Décision fut donc prise de les faire couvrir d'une toiture en ardoises et de clore un côté avec des planches en bois blanc. Sa restauration en 2006 a a conservé les petites résurgences qui sourdent au fond. Ce lavoir de la Fontaine Marot est alimenté par une source.
( source texte Patrimoine et Lavoirs en Sarthe )
 


Saint-Pierre du Lorouër


Au début du XXème siècle une carte postale montre les femmes en plein lavage au bord d'un bassin avec, en arrière plan, des trognes de saules. D'après la mémoire villageoise un abri de type hangar tout en bardage et couvert en tôles, a été établi entre les deux guerres. Dans les année 1980 il ne restait rien de ce lavoir hormis le bassin. En 2007 la municipalité décide de reconstruire l'édifice, la proximité de la forêt de Bercé et la présence dans le village d'un artisan fabriquant des bardeaux ont orienté le choix du matériau de couverture. Le travail a été réalisé par un chantier international de jeunes, des trognes de charme ont été replantées autour mais elles n'ont pas résisté.
( source texte et carte ancienne Patrimoine et Lavoirs en Sarthe )
 


Saint-Vincent du Lorouër


Le cadastre de 1834 indique un lavoir et une mare. Le 9 août 1874 le conseil municipal constate que le lavoir public, couvert en partie en volige, menace ruine. Mais après l'invasion prussienne on manque d'argent, il est donc décidé que le toit du lavoir de la fontaine de la Chèvrerie sera recouvert en ardoises. La municipalité financera avec le remboursement de l'indemnité accordée pour l'invasion allemande. En même temps elle demande à prendre un peuplier existant dans le cimetière. La fresque qui orne ce lavoir et le garage attenant a été réalisée par Claude Séchet en 2000, et restaurée en 2024.
( source texte Patrimoine et lavoirs en Sarthe )
 


A demain pour encore autre chose.


Bon mercredi à vous !

 

19 janvier 2026

Pour changer ...


... je vous emmène en ce début de semaine sur la côte Atlantique et plus précisément
sur l'île de Ré. Notre visite date vraiment beaucoup, et vous n'aurez là encore que quelques photos, commençons par Saint-Martin de Ré.


Porte des Campani


Seulement deux portes permettaient d'accéder dans la ville, la porte Thoiras, et celle-ci, porte des Campani, ou de la Couarde. Elle fut édifiée en 1685 au moment de l'édification des fortifications et de la citadelle par Vauban ( toujours lui, quand je vous dis qu'il est partout ! 😀 ) . En 1780 le pont dormant qui était en bois fut refait en pierre de taille, il comporte 10 arches. Au-dessus de la porte un fronton frappé d'un soleil rayonnant comme à Belfort, Neuf-Brisach ou La Rochelle. ( source texte Patrimoine et inventaire de Nouvelle Aquitaine )
 

Hôtel de Toiras


Cette demeure bourgeoise flanquée d'une tourelle qui donne sur le port, face aux fortifications de Vauban, est une ancienne maison d'armateurs du XVIIème  siècle. Elle est depuis 2004 l'Hôtel de Toiras, du nom de l'illustre maréchal qui défendit l'île assiégée par le duc de Buckingham. ( source texte Brigitte Pailhès-Le blog )
 


Le port


Bordé de restaurants et de terrasses animées, protégé par les remparts et une digue à l'entrée, il se compose d'un havre d'échouage et d'un bassin à flots régulé par une écluse. Au cœur du village dont il reste l'élément phare, il abrite aujourd'hui essentiellement des bateaux de plaisance. ( source texte )
 


Le vert


Beaucoup de maisons de Saint-Martin mais aussi de toute l'île, sont blanches, avec portes et volets verts. Autrefois les marins les peignaient avec les restes de la peinture pour leurs bateaux qui était verte. Mais pourquoi cette couleur ...? Ce choix a été fait car le vert résiste très bien aux intempéries, la pluie et le vent ayant tendance à décolorer le bleu qui est la couleur typique des autres îles. En 1996 les 10 maires de l'île ont signé un traité rendant obligatoire la couleur verte pour porte et volets, chaque commune pouvant choisir "son" vert. ( source texte Sophie de Ré )
 


Les ânes


Jusqu'au début du XXème siècle l'âne était le compagnon indispensable des Rétais pour les travaux agricoles. Il aidait à ramasser le varech sur les plages, à travailler dans les vignes, et à transporter le sel entre les villages. On l'utilisait également pour le transport humain. Traditionnellement ces ânes portaient ... des culottes ! Les marais salants ou les vignobles étaient infestés de mouches, de tiques et de moustiques causant des piqûres aux hommes et surtout aux ânes pouvant entraîner des infections graves. C'est une femme qui eut l'idée de leur confectionner des sortes de culottes avec une vieille chemise de son mari ! ( source texte Sophie de Ré )
 

( ce sont des baudets du Poitou )
 

Image trouvée sur Facebook.


Une brocante et une maison à pans de bois
 


Je termine par une toute petite incursion aux Portes en Ré.


Moulin de l'Onzain


Ou Lanzin, dit Moulin de la Purée, ou Moulin du Petit Marchais. Le village des Portes en Ré est situé tout au bout de l'île. Entre le XVIème et le XIXème siècle pas moins de six moulins ont été construits ici. Au moment de la Révolution ces moulins fournissaient de la farine pour l'alimentation des habitants, environs 800 à la fin du XVIIIème siècle et jusqu'à 1000 durant le XIXème. ( source texte Le Phare de Ré )
 


A mercredi pour tout autre chose.


Excellente semaine à vous !

 

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