Les lieux que j'ai visités et aimés, des vieilles pierres, des fleurs, des lavoirs, mais aussi des portes, des enseignes, des chats, et des défis, pour s'amuser un peu ! Mes photos sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans
mon autorisation.
. . . dans la Nièvre et cette maison du 14ème siècle où est installé aujourd'hui un restaurant ! Cette maison se situe à l'angle de la rue de la Monnaie et de la rue de la Fontaine des Mûres, elle présente une statuette étrange " le Saint accroupi " ! Elle a été bâtie sur les fondations et les caves voûtées de l'atelier de fabrication de la monnaie qui exista jusqu'en 1355 . Le saint représenté serait Saint Eutrope . . .
. . . du petit village de Tharoiseau dans le Morvan . Elle est datée de 1696 et elle alimente le lavoir et les abreuvoirs montrés ici . Elle est située sur la place de l'église, est construite en plan carré, son bassin est couvert d'une voûte en berceau plein-cintre, elle est couverte et ses murs sont en pierre de calcaire . Je ne suis pas certaines que les constructions faites au 21 ème siècle puissent aussi bien traverser les temps . . .
. . . à Quuistinic dans le Morbihan . Elle date du 17 ème siècle, juste une fenêtre en arc brisé et un bénitier datent du 15 ème ! A l'intérieur, les statues de Saint Roch et de St Eloi , et au mur de nombreux fers à cheval témoignant que la dévotion à Saint Eloi , protecteur des chevaux , l'emporte sur celle de Saint Roch , protecteur des pestiférés . C'est donc un lieu de pélerinage où l'on venait placer les chevaux sous la protection de Saint Eloi . Ce pardon fut même à une époque si fréquenté qu'on dut édifier une seconde fontaine , plus accessible , pour que les chevaux puissent y être aspergés à plein seaux ! Elle ressemble au bassin d'un lavoir !
J'ai déjà publié cette photo mais pour ceux qui ne l'on pas vue ( et qui ne manqueront pas de me la demander ! ), la voici . . .
. . . l'abbaye de Beauport, fondée en 1202 par le comte Alain de Goëlo et son épouse , elle fut l'unique abbaye prémontrée de Bretagne . Le comte donna aux moines un terrain sur un socle rocheux , entre l'embouchure d'un ruisseau et une zone marécageuse appelée " Le pré aux oies ". Les moines trouvèrent qu'il s'agissait là d'un " beau port " où ils pourraient travailler, d'où le nom de l'abbaye . Elle fut durant près de 600 ans un centre religieux et économique , elle déclina après 1750 et fut finalement pillée à la révolution , époque à laquelle sa vocation religieuse céda la place à une occupation laïque .
. . . de Tharoiseau, joli petit village près de Vézelay . Il est composé d'un bassin rectangulaire à ciel ouvert entouré de murs sur deux côtés, lesquels sont recouverts d'un toit . En façade une succession de trois bassins qui servaient d'abreuvoir . Sur le côté droit la fontaine était utilisée pour l'approvisionnement en eau des villageois .
. . . j'ai " rencontré " des lavoirs que ne n'avais jamais vus auparavant , comme celui-ci , à Civry sur Serein ! Il s’agit d’un lavoir–mairie–école construit en 1864, le bâtiment du haut étant soutenu par un pilier érigé au milieu du grand bassin . Ces lavoirs n’existent quasiment qu’en France, et plus particulièrement en Bourgogne et Franche-Comté . Ils symbolisent la répartition des rôles : à l’étage le bureau des édiles, des hommes qui débattent des affaires publiques, et au rez de chaussée celui des femmes, “les mauvaises langues” ou “les poules d’eau” qui s’occupent des affaires privées, domestiques, et intimes ! Messieurs . . . on ne se moque pas, laver le linge au lavoir était très dur !
. . . dans l'Yonne, le lavoir. Pour y accéder il faut monter sur une butte, alors qu’habituellement on “ descend au lavoir " ! A l’intérieur deux grands bassins alimentés par une source, probablement un pour le lavage et un pour le rinçage . Autre particularité . . . on y lavait debout ! Son plafond est vouté comme dans une cave, et le sol est garni de gros pavés de pierre allongés et arrondis .
Ce lavoir est très simple à l'extérieur, mais j'ai trouvé l'intérieur très original ! Il daterait du 18 ème siècle mais certains le pensent plus vieux . . .
. . . près de Saumur, dans le Maine et Loire . D'inspiration bénédictine, elle a été fondée en 1101, et accueillait à l'origine femmes et hommes au sein des mêmes bâtiments . Après la révolution française elle se transforme en établissement pénitentiaire jusqu'en 1963 ! Il ne reste aujourd'hui que deux monastères sur les quatre d'origine, le plus important étant celui que l'on peut visiter, le Grand Moutiers . . .
J'ai à peine triché, elle a tout pile une semaine ! Mais ce lever de soleil pris chez mon fils samedi valait la peine d'être montré je trouve, ce ciel était magnifique même si la photo le fait paraître un peu plus foncé que dans la réalité !
Maintenant peut-être d'autres ciels chez les participants à la photo du samedi d'Amartia !
. . . du Moulin Cadoux près de Marrault dans le Morvan . J'ai vainement cherché des explications sur ce petit pont hélas je n'en n'ai trouvé que sur le plus grand, celui qui enjambe le Cousin ! Mais après tout peu importe . . . contentons-nous de l'admirer !
Petit clin d'oeil à Damienne et à son pont du dimanche !
Rien de rien à me mettre sous la dent cette semaine, cette photo a donc 9 jours je vous demande de m'en excuser ! Voici donc un très joli nénuphar photographié aux jardins de Castillon, je ne sais pas pourquoi mais j'ai une tendresse particulière pour ces fleurs !
Retrouvez les autres participants, plus inspirés je l'espère, à la photo du samedi chez Amartia !
. . . de Civry sur Serein date probablement de la fin du 15ème, début du 16ème siècle . Mais son porche, charpenté et couvert d'un toit à deux pentes daterait lui du 13ème siècle, et pourrait provenir de Montréal, petit village avoisinant ! Il servait d'abri contre le froid et la pluie, et de lieu de réunion pour les paroissiens .
. . . dans le Morbihan, tout au bout de la presqu'île de Nestadio, la toute petite chapelle Saint Guillaume . Construite au 17 ème siècle, elle mesure 7,5 m sur 3,7 m . Située en bordure de la ria d'Etel sur une éminence rocheuse, elle est un point de repère sur le rivage, peut-être a-t'elle constitué un amer pour la navigation . . .
Ceci était ma participation à la Bretagne du dimanche chez mon amie Lylou .
... en Bretagne, mais cette fois-ci dans le Morbihan sur la commune de Pénestin, et plus précisément à la pointe du Bile. Les premières mentions de la présence de la mytiliculture à Pénestin apparaissent dans les registres de délibérations de la commune en 1879, mais peut être y avait-il déjà des pieux mytilicoles installés. C’est un capitaine de goélette, M. Blanche, qui aurait eu l’idée de planter des bouchots en Vilaine. En 1863 les premiers parcs à huîtres font leur apparition au Lomer, et vers 1900 la mytiliculture se développe. Des parcs vont progressivement s’installer et la baie du Bile est concédée en partie dans l’entre-deux-guerres pour la mytiliculture et la culture des huîtres plates, puis portugaises. En 1960 de nouveaux parcs vont être concédés à l’extérieur du fleuve, de la pointe du Halguen à la pointe du Bile. La confrérie des Bouchoteurs de Penestin a été créée en 2009, et les moules de bouchot de Pénestin sont inscrites au Patrimoine Culturel Immatériel de France depuis 2020. ( source Penestin.fr )
Comme chaque deuxième jeudi du mois nous retrouvons Annie et son RV Reflets en hommage à Marc de Metz. J'ai choisi des reflets sur l'eau, tous les trois photographiés en Bretagne, mais très différents : Saint-Nicolas des Eaux ( Morbihan ), Paimpol ( Côtes d'Armor ), et château de Tonquédec ( Côtes d'Armor ) ...
Avant de commencer et puisque c'est aujourd'hui la Journée du Sourire ...
... se trouve une très jolie petite chapelle. Cette chapelle de grès rose du Vieux-Bourg était à l'origine l'église paroissiale, elle a été construite près d’un cimetière chrétien d’avant l’an 1000. Elle est dédiée à Saint-Hilaire et à Saint-Nicolas. L'église primitive date du XIème siècle, agrandie au XIIIème siècle avec la construction du clocher à peigne à deux baies et l'ajout, au XVIème siècle, de la chapelle latérale. La nef, probablement en mauvais état, a été démolie en 1870 suite à la construction de la nouvelle église au centre du bourg, que l'on appelle maintenant Fréhel.
( désolée photo floue )
Photo montage qui montre ce qu'était probablement l'église avant la démolition de la nef.
L'actuel enclos correspond à l'ancien cimetière paroissial ceint d'un mur, d'un portail et de deux échaliers.
A l'intérieur une voûte peinte avec un triangle en gloire posé sur une des poutres. En architecture une gloire est un ornement placé en hauteur dans une église, portant un assemblage de rayons dorés au centre desquels figure généralement un triangle symbolisant la Trinité, un ovale orné de la colombe du Saint-Esprit ou l'image d'un saint. ( j'ai du beaucoup recadrer mais on distingue bien les différents éléments.
L'autel a été réalisé au début du XIXème siècle, il a été plusieurs fois déplacé avant de trouver sa place actuelle, au centre de l’édifice. Fraîchement rénové il a retrouvé ses couleurs et sa symbolique d’origine : le coffre vert et foncé avec l’agneau pascal qui représente la terre ; la table, en partie centrale ; et les parties supérieures, cernées de bleu qui représentent le ciel.
Un vitrail, et une Vierge à l'Enfant dont l’histoire est mouvementée. Faite d’albâtre elle date de la fin du XVème siècle ou début du XVIème siècle. Elle a été volée le 30 juin 1980 puis retrouvée dans une vente aux enchères en 2012. Le préfet des Côtes-d’Armor de l’époque l’a restituée à la commune en 2013, après 33 ans de cavale !
Deux des 12 statues polychromes des XVIème et XVIIème siècles.
La Chapelle est un lieu toujours vivant avec des messes, mariages et cultes protestants, et des concerts dans une ambiance très intime en juillet et août.
Quand je manque de temps pour faire des recherches ( comme c'était le cas hier ), je choisis un thème où il y a peu de choses à dire, et aujourd'hui j'ai choisi les fresques. Celles que je vous propose dans ce billet ont toutes été photographiées à Plancoët ( Côtes d'Armor ), sont toutes des commandes de la ville, et ont toutes été réalisées par le graffeur Artkor Bagdad en 2017. Très actif dans le secteur Rennes/Dinan, il est spécialisé dans la réalisation de portraits, animaux, paysages et compositions graphiques, sur tous supports, à la bombe de peinture, au marker ou façon peinture traditionnelle.
François-René de Châteaubriand
Il naquit à Saint-Malo et fut inhumé comme il l’avait demandé au grand Bé, devant Saint-Malo. Mais nourrisson chétif, il passa sa petite enfance " au bon air de Plancoët " où sa grand-mère, Madame de Bedée le confia à une nourrice, il y resta environ trois années.
L'hermine
Symbole fort en Bretagne on retrouve l’animal sur le drapeau, dans les chansons et les légendes bretonnes. Anne de Bretagne adopta assez logiquement elle aussi l’hermine si chère à sa famille. Une belle légende vint ensuite enjoliver l’histoire : on racontait qu’un jour, lors d’une chasse, Anne aperçut une hermine qui, traquée par les chiens, préfèra mourir plutôt que de souiller sa belle fourrure blanche en traversant une marre boueuse. Surprise par la hardiesse de la bête, à qui elle fit grâce de la mort atroce qui l’attendait, la duchesse décida de prendre à son tour l’hermine pour emblème. Elle adopta même la devise : " Kentoc'h mervel eget bezan saotret " traduite en français par " Plutôt la mort que la souillure " !
Les fresques suivantes sont toutes situées dans Le Grand Passage.
... des moulins de Pont l'Abbé d'Arnoult, en Charente-Maritime. Sur les 21 moulins que comptait le village au début du XXème siècle, seuls neuf ont résisté à la démolition. Un beau et chaud après-midi d'août il y a 4 ans nous avons fait ce petit circuit à la découverte de ces moulins, les voici dans l'ordre où nous les avons vus.
Moulin de la Garenne
Ce moulin est mentionné sur le plan de Claude Masse,ingénieur géographe de Louis XIV, ce qui permet de dire que sa construction est antérieure à la fin du XVIIème siècle. La tonnelle cylindrique est recouverte d’une toiture à deux pentes et tuiles creuses. Les portes sont basses avec linteaux droits monolithiques. Ce moulin aurait été construit en 3 ou 8 jours par les anglais, mais rien ne vient affirmer cette hypothèse.
Moulin du Fort
Il a été ainsi nommé en souvenir de l'ancien fort des Anglais, signalé par Claude Masse. Ce moulin date de la fin du XVIIIème ou début du XIXème siècle, il est construit sur un tertre. Les portes sont à voûte plein-cintre et la tonnelle est couverte de tuiles plates. Son activité a cessé au début du XXème siècle.
Moulin de Mimile
C'est un des derniers moulins à vent construit dans la région, en 1854. C’est une simple tonnelle, les portes à jambage et linteaux droits sont sans moulure. La toiture ou calotte a été refaite récemment en lames de bois. Toute activité a cessé après la seconde guerre mondiale.
Moulin de Pipelé
La construction de ce moulin en moellons est difficile à définir. En effet plusieurs dates sont gravées, la plus ancienne, 1650, pourrait correspondre à son édification. La tonnelle est en très mauvais état, recouverte de lierre. La couronne a disparu et aucune toiture ne protège la tonnelle.
Moulin de Pipelé
Distant d’une soixantaine de mètres de son voisin éponyme, la date de sa construction est difficile à définir faute d’indication gravée. Là aussi la tonnelle n’est pas protégée des intempéries mais elle semble en assez bon état. Il reste quelques pierres de la couronne. Les portes sont à voussure plein cintre.
Moulin de Palluaud
Sur la voussure de la porte la date de 1602 gravée est certainement en rapport avec l’année de sa construction. Les portes sont à linteau droit. Restaurée fin des années 1970 la tonnelle est en bon état. Elle est protégée par une toiture pointue à plusieurs pans.
Moulin de Brassaud
La date de sa construction, 1696, est gravée sur le linteau. La tonnelle est recouverte de tuiles. On peut voir quelques pierres de la couronne. Les couvertures sont à linteaux droits. L’exploitation aurait cessé vers le milieu du XIXème siècle. Il a été récemment dégagé de la végétation qui l’envahissait.
Moulin Noir ou des Guilloteaux
Ce moulin figure lui aussi sur le plan de Claude Masse. Ses petites ouvertures semblent indiquer une construction du XVIème siècle. La tonnelle est recouverte d’une toiture à deux pentes couverte de tuiles creuses et il ne possède qu’une porte. En effet il a subi une transformation importante : un tertre maintenu par un mur en pierres de taille a été ajouté couvrant la base du moulin. Une surévaluation en moellons a été effectuée. L’ancien rez-de-chaussée est devenue une cave qui offrait une sortie en cas de nécessité.
Moulin de Charrier
La date de 1777, gravée sur un linteau, correspond certainement à celle de sa construction. La tonnelle cylindrique est recouverte de tuiles creuses et les portes ont un linteau droit. La particularité de ce moulin est de posséder des nids à pigeons, rappelons que ce privilège était réservé aux seigneurs.
Je vais revenir juste un peu sur Verneuil sur Avre, mais avant je voulais vous parler du " Contactez l'auteur " que l'on trouve dans l'une ou l'autre des colonnes de nos blogs. Je vous invite à ne plus l'utiliser étant donné que ça fait plusieurs mois ... qu'il ne fonctionne plus du tout ! Pascal et Manou l'ont utilisé dernièrement, et je n'ai rien reçu du tout. Alors passez par mon adresse mail, ou par un commentaire .
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Donc plusieurs choses à vous dire sur Verneuil sur Avre ( que je préfère appeler comme ça plutôt que Verneuil d'Avre et d'Iton ). Certaines m'ont parlé de village, sachez qu'avec presque 6700 habitants on parle plutôt d'une petite ville. Difficile de distinguer l'un de l'autre c'est vrai, surtout lorsque l’on sait que le mot ville tire son nom du latin villa, qui signifie ferme ! Ce terme a ensuite pris 2 directions parallèles pour donner les mots villagium, désignant alors la ferme telle qu’on la connaît, et ville, qui renvoyait à un "groupe de maisons". En général, c’est le nombre d’habitants qui est pris en compte pour distinguer un village d’une ville. Le chiffre retenu par l’Insee pour ce critère est de 2 000. Au-delà de 2 000 habitants la commune est donc considérée comme une ( petite ) ville. ( source geo.fr)
Tour Grise
En faisant mes diverses recherches j'ai trouvé un carte ancienne de la Tour Grise plus "parlante" que celle que je vous avais montrée. Comme certaines l'avaient remarqué il y avait une espèce de "cheminée" au-dessus, mais je n'ai rien trouvé la concernant. Par contre j'ai appris qu'au niveau supérieur il existait des crénaux de 3m de haut, je suppose que ce sont eux que l'on voit, et il paraît y avoir des fenêtres entre chaque. Sachant qu'il y eut autrefois un restaurant au sommet, est-ce pour ça ...? Ce ne sont bien sûr que des suppositions, mais je déteste ne pas savoir, je me sens frustrée ! 😁
Vestiges
Je vous avais montré ces vestiges des fortifications intérieures de la ville. Il s'agit en fait de ce qui reste d'une porte intérieure, cette porte marquait l’entrée d'un des trois bourgs de Verneuil sur Avre.
Ancienne église Saint-Jean
Je vous ai parlé vendredi de cette inscription " Liberté, Égalité, Fraternité " sur cette église. Une centaine d'églises en France, peut-être un peu plus, portent cette inscription républicaine. On peut supposer que ces affirmations de la République jusque sur les murs des églises remontent à la révolution de 1848, période à laquelle la devise Liberté, Egalité, Fraternité a été officiellement adoptée par la IIème République. Une seconde vague est peut-être intervenue à partir de 1905, après la loi sur la séparation entre l’église et l’Etat. ( source 78actu )
Pour exemple l'église de Pernay en Indre et Loire ...
Partons à la découverte d'autre maisons mais en pierre cette fois.
Maison du Croissant ou de la Tour
Cette maison construite dans la seconde moitié du XVème siècle aurait appartenu au greffier d'un célèbre ordre de chevalerie, l'ordre du Croissant, créé en 1448 par René d'Anjou. Sa tour d'escalier en tuffeau, d'origine et bien en évidence à l'angle de deux rues, lui donne son appellation, encore en vigueur au XVIIIème siècle. La façade adjacente à deux étages possède un rez de chaussée également en tuffeau. Les étages sont à pans de bois, initialement le hourdis était en torchis, mais une restauration en 1962 l'a remplacé pour un hourdis décoratif de briques.
Logis Pincé
C'est un bâtiment de style Renaissance édifié entre 1528 et 1535 à la demande de Jean de Pincé, alors maire d'Angers. En 1861 le peintre Guillaume Bodinier l'achète pour l'offrir à la ville d'Angers afin d'y créer un musée. En 1889 le musée est ouvert au public, il est consacré aux antiquités grecques, romaines, étrusques et égyptiennes, ainsi qu'à l'art chinois et japonais. Fermé depuis 2005 pour des raisons de sécurité et d'accessibilité, il a rouvert au public le 15 février 2020.
Dans la cour on a remonté la façade de la maison du Roi David ( du nom de son propriétaire le marchand René Davy, dont on ne connaît pas le négoce ) et qui date de 1557. Elle est particulièrement remarquable par son décor d’entrelacs et de volutes. Elle abrita l’un des principaux cafés de la ville au XVIIIème siècle, puis au siècle suivant un commerce de textile, ensuite de confection pour redevenir un café à partir de 1884. Après la correction des alignements de la rue en 1903 la façade n’a pu être replacée en arrière de sa position primitive. Mais son intérêt architectural la préserve et le cafetier la cède pour 1 500 francs à la Ville qui la fait remonter dans la cour de la maison Pincé. ( source Ouest-France )
Carte ancienne trouvée sur le net
Maison canoniale Sainte-Croix
Construite en tuffeau et en schiste c'est une demeure romane attestée dès 1415 mais dont certaines parties remontent au XIIèmesiècle, c'est l'une des plus anciennes demeures en pierre d'Angers. Une peinture datée de 1925 figurant saint François ( passablement altérée ) décore le fronton du portail au n° 7. Elle est depuis 1967 le foyer Saint-François, dépendant du lycée privé du Sacré-Cœur.
Maison canoniale Saint-Maurille
Appelée également "Maison de Cunaud" à cause de maisons voisines proches de la maison prieurale de Cunaud, et le fait que la rue s'appelait vicus cunaldus, cet édifice était un lieu d'accueil pour les religieux et d'études. Appuyée à l'enceinte urbaine du IIIèmesiècle elle est un témoignage de l’époque médiévale de la ville, elle est attestée dès 1415. Elle possède l'un des plus grands terrains de la vieille cité d'Angers et dispose d'un côté cour et d'un côté jardin.
( désolée pour la photo, très peu de recul )
Rue Saint-Aignan
Juste une photo de la jolie rue Saint-Aignan, celle où se situe la maison du Croissant.
... sur la presqu'île de Crozon ! Mais avant ça deux petites choses à vous dire. Pour les Collections de ... du 1er mai je vous confirme le thème En mai fais ce qu'il te plaît, mais j'ai bien précisé qu'il fallait rester dans le petit patrimoine.
D'autre part durant les deux semaines qui arrivent mes billets risquent d'être plus courts, et il est fort possible que je choisisse des thèmes qui nécessitent moins de recherches. Nous partons en Italie dans 15 jours et j'ai énormément de choses à gérer entre Guillaume, ma maman pas très en forme, Gavotte ... et nous bien sûr ! 😉 Mais revenons à nos moutons !
Hameau de Dinan
Je vous avais montré la pointe de Dinan ici, voici un petit hameau tout près, qui a d'ailleurs donné son nom à cette pointe. Ici, comme dans la plupart des hameaux, d'adorables maisons bretonnes en pierre aux volets bleus, et fleuries. La plupart sont des locations saisonnières.
Grève de Lomergat
Elle est située sur la commune d'Argol.
Morgat
La station balnéaire de Morgat, ancien petit port sardinier au fond de la Baie de Douarnenez, est devenue au fil des ans un haut lieu du tourisme en Bretagne. C'est grâce à Armand Peugeot que le village put se transformer en petite station balnéaire, hors saison il compte à peine 200 habitants.
... ma participation pour Anika était une photo prise au parc Monceau, et j'ai décidé que nous y resterions ! Il est situé dans le 8ème arrondissement, pas très loin de l'Arc de Triomphe. Ce n'est pas le parc le plus connu de Paris et pourtant je lui trouve beaucoup de charme. Avant le parc actuel il en a existé un autre de style anglo-chinois conçu pour Louis-Philippe d’Orléans entre 1773 et 1779. Le peintre et paysagiste Carmontelle avait été chargé de dessiner un parc à la (dé)mesure du Duc : fermes, grottes, ruines féodales et antiques, cabaret, moulin hollandais, tentes turques, tombeau égyptien, pagode chinoise et temple romain … Ce parc était alors connu comme “la folie de Chartres” ( une folie étant un ensemble de fabriques de jardins ). Le parc actuel est né en 1860 à l’initiative du préfet Haussmann, à l’emplacement de l’ancien parc laissé à l’abandon. Et s’il est bien moins excentrique que son prédécesseur, il renferme lui aussi de nombreux trésors.
La naumachie
C'est la photo que je vous ai montrée hier. Loin d’être une ruine datant de l’Antiquité comme on pourrait le croire au premier abord, ce grand bassin ovale bordé par une colonnade corinthienne date seulement du XVIème siècle. Les éléments proviennent de la chapelle funéraire, dite rotonde des Valois, que Catherine de Médicis avait commandée pour son époux, le roi Henri II. La chapelle a été détruite en 1719 et ses vestiges ont été transférés ici en 1769. La Naumachie (dont le nom renvoie aux bassins accueillant des combats navals dans l’Antiquité) fait partie des quelques éléments du premier parc à avoir été conservés.
Les monuments "égyptiens"
On a beau savoir qu’ils sont faux, ces monuments construits à une époque où l'égyptomanie était à son comble font leur petit effet. Une pyramide qu’on croirait débarquée de Gizeh, un obélisque, bien moins vieux que celui de la place de la Concorde mais tout aussi intriguant, et un sarcophage qui ne contient aucun corps ni relique. Tout comme la Naumachie, ces trois “faux vestiges” ont été réalisés pour le premier parc.
Vestiges de l'Hôtel de Ville
Si la plupart des monuments présents dans le parc sont des éléments fabriqués de toute pièce, il existe tout de même quelques vraies ruines, comme cette arcade. Le 24 mai 1871, en réaction à l'attaque des troupes versaillaises, les communards incendient l'Hôtel de Ville. Ses restes ont trouvé refuge dans plusieurs lieux publics de la capitale dont le Parc Monceau. Quelques fragments de colonnes s'y trouvent, ainsi que l'arcade d'un des deux porches d'entrée, datant de la Renaissance, qui enjambe une allée du Parc. Autre ruine dont l’origine est moins certaine, deux paires de colonnes cannelées qui viendraient de l’ancien Palais des Tuilleries, démoli une journée avant l'Hôtel de Ville.
Les statues
Une dizaine de statues en marbre, créées cette fois-ci pour le second parc, sont également disséminées un peu partout. Certaines sont des monuments en l’honneur de musiciens, d’écrivains, de poètes accompagnés de leurs égéries et de leurs inspiratrices. Elles ont été construites entre 1897 et 1906, ci-dessous celle de Alfred de Musset, et devant la grotte celle de Charles Gounod.
Ce bâtiment ressemble à une église, ou une chapelle, mais je n'ai rien trouvé à son sujet. Juste au-dessous l'Arc de Triomphe vu d'un des portails du parc.
Un an qu'à la fin de chacun de mes billets vous voyez ce drapeau. Un an de guerre et pour l'instant aucune lueur d'espoir ... Un an que des gens meurent, que des villes sont détruites, que des femmes et des jeunes filles sont violées ... Souvent je lis " on n'apprend pas des erreurs du passé ", mais jamais on n'apprendra ! Tant qu'il y aura des hommes assoiffés de pouvoir et d'argent, tant qu'ils voudront posséder plus de territoires, tant qu'ils voudront imposer leurs croyances et leurs idées, en résumé ... tant que l'homme sera homme, il y aura des conflits et des guerres. Je suis en général plutôt optimiste mais là je ne vois pas comment ça pourrait changer. Des guerres il y en a toujours eu, et il y en aura toujours ...
L'espérance
J’ai ancré l’espérance Aux racines de la vie
Face aux ténèbres J’ai dressé des clartés Planté des flambeaux A la lisière des nuits
Des clartés qui persistent Des flambeaux qui se glissent Entre ombres et barbaries
Des clartés qui renaissent Des flambeaux qui se dressent Sans jamais dépérir
J’enracine l’espérance Dans le terreau du cœur J’adopte toute l’espérance En son esprit frondeur.
J'aurais bien voulu vous montrer l'hôtel de ville en face de la maison du Temps Jadis que vous avez vue hier ... mais encore et toujours des travaux sur la place devant ! La dame du restaurant où nous avons mangé nous a dit que ça fait 3 ans que ça dure ... ils n'en peuvent plus ! Il est relativement récent, 1893, mais superbe. Vous n'en verrez donc ... que le belvédère à lanterneau !!!
Continuons et tournons à droite ...
Rue Potard
Épargnée par les bombardements de la dernière guerre, cette rue a conservé son aspect médiéval avec ses vieilles maisons dont certaines sont en pans de bois. Elle tire son nom d’une riche famille qui possédait plusieurs domaines dans le Vexin normand. Au XVIème siècle, Jean de Potard puis Françoise de Potard étaient propriétaires du moulin Quincampoix établi au cœur de la ville, et détruit lors de la construction de l’hôtel de ville à la fin du XIXème siècle.
Photos avant/après, j'ai réussi à la prendre sous le même angle.
( voici celle dont vous avez eu un avant-goût hier )
Plusieurs de ces maisons possèdent une façade caractéristique de l'architecture médiévale : élévation en pan de bois sur un solin (muret) en pierre et étages en encorbellement. Les têtes sculptées ci-dessous ( maison des photos 1 et 2 ) ont été rajoutées à l'époque contemporaine.
Revenons sur nos pas et tournons à droite pour découvrir l'emplacement de l'auditoire du tribunal de baillage. Je ne sais pas du tout ce que c'est, je n'ai rien trouvé sur le net ... mais ça me plaît beaucoup !
Demain les défis du samedi, lundi les Collections de ... donc à mercredi prochain pour la suite et la fin.
Avant de rentrer vraiment dans la ville arrêtons-nous devant les restes de l'ancienne enceinte. Celle-ci, datant probablement du XIIIème siècle, était constituée d'une muraille de 2m d'épaisseur percée à intervalles réguliers de grandes niches d'archères. Leur destruction quasi systématique a eu lieu au XIXème siècle, mais quelques éléments ont été préservés lorsqu'ils constituaient des limites de propriété.
Nous pénétrons maintenant dans la ville par ...
La rue Bourbon-Penthièvre
Elle porte le nom du dernier seigneur de Vernon mort en son château de Bizy en mars 1793. Autrefois, ce quartier de Vernon était habité par une population très pauvre. Les maisons comportaient des perrons pour les protéger des inondations fréquentes ( voir photo de la carte ancienne trouvée sur place ). Avant la Seconde Guerre mondiale la rue, bordée de vieilles maisons à pans de bois, se prolongeait jusqu’à la Seine. Les bombardements et l’ouverture d'un boulevard ont entraîné la disparition d’une partie de ce quartier médiéval.
( la collégiale, aussi en travaux ... )
Au bout de cette rue à gauche la collégiale, et à droite ...
La maison du Temps Jadis
Cet édifice médiéval est l’une des plus anciennes maisons de Vernon, la seule de cette époque à avoir été épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Cette demeure à pans de bois du XVème siècle, édifiée sur des caves plus anciennes, comporte deux étages à encorbellement surmontés d’un comble avec pignon. Aujourd’hui, en raison de son intérêt à la fois historique et architectural, cet ancien " Café de la ville " est classé monument historique.
( encore et toujours des travaux ... )
Non, non, je vous promets que je n'avais pas bu ... enfin pas encore, c'était en fin de matinée ! 😂 Certaines maisons à pans de bois sont de guingois, ça participe à leur charme.
Le poteau d’angle est orné d’une statue en bois représentant une Annonciation, vous y voyez l’ange Gabriel annonçant à la Vierge Marie la venue du Christ.
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Pour Anika et sa Photo Préférée je lui ai proposé celle-ci prise dans une rue de Vernon justement, un petit avant-goût de ce que vous verrez demain.
Parmi les photos que je vous ai montrées depuis que j'ai commencé les balades en Bretagne il y en a deux dont certaines m'ont dit qu'on croirait des tableaux. Alors ni une, ni deux ... petit passage par Photoscape et les voilà " façon peinture " ! Donc voici Trégastel, et Trébeurden ...
Et puis je ne résiste pas à un nouveau triptyque " 100% Rio " !
Et enfin un grand merci pour vos gentils mots à l'occasion de l'anniversaire de mon blog, et en particulier à Brigou et Danièle ...
Ah si encore une chose ... je vous rappelle que vous avez jusqu'à jeudi pour m'envoyer vos photos de châteaux ... ça ne se bouscule pas ! 😉