Les lieux que j'ai visités et aimés, des vieilles pierres, des fleurs, des lavoirs, mais aussi des portes, des enseignes, des chats, et des défis, pour s'amuser un peu ! Mes photos sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans
mon autorisation.
Le lundi 2 novembre le thème sera
églises, chapelles, abbayes et tous
autres édifices religieux.Vous avez jusqu'au jeudi 29 octobrepour
m'envoyer 1 ou 2 photos.
Bienvenue sur mon petit blog photo ! Je suis loin d’être une pro, mais j’adore ça alors je ne m’en prive pas ! Je souhaite partager avec vous des photos des lieux où je me balade, des photos insolites, de fleurs bien sûr, et pourquoi pas des photos amusantes ...! J'espère que vous passerez un agréable moment en feuilletant mes pages, et je vous
remercie d'avance pour vos visites et vos commentaires !
Nous allons repartir aujourd'hui à Rouen, pas pour découvrir un lieu spécifique, mais deux de ses fontaines, la ville, comme beaucoup d'autres, n'en manque pas !
Fontaine de la Croix de Pierre
De style gothique, c'est la plus ancienne existante à Rouen, enfin ... plus ou moins,
laissez moi vous conter son histoire, une fois encore très mouvementée ! Une première fontaine fut construite en 1517 près d'une croix de pierre, alimentée par la source de Carville. Démolie par les calvinistes en 1562 elle fut ensuite restaurée. En 1774 la croix de pierre ayant été à son tour démolie on surmonta la fontaine d'une autre croix de pierre, qui lui donna son nom. En 1792 la croix fut remplacée par un buste de Marat,
lui-même retiré en 1795. Abîmée, elle fut restaurée en 1816, puis finalement reconstruite en 1870. Mais la fontaine de 1517 n'a pas disparu, elle coule désormais des jours heureux dans le square André Maurois qui sert d'écrin au musée des Antiquités !
( source texte Wikipédia )
Voici donc la fontaine actuelle sur la place, puis l'originale dans le square.
Voici une gravure du XIXème trouvée sur Ebay, et une carte ancienne aussi sur Ebay.
Fontaine Sainte-Marie
Celle-ci, monumentale, est beaucoup plus récente puisqu'elle date de la fin du XIXème siècle. Elle a été réalisée pour "habiller" un réservoir souterrain permettant, aujourd'hui encore, de délivrer de l'eau aux rouennais. Elle a été restaurée en 1983.
Le sculpteur animalier Victor Peter réalisa le cheval et le bœuf, ainsi que les deux
personnages près d'eux, symbolisant l'Agriculture et l'Élevage. Alphonse Guilloux
réalisa les enfants ( un peu en retrait ) figuration des eaux du Robec et de l'Aubette
( deux petites rivières ). La figure centrale symbolise la ville de Rouen sur un navire
qui vogue sur le Robec et l'Aubette. ( source texte Rouen )
Une prochaine fois vous en découvrirez d'autres, certaines qui existent toujours
et d'autres non, mais ça reste malgré tout intéressant, en tout cas pour moi, de
découvrir leurs histoires.
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Retrouvons maintenant le Clic Clac de Martine avec une photo pourvu qu'elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine ...J'ai choisi celle-ci prise sur la Rynek Glówny, la place du Marché de Cracovie. C'est un homme qui porte le Kontusz, long manteau d'apparat porté traditionnellement porté par les Sarmates, la noblesse
polonaise, du XVIème au XVIIème siècle.
Non, non je vous rassure vous n'êtes pas en retard ( enfin presque ! 😀 ), ce sera juste une de mes collections perso et en l'occurrence ... des enseignes ! Je ne vais pas vous en refaire l'historique, je l'avais fait il y a 18 mois ici, vous aurez juste les photos, les lieux
( sauf un ), ainsi qu'une citation de Victor Hugo dans Voyage au bord du Rhin :
" Où il n'y a pas d'églises, je regarde les enseignes :
pour qui sait visiter une ville, les enseignes ont un grand sens. "
Je vous emmène aujourd'hui dans ce tout petit village de la Sarthe de 70 âmes. Cette
visite ne fera l'objet que d'un seul article, juste deux "curiosités" à découvrir.
Le castrum Pireti
A la base ce fut un camp gallo-romain. Puis aux XIème siècle la motte féodale fut construite sur le même emplacement, de la main de l'homme, probablement avec la terre des fossés qui l'entourent. Elle contrôlait les vallées de la Dive et de l'Orne saosnoise.
Le plan photographié sur place ...
On distingue encore nettement sur la vue aérienne ( photo du panneau sur place )
la motte et ses remparts autour de la basse cour.
D'un diamètre d'environ 120 m au sol, et 50 m au sommet, elle culmine à 96 m au-dessus du niveau de la mer, et offre une vue panoramique à 360° sur les paysage alentour.
Une tour ou un château en bois devait être installé au sommet, servant de poste de guet et de défense pour un usage militaire. Aujourd'hui on y trouve une croix ...
Église Saint Jouin
Datant du XIIIème siècle elle se compose d'un nef romane à chevet plat, avec un clocher mur. Elle était bien sûr fermée, mais elle possède des voûtes en lambris avec un décor peint réalisé au XVIème siècle. Certains motifs représentent les corps de métiers attribués aux objets de la Passion. ( photos à voir sur Sarthe Tourisme )
Son entrée est précédée d'un balet, ou caquetoire, refait en 1742. Après l'office les
habitants s'y réunissaient afin de discuter des affaires courantes, des travaux, décisions
administratives ... intéressant la paroisse.
Ce balet abrite un porche du XIIIème siècle ...
J'ajoute que Peray est situé au nord de la Sarthe, à 13 km au-dessous de Mamers.
Mais avant petite piqûre de rappel ! Vous avez jusqu'à jeudi soir pour m'envoyer vos
photos pour les Collections de ... consacrées le 2 novembre aux chapelles, églises, abbayes et autres édifices religieux. J'en ai déjà reçu pas mal ... mais j'en veux
encore, je suis gourmande !!! Merci d'avance ...
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Je vous ai fait beaucoup lire la semaine dernière, aujourd'hui ce sera le minimum !
Ces morceaux choisis seront des photos du Maroc, prises lors des trois séjours que
nous avons fait là-bas, et sans aucun fil conducteur.
Voilà c'est officiel ... nous nous lançons dans la production de fruits de la passion !!! Bon nous commençons avec trois ... on ne pourra que s'améliorer ! 😂 Pour être honnête il y en a eu quatre autres, mais ils ont très peu grossi et sont devenus tout mous, avant de tomber. Ceux-là par contre ont grossi, et sont bien fermes, on croise les doigts ! 🤞
Qu'ils se lancent dans la production ou pas, les autres participants sont chez Patricia.
Ma' pour son Projet 52 nous demande d'illustrer plein air, j'ai longtemps réfléchi car encore une fois pas très inspirée, et euréka, j'ai pensé à ça ...
Et voici ma photo perso ...
Et enfin pour Jean-Pierre et ses fleurs du samedi je continue avec des fleurs roses, pour octobre rose, une rose caressée par un rayon de soleil, un althéa, et un nénuphar ...
Les nénuphars
L'étang dont le soleil chauffe la somnolence
Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ;
Les uns, sortis de l'eau, se dressent tout tremblants,
Et dans l'air parfumé leur tige se balance.
D'autres n'ont encor pu fièrement émerger :
Mais leur fleur vient sourire à la surface lisse.
On les voit remuer doucement et nager :
L'eau frissonnante affleure au bord de leur calice.
Edmond Rostand
( Oups ... le nénuphar du poème est blanc, pas rose ! 😏 )
... notre balade à Léhon, aussitôt sortis de l'abbatiale rendons-nous au jardin jacquaire.
Cet espace est dédié aux plantes jacquaires, celle qui étaient utilisées par les pèlerins
de Saint-Jacques de Compostelle et lors des Croisades, dont celles rapportées du Moyen-Orient comme certaines roses, les poiriers et les lys. Elles sont environ 250.
Je ne sais pas ce qu'est exactement ce petit édifice au fond du jardin ...
Pas d'autre blabla, juste quelques photos prises ici et là dans le village ...
Deux cartes anciennes du cloître ( que j'ai oublié de vous montrer mercredi ) la première trouvée sur Cartorum, et la seconde sur Info Bretagne.
Et enfin une lithographie de 1880 que j'ai photographiée sur place.
Ainsi s'achève notre visite de ce très joli village, j'espère que vous aurez pris autant de plaisir à le découvrir que j'en ai pris moi-même ce 19 août 2023. Écrire ces 5 articles
m'a permis d'approfondir la découverte des lieux, et j'ai appris plein de choses ! Comme d'autres les animaux ou les fleurs, vous savez à quel point les vieilles pierres me passionnent. Plus que l'architecture proprement dite de ces bâtiments, c'est leur histoire
qui m'intéresse, et les anecdotes les concernant ... Et nul doute qu'ici à Léhon les vieilles pierres ont subi les vicissitudes de l'histoire ! Si d'aventures vos pas ( ou peut-être vos roues ! 😉 ) vous mènent ici, je vous conseille un salon de thé, le Café Gloutons, juste à côté de l'abbaye où vous pourrez déguster glaces, gâteaux, jus de fruits, thé ...
Voir ici page Facebook.
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Ma participation au Clic Clac de Martine avec une photo pourvu qu'elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine ...J'ai choisi celle-ci prise dans le Vieux Lille, la brigade équestre régionale, avec 6 chevaux boulonnais et 12 policiers, patrouille dans
la ville et aux alentours et lors des manifestations, en particulier près du stade.
... dans l'abbatiale, contiguë bien sûr à l'abbaye.
Sa construction remonte autour de 1190 - 1210, peut-être sur les ruines de l'ancienne église. Elle fut restaurée à la fin du XIXème siècle, première pierre de restauration bénite le 2 juin 1885, et consacrée église paroissiale le 8 juillet 1897.
Le portail est orné de chapiteaux et cul de lampe sculptés. Un arc plein cintre du XIIème siècle avec de nombreuses voussures est percé en son centre.
Photos trouvées sur le net, ne concernant pas cette abbatiale.
Le chevet de l'abbatiale avant restauration, et aujourd'hui.
Elle présente une grande nef à vaisseau unique rectangulaire, couverte de voûtes d'ogive bombées du XIIIème siècle, refaites au XIXème siècle.
La cuve baptismale
Monolithe et de forme circulaire elle date du XIIème siècle et provient de l'ancienne église du village. Elle est ornée de feuilles et de mascarons, et ses bords sont très usés par le frottement des mains, mais aussi par les outils affûtés sur les bords pour les bénir. Classée aux monuments historiques elle sert aujourd'hui de bénitier.
Les stalles
Elles sont du XVIème siècle, en bois taillé et peint, et sont décorées de panneaux peints représentant des portraits de prélats fondateurs de communautés religieuses.
Les gisants
On trouve huit gisants dans l'abbatiale, dont quatre de la famille Beaumanoir dont la chapelle a été transformée en sacristie. Ici celui de Jean V de Beaumanoir ...
Les vitraux
Celui du chœur a été réalisé par l'atelier Daumont-Tournel en 1962.
La chaire
Elle est en pierre, composée d'un escalier et d'une tribune, et réalisée par Jean Hébert. Les panneaux ont été exécutés d'après les croquis d'Aristide Bourel.
Une dernière photo, l'abbaye à gauche et l'abbatiale à droite ...
Comme vous l'avez vu il ne restait pas grand chose de l'abbatiale à la fin du XIXème siècle, elle a donc été restaurée/reconstruite dans le style de l'époque, plus ou moins "moderne", l'essentiel étant qu'elle existe à nouveau aujourd'hui.
J'avais dit 3 ou 4 billets ... il y en aura 5 !
A demain donc pour la suite et la fin.
... aujourd'hui quelques endroits de l'abbaye à commencer par ...
Le cloître
Entièrement refait au XVIIème siècle par les mauristes*, il se trouve à l'emplacement de l'ancien, d'époque romane. Les mauristes on réutilisé certains des chapiteaux de ce premier cloître pour servir de margelle à la citerne, et de pavage pour le réfectoire, ils présentent à quelques endroits des traces de polychromie. Il mesure un peu plus de 26m x 20m, les piliers sont carrés et reliés entre eux par des murets au niveau des soubas-
sements moulurés ( sources texte Wikipédia et Bretania.bzh )
*mauristes : moines bénédictins membres de la congrégation de Saint-Maur créée en 1618 et réputée en raison de ses travaux historiques d'un haut niveau d'érudition. Elle tire son nom d'un disciple de Saint Benoit, Saint Maur, à qui est attribuée l'introduction en Gaule au Vème siècle de la règle de Saint Benoit. ( source texte Wikipédia )
Rentrons pour découvrir ...
Le réfectoire
Avec celui de l'abbaye de Beauport à Paimpol ce sont les deux seuls de cette importance conservés en Bretagne. C'est une grande salle rectangulaire dont les dimensions du XIIème siècle étaient de 24m x 8m. La longueur se trouva réduite par la construction d'un mur de refend. La pièce est couverte d'une voûte lambrissée que soutiennent des poutres massives. Le sol fut rehaussé par les mauristes au XVIIème siècle pour éviter
les inondations dues aux débordements de la Rance.
Au fond le niveau du sol fut surélevé de quelques marches, et un coin cuisine avec
cheminée et potager fut aménagé. Il est un des rares témoins des réfectoires de cette
période encore aussi bien conservé : grandes baies gothiques à remplages trilobés, chapiteaux aux motifs de feuilles du XIIIème siècle, fleurs aux ton ocres dans l'embrasure des baies. Les vitraux sont l'œuvre de Gérard Lardeur en 1991.
( sources texte Wikipédia et Pop Culture )
Montons maintenant dans ...
Les combles
Situés au-dessus des dortoirs ils servaient de réserves à la communauté. Ils sont
éclairés par des lucarnes, la charpente ( magnifique ! ) est en bois, en forme de carène
de bateau renversée. Des séparations en bois délimitent des cellules, reproduisant
celles des moines ( j'ai lu quelque part que ça a été fait lors du tournage d'un film, et laissé en place ). Au fond une statue de Saint Magloire. ( source texte Wikipédia )
Terminons par un petit bâtiment dans le fond du jardin ...
Le pavillon vide bouteilles
Et surtout ne me demandez pas l'origine du nom !!! 😂 C'est une sorte de gloriette, construite par la famille qui avait acheté l'abbaye en 1792. Elle fut longtemps laissée à l'abandon, et les inondations de 2010 ne firent qu'aggraver les choses. Une question se posa alors, restaurer ou détruire ? Heureusement il fut décidé de restaurer, et une découverte fut faite. Les inondations avaient mis à jour la présence de pierres de taille au niveau des fondations, ce qui laissait à penser qu'un moulin se trouvait là avant.
( source texte Le Télégramme )
Je vous joins un plan trouvé sur le dépliant ( mais sur le net ) ...
... la visite du joli village de Léhon avec, comme promis ...
L'abbaye Saint-Magloire
Elle fut fondée au milieu du IXème siècle autour des reliques de Saint-Magloire, évêque de Dol, transportées depuis sa sépulture sur l'île de Sercq. Vers 910, les Vikings arrivant, les moines fuirent avec les reliques vers Paris où ils fondèrent une nouvelle abbaye.
Vue du centre du village
Celle de Léhon fut pillée et détruite, mais de retour en 1008 les moines la reconstruisirent, en pierres cette fois ( elle était en bois avant ), pierres provenant probablement
d'un temple gallo-romain, peut-être celui de Corseul, ou celui de Taden. L'abbaye
parisienne devint alors la maison mère.
Porte d'entrée
Des bâtiments de cette époque rien ne subsiste ... En 1168 Henri II ( encore lui ! 😣 ), après avoir rasé le château, brûla le cimetière mais épargna l'église et le prieuré qui sera malgré tout rasé l'année suivante. Reconstruit en 1170 les travaux durèrent jusqu'au
XIVème siècle, et l'abbaye passa en 1181 sous la tutelle de celle de Marmoutier.
L'abbaye vue du jardin donnant sur la Rance : à gauche la chapelle des Beaumanoir devenue sacristie, au milieu l'abbatiale, et à droite les bâtiments conventuels.
Entre 1604 et 1611 l'esprit réformateur se répandit à Léhon, l'abbaye connut alors un renouveau spirituel et économique à l'origine de très importantes modifications des bâtiments. En 1768 la crise des vocations ( déjà ! ) entraîna la dispersion de la communauté sur décision royale et les six derniers moines quittèrent définitivement les lieux.
Tout au fond du jardin le long de la Rance, probablement ce qu'il reste de l'ancienne église paroissiale, détruite en 1897.
En 1792 l'abbaye fut vendue comme bien national à un particulier qui l'habita pendant 30 ans, avant de la revendre à une famille anglaise. Elle fut tour à tour brasserie, puis manufacture de toiles à voiles, et enfin filature. L'ancienne hôtellerie fut transformée
en salle de classe pour les jeunes filles jusqu'en 1959.
Vue depuis l'autre côté de la Rance
L'édifice fut offert à la mairie de Léhon qui fit de l'ancienne abbatiale l'église paroissiale du village. Les bâtiments conventuels ne furent restaurés qu'à partir de 1956. De nos jours elle offre un superbe écrin accueillant chaque année de nombreux artistes.
Cette porte en arc plein cintre était le porche d'entrée de l'hostellerie.
L'église, la sacristie, la porte de l'ancienne église, le bâtiment affecté à l'école des filles, le réfectoire et le bâtiment à l'est du cloître sont classés au titre des monuments historiques depuis 1931. Ils étaient classés par liste dès 1875 grâce à Prosper Mérimée, suite à une visite qu'il y avait faite. ( sources textes Wikipédia et Tourisme Bretagne )