Les lieux que j'ai visités et aimés, des vieilles pierres, des fleurs, des lavoirs, mais aussi des portes, des enseignes, des chats, et des défis, pour s'amuser un peu ! Mes photos sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans
mon autorisation.
... notre découverte de la Petite Venise à l'heure de Noël, et toujours sous la neige ! Hélas elle n'a pas tenu longtemps, il ne gelait plus et elle s'est vite transformée en grésil, puis en pluie ...
Énorme coup de ♥ pour cette jolie boutique, cette photo a d'ailleurs été ma " photo préférée du moment " pour Anika hier.
... Saint corneille de Puycelsi. Elle fut édifiée à la fin du XIVème début du XVème siècle sur les fondations d'une église antérieure et elle était entourée par les deux cimetières d'Orient au sud, et d'Occident au nord, qui n'existent plus. A l'origine il existait un clocher mur mais il a été remplacé entre 1777 et 1805 par un clocher porche ...
Le portail sur le côté ...
Saint Corneille à qui est dédiée cette église, il en existe plusieurs et je ne sais pas duquel il s'agit ...
Le banc où s'asseyaient les quatre consuls dont je vous ai parlé il y a quelques jours, deux pour le village et deux pour la campagne ...
Le plafond réalisé par les mêmes artistes que la cathédrale d'Albi, même couleurs, mêmes motifs, il a été restauré ...
L'immense retable qui occupe presque la totalité du fond de l'église est un véritable joyau. Il en existe de presque semblables dans d'autres églises de la région, mais celui-ci, peint en 1689, est le seul à avoir gardé son aspect d'origine. Au-dessus une Vierge en bois du XVIème siècle, entourée de deux anges également en bois du XVII ème ...
Et pour terminer ce magnifique lutrin du XVIIème siècle en chêne et en noyer, il est classé comme le retable ...
Pardon d'avoir été si longue mais cette église est magnifique et regorge de choses belles et intéressantes !
Et nous retrouvons aujourd'hui Pascale pour sa rubrique des " Boutiques et commerces d'hier " à laquelle je tiens particulièrement car elle nous permet durant quelques instants de redonner vie à ces endroits parfois oubliés. Ceux de ce matin se situent à Castres dans le Tarn ...
Bon cette pharmacie n'est pas oubliée puisqu'elle existe encore et ses propriétaires ont eu la bonne idée de la garder en l'état, ce qui lui confère un charme certain !
Par contre étant donné le n° de téléphone je doute que cette entreprise de vins et combustibles existe encore !
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Et juste pour le plaisir quelques enseignes d'anciens commerces, ici des coiffeurs ...
. . . comme tous les lundis mais pas que ( il y a du blé aussi ), et pas de près comme d'habitude, il faut changer, casser la routine, suivre d'autres chemins ! Alors à défaut de " mers d'eau " voici des mers . . . de fleurs !
( pâquerettes, blé, coquelicots, colza, lin )
Et puis comme tous les lundis un ciel pour Arlette et Syvlvie, le mien sera celui de Paris samedi au-dessus du Marché des Enfants Rouges . . .
Je vous retrouve ce lundi pour le 6ème opus du Flower Power initié par Bernard Bernieshoot , afin de commencer la semaine d'une jolie façon , car les lundis sont souvent très durs pour certains d'entre-nous ! Ce sera donc aujourd'hui une magnifique glycine blanche, trouvée à Genillé en Indre et Loire !
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Et puis comme c'est lundi . . . c'est aussi le ciel chez Arlette et Sylvie ! Alors c'est encore celui au-dessus de ma basilique , je sais ça n'est pas très original ! Mais après un temps pourri toute la journée d'hier , le soir à plus de 20h le soleil est arrivé , éclairant joliment le dôme et le campanile . . .
Mais vous vous souvenez, je vous avais dit lundi qu'on partait à l'étranger ...? Mes portes seront donc ... marocaines ! L'architecture de ce pays présente une diversité qui puise ses racines dans l'art hispano-mauresque. Elles symbolisent l'accueil et la sécurité, une porte est ici perçue comme un seuil sacré qui sépare l'espace public de l'espace privé. Elles peuvent également indiquer le statut social et la richesse des occupants. Colorées, cloutées, ou sculptées, elles ont un charme fou !
Portes en bois clouté
Elles sont un élément essentiel dans l'architecture marocaine traditionnelle. On en trouve beaucoup dans les médinas des vieilles villes impériales. Les motifs géométriques dessinés par les clous ne sont pas uniquement décoratifs. Ils servaient historiquement à renforcer la structure en bois massif contre l'usure et les intrusions. Plus le motif est complexe, plus la maison est importante, ce qui à priori n'est pas le cas ici.
Portes en arcades
Elles sont l'un des styles les plus reconnaissables de l'architecture marocaine. Elles sont caractérisées par des arcs en ogive ou en fer à cheval souvent ornés de motifs géométriques et de stucs décoratifs. On les trouve également souvent dans les médinas, ainsi que dans les kasbahs. Les arcs en ogive permettent de créer une ouverture élégante, tout en offrant une solidité structurelle.
Portes en bois sculpté
Elles sont un autre élément central de l'architecture marocaine. Elles sont souvent décorées de motifs floraux, géométriques ou calligraphiques, sculptés avec une précision artisanale. Les bois varient mais le cèdre, le chêne ou le noyer sont particulièrement
appréciés pour leur durabilité et leur beauté.
Médersa Ben Youssef
Portes en fer forgé
Le fer forgé est couramment utilisé pour créer des portes solides et décoratives. Elles sont souvent ornées de motifs élaborés, fleurs stylisées ou formes géométriques, qui ajoutent une touche d'élégance et de sécurité. Le fer forgé est plutôt utilisé pour les portes des maisons modernes, et dans les grilles de sécurité des riads et des palais.
Désolée ... fichu soleil !!!
Mais pourquoi sont-elles parfois si basses ?
On est parfois obligés de baisser la tête pour rentrer dans un Ryad ou une Zaouïa, ça n'est pas une erreur de calcul ! C'est une architecture de l'humilité, cette petite porte
( souvent insérée dans une plus grande ) oblige le visiteur à s'incliner en signe de respect avant de pénétrer dans l'intimité du foyer.
Le mystère des deux heurtoirs
Sur les portes anciennes il y a souvent deux heurtoirs ( appelés matraq ) en métal
distincts, et produisant deux sons différents. Le plus haut pour les hommes, le plus bas pour les femmes. Ils permettaient aux personnes à l'intérieur de distinguer les
visiteurs selon leur genre, permettant ainsi un accueil personnalisé.
J'espère, comme ça a été le cas pour moi, vous en avoir appris un peu plus sur la symbolique des portes marocaines. Clins d'œil à Huguette et Paul ( grands baroudeurs ), Violette et Karim ( Karim étant originaire de Safi ) et Luc et Françoise ( ayant vécu
à Ouarzazate ), n'hésitez pas à me dire si j'ai écrit de grosses bêtises !
J'ai en ce moment deux grandes villes "sur le feu", Troyes et Rouen, c'est dans cette
dernière que nous nous retrouvons aujourd'hui. Certes il me reste Lille ... mais depuis
16 mois je n'ai toujours pas trouvé le temps de trier et retoucher mes photos ! J'ajoute que, si ça vous intéresse, dans la colonne gauche de mon blog se trouve une page " les grandes villes " que j'actualise au fur et à mesure. Je vous présente donc la cathédrale Notre-Dame. Nous allons cette fois-ci en découvrir l'extérieur, j'ai beaucoup de photos, je vais essayer d'être concise dans le texte, mais vais-je y arriver ...?!!! 🤔
Elle se nomme officiellement cathédrale primatiale Notre-Dame de l'Assomption,
l'archevêque de Rouen portant le titre de primat de Normandie. Elle est la plus haute
de France, et jusqu'en 1880 elle fut même le plus haut bâtiment du monde !
La flèche était en travaux en mars 2024 quand nous y sommes allés, en juillet de la même année elle a subi un incendie probablement provoqué par une étincelle lors
d'une soudure, heureusement peu de dommages pour l'édifice.
C'est une construction d'architecture gothique dont les premières pierres remontent
au XIIème siècle, sur les fondations d'une basilique du IVème siècle, et d'un ensemble roman du XIème siècle. Détruite lors des invasions vikings en 841 alors qu'elle n'était qu'une basilique, puis partiellement en 1944 par les bombardements alliés, c'est un
édifice "vivant" en perpétuelle évolution. Elle est aussi considérée comme " la plus humaine des cathédrales " du fait de sa façade occidentale asymétrique, témoignage de 700 ans d'évolution architecturale, fruit du labeur de plusieurs générations d'artisans.
Le rythme de la façade est donné par quatre tourelles et leurs flèches ajourées. Le porche principal, celui du milieu et le plus récent des trois, se nomme portail Notre-Dame. Les deux portails des bas côtés, portail Saint-Jean à gauche et portail Saint-Étienne à droite, datent entre 1170 et 1180. De chaque côté au-dessus des portails des niches accueillent des statues alignées dans une galerie répartie dans 3 fenestrages
au sud, et 4 au nord. Elles sont uniques en France mais communes en Angleterre, ce
qui suggère une influence d'Outre-Manche.
Je vais terminer ( pour aujourd'hui ! 😋) par les décors de la toiture de la cathédrale, au-dessus du chœur. Ils avaient été commandés au cardinal Georges d'Amboise au XVIème siècle, arrivés à Rouen en 1540. Ils furent hélas détruits lors d'un incendie en 1822 lorsque la cathédrale reçut la foudre et qu'une partie de la toiture partit en fumée. Ils ont été refaits de 2019 à 2021, conformes à ce qui restait dans les archives, en particulier une gravure. Ils racontent en détail la légende de Saint Georges, en hommage aux cardinaux Georges Ier et Georges II d'Amboise, en charge de la cathédrale de Rouen de 1494 à 1550. Désolée photo très moche car j'ai dû beaucoup zoomer, vous en trouverez de plus jolies sur Culture.gouv
Avant de commencer quelques mots ! Je sais que certaines d'entre-vous ne reçoivent pas les notifications lors de la parution des nouveaux billets. Personnellement je n'ai pas ce problème, la seule chose que je constate c'est que à part Marydom vous êtes toutes chez Orange, et que ce problème était déjà arrivé avant les migrations. D'ailleurs l'une d'entre vous s'est réinscrite avec une adresse Gmail et elle reçoit à nouveau mes notifications. Après je sais que vous recevez bien celles d'Overblog et d'Eklablog mais ça n'a rien à voir, ça n'est pas un problème de serveurs. J'espère que ce sera rétabli très vite !
Continuons notre découverte de la cathédrale Notre-Dame !
Tour Saint-Romain
La tour Saint-Romain à gauche de la façade est la partie la plus ancienne, elle date du XIIème siècle. Elle était à l'origine couronnée d'une flèche en pierre, après la démolition de celle-ci un autre niveau fut ajouté doté d'un toit en charpente. A priori cette tour fut isolée de la cathédrale et servit de tour défensive avant d'être intégrée à la façade. La maison du carillonneur accolée à la tour fut détruite en avril 1944. La tour elle-même brûla le 1er juin 1944, seuls les murs restèrent debout. La tour aurait pu être le premier beffroi de Rouen et aurait abrité les cloches communales jusqu'en 1382, date de la construction du Gros Horloge ( voir ici ). Elle abrite aujourd'hui cinq des sept cloches de volée, ainsi qu'un carillon provenant de la tour de Beurre.
Tour de Beurre
Située à droite de la façade elle est beaucoup plus récente puisqu'elle date du XVIème siècle. Elle est "couronnée" ce qui est caractéristique du style flamboyant. Elle est dite
" de beurre " car elle fut financée avec des indulgences, à savoir que des fidèles riches pouvaient manger du beurre pendant le Carême contre une compensation financière
qui finança la construction. Une autre explication viendrait de sa couleur jaune ( sur
ma photo d'hier on voyait bien la différence ) dûe à la pierre de l'Oise alors que le reste
de l'édifice est en pierre de Caumont. La première explication est privilégiée. Elle contient les deux autres cloches, dont une immense fondue en 1501 qui a pris le nom
de son mécène, Georges d'Amboise.
Carte ancienne trouvée sur le net, par chance ma photo a été prise sous le même angle !
Et suprême honneur, cette tour de Beurre a inspiré la construction d'un célèbre building de Chicago, la Tribune Tower, en 1923-1925 !
Vous ne les verrez pas sur mes photos mais les deux tours sont perforées " d'étranges cavités ", merci à Violette de me l'avoir rappelé. Il faut savoir que durant le Moyen-Âge l'espace autour de la cathédrale était un lieu de vie animé et commerçant. De nombreuses maisons et des échoppes y étaient installées, serrées les unes contre les autres, certaines étant même fixées dans les murs en pierres des deux tours. Au XIXème siècle la mode étant celle de vastes parvis devant les cathédrales, la municipalité détruisit ces maisons et ces échoppes. Ces trous correspondent donc aux anciennes poutres des constructions appuyées autrefois à l'église.
Un tableau du peintre danois Heinrich Hansen qui représente la place devant la cathédrale au XIXème siècle, et une photo de ces trous, les deux trouvés sur 76Actu.
On remarque bien les maisons et échoppes adossées à l'église.
Lizio, en plus d'avoir été un très joli " Petit village de caractère " possède un lieu un peu hors du temps, à la fois magique, poétique, féérique, fantastique, coloré... l'Univers du Poète Ferrailleur ! Le poète c'est Robert Coudray, un artiste hors du commun qui depuis 25 ans chine et récupère de vieux objets et leur redonne vie... et quelle vie ! Machines fantastiques, sculptures bruyantes, moteurs malicieux, fontaines musicales... tout est prétexte à l'émerveillement ! Ici on redevient des enfants, on est fascinés, émerveillés, subjugués... On va commencer par découvrir l'extérieur, que je nommeai " le village ", beaucoup de photos mais rien d'autre à lire, juste une petite citation par ci, par là...
Quand nous cessons de nous émerveiller, nous arrêtons de croire en la vie. Michel BOUTHOT
La poésie est le plus joli surnom qu'on donne à la vie. Jacques PRÉVERT
Et si nous gardions du temps pour ne rien faire, pour contempler, pour respirer ? Christophe ANDRÉ
S'émerveiller c'est ne jamais s'habituer. Christian BOBIN
L'enfance trouve son paradis dans l'instant.
Elle ne demande pas du bonheur. Elle est le bonheur. Louis PAUWELS
Si comme moi vous avez gardé votre âme d'enfant, si vous voulez rêver, vous émerveiller, vous vider la tête ... cet endroit est pour vous ! Ils font très peu de publicité pour ne pas être envahis, et demandent de faire très peu de photos, ça ne m'arrive pas souvent mais sur ce coup là ... je n'ai pas été une bonne élève ! 🙄
Pour la dernière fois retrouvons ces maisons à pans de bois que j'aime tant. Les rez de chaussée de ces maisons abritaient les échoppes, études ou officines, tandis que les étages étaient réservés à l'habitation. Si la façade sur rue est à pans de bois, les murs latéraux et la façade sur cour sont généralement en pierre, ce qui permet de limiter la progression d'éventuels incendies. Du côté cour se dresse la tour de l'escalier à vis qui permet de desservir les étages, il est accessible depuis la rue par un couloir traversant. Contrairement à une idée reçue ces maisons ne sont pas les maisons des pauvres gens. C'est la bonne bourgeoisie de la ville ( marchands, notaires, magistrats ... )qui fait construire les plus belles maisons à pans de bois en particulier sur la Grande Rue, et ce sont principalement ces maisons que je vais vous montrer aujourd'hui.
Le long des maisons vous remarquerez des bornes-charretières, très caractéristiques du Mans. La borne-charretière, ou chasse-roue, ou boutte-roues est une pièce, ici en pierre, qui est destinée à empêcher les roues des charrettes de détériorer les murs.
Une dernière maison sise dans cette Grande Rue, mais pas à pans de bois.
La maison d'Adam et Éve
Cette maison Renaissance fut édifiée en 1528 par Jehan de l'Espine médecin de la reine Marguerite de Navarre. Elle doit son nom au bas-relief de sa façade, mais en réalité les personnages qui y sont représentés seraient plus probablement Ariane et Bacchus, accompagnés de signes du zodiaque.
A mercredi pour la suite ... si vous n'êtes pas lassés ! 😉
Comme promis lundi, commençons à découvrir les plus jolies maisons de la ville. Nous sommes dans la rue de la Reine Bérengère qui débouche sur la cathédrale Saint-Julien. Toutes les maisons y sont remarquables, mais quatre d'entre-elles rivalisent de détails minutieux.
Maison des Deux Amis 1
C'est la plus significative et la mieux conservée de cette époque, sa récente restauration a permis d'affiner la datation aux alentours de 1430. C'est une échoppe surmontée de deux étages en encorbellement et encadrée de piliers sculptés, l'un d'entre eux représente deux personnages qui se tournent le dos. (curieuse attitude pour deux amis !)
Maison de la Reine Bérengère 2
Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion, n'a jamais habité cette maison. La légende tenace a été longtemps entretenue. Mais Bérengère, décédée en décembre 1230, aurait eu bien du mal à habiter un logis bâti à la fin du XVème siècle. En réalité elle habitait au Palais comtal, habitation plus conforme à son rang.
Maison de l'Ave Maria, ou de l'Annonciation 3
Elle date du début du XVIème siècle, mais je n'ai pas d'autres renseignements.
Maison du drapier4
Elle date de la première moitié du XVIème siècle et son nom vient probablement du décor sculpté de l'impressionnante sablière (grosse poutre horizontale) composé de personnages nus ou habillés.
Ces trois dernières maisons constituent le musée de la Reine Bérengère qui est riche d'une très intéressante collection de peintures, gravures et dessins anciens représentant Le Mans et plus particulièrement sa vieille ville. Elles ont été sauvées de la destruction par Adolphe Singher à la fin du XIXème siècle
Et juste à droite de la maison de la Reine Bérengère la Cour Pôté 5 ( la maison n'existe plus ), et là je ne peux pas résister à vous montrer cette photo ...
Je vous rappelle que vous avez jusqu'à demain soir pour m'envoyer vos photos de chapelles, églises, ou pourquoi pas temples, mosquées, ou autres ...
Après vous avoir fait découvrir quelques bâtiments "publics" dans les 3 premiers articles, je vais aujourd'hui vous montrer une maison, la Casa dei Vettii. Et quelle chance nous avons eue ! Je vous rappelle que nous sommes allés en Italie en mai 2023, et cette maison a été réouverte au public le 13 janvier de la même année après 20 ans de fermeture pour travaux ! Elle a été attribuée aux Vettii suite à la découverte de deux sceaux en bronze gravés à leurs noms, Aulus Vettius Conviva et Aulus Vettius Restitutus. Ces deux hommes, frères d'après les historiens, appartenaient à une ancienne caste d'esclaves affranchis, et avaient fait fortune dans le commerce du vin et des produits agricoles. En conséquence ils se firent construire une riche maison, l'une des plus grandes de Pompéi, décorée de stucs, de fresques, de mosaïques et d'innombrables statues.
L'atrium
Il se situe juste après l'entrée, et donne sur le jardin et le grand péristyle. Son toit possède une ouverture carrée (compluvium) par où se déversaient les eaux de pluie qui tombaient ensuite dans un bassin central (impluvium, d'où le nom de certains lavoirs chez nous). Les maisons privées privilégiaient l'utilisation de l'eau de pluie car pour faire venir l'eau de l'aqueduc il fallait payer une redevance ( ah les impôts !!! 😂 ).
Le péristyle et le jardin
Le péristyle est la galerie de colonnes qui fait le tour du jardin, les murs sont tous ornés de fresques. On compte pas moins de 14 fontaines dans le jardin dont certaines sont en marbre, et d'autres en bronze. Deux des fontaines en marbre représentent des amours avec une oie sous le bras, l'eau jaillit du bec.
Le laraire
La maison des Vettii possède son propre laraire. C'est un autel, une sorte de petit temple destiné au culte des Lares, dieux du foyer. Au milieu le fondateur de la famille présente des offrandes aux Lares représentés sous la forme de jeunes hommes porteurs de cornes d'abondance. Le serpent est symbole de paix et de prospérité.
L'œcus
Du grec ancien οἶϰοςappartement, chambre à coucher, c'est une pièce de la maison romaine équivalant à un salon. Elle se trouve en général entre l'atrium et le péristyle donnant sur un jardin. En archéologie on l'identifie comme un salon en raison de ses dimensions plus amples que celles des chambres à coucher et de la présence d'une décoration soignée. Ce salon servait parfois de triclinium pour les banquets.
Je pensais ne faire qu'un seul article sur cette maison mais il me reste encore trop de choses à vous montrer, rendez-vous donc demain pour la seconde partie, en attendant ...
Au Mans il n'y a pas que des maisons à pans de bois, on en trouve aussi de très jolies en pierre, ou bien qui mêlent à la fois les pans de bois et la pierre. Je vais vous en présenter quelques-unes, certaines sont peu visibles de la rue, vous n'en verrez que des petits bouts ... " pour vivre heureux vivons cachés " !
Hôtel des Morets 1
Également appelé Maison à la Tourelle ou Maison canoniale Saint-Paul, il est situé sur la place de la cathédrale Saint-Julien. Probablement construit pour Jacques de Courthardy archidiacre du Mans, il est de style renaissance italienne (vers 1520-1530) avec un décor sculpté composé de petits personnages mêlés à de la végétation. Marie de Médicis y aurait séjourné en 1614, mais il est possible qu'il y ait confusion avec l'hôtel du Grabatoire tout proche. Son parfait état de conservation est dû à une importante restauration au XIXème siècle.
Palais du Grabatoire 2
Il s'agit d'un ancien palais canonial construit à partir de 1520 pour Jean de Couthardy. Très peu de documents, ouvrages ou revues mancelles ont retracé l'histoire de l'édifice, il s'agit de l'un des monuments les plus méconnus de la ville. Il semble tirer son nom d'un bâtiment qui recevait les chanoines grabataires. Il est composé d'un grand pavillon, prolongé à l'ouest par un bâtiment imposant sur lequel vient s'appuyer un petit logis. Deux tourelles à pans coupés avec des toits aigus desservent les étages. Il est l'actuelle demeure épiscopale de l'évêque du Mans.
Maison du Bon Conseil 3
Elle date du XVème siècle, je n'ai rien trouvé d'autre la concernant.
Hôtel de Vaux 4
C'est l'une des rares demeures appuyées sur la muraille de la vieille ville. Il fut reconstruit au XVIème siècle sur des fondations estimées du XIVème siècle. Le peintre manceau Jules-Alfred Hervé Mathe vécut et peignit dans le bâtiment.
Hôtel Nepveu de Rouillon 5
Il date du XVIIIème siècle. Il présente une architecture différente de la plupart des autres bâtiments de la vieille ville. L'édifice est actuellement la résidence urbaine des Compagnons du devoir considérés comme des artisans héritiers des bâtisseurs du Moyen Âge.
Hôtel Aubert de Clairaulnay 6
C'est un édifice datant de la Seconde Renaissance du Mans. Il a été construit par Macé Aubert de Clairaulnay au XVIème siècle.
Pardon de faire si simple en ce moment , sans beaucoup d’explications , mais comme beaucoup je cours après le temps ! J’ai fait le choix , contrairement à d'autres , de ne pas faire de pause ( sauf le 24 et le 31 ! ) mais je suis obligée de faire court !
C'est une petite ville au nord est de l'Indre et Loire où nous nous sommes brièvement arrêtés lors de nos vacances en mars, et que je vous ferai découvrir prochainement. Mais aujourd'hui je vais vous présenter un peu d'art de rue que nous avons beaucoup apprécié. L'occasion d'un article presque sans paroles puisque je n'ai quasiment rien trouvé concernant ces mosaïques et ces fresques.
Fresque en mosaïque représentant des scènes de la Belle Époque ...
CRI Ateliers Mosaïque Bâtiment.
Une autre fresque représentant le travail du cuir puisque Château-Renault, à partir de 1542, a été une ville importante pour la tannerie, on y trouve d'ailleurs un musée.
Et puis deux fresques peintes ...
Œuvre de l'artiste de rue GIL KD, il nomme ses personnages féminins Les filles du vent.
D'après la signature il s'agirait également d'une œuvre de GIL KD.
Une dernière mosaïque difficile à photographier, et qui ne rend hélas pas grand chose ...
Alors, ai-je tenu ma promesse de faire court ...?!!!
Je vous retrouve ce dimanche pour cette rubrique de Pascale que j'aime beaucoup ( la rubrique . . . mais Pascale aussi ! ) ! Un ancien café , photo prise à Cormery en Indre et Loire en mai 2012 . La photo n'est certes pas récente . . . mais je ne pense pas que ça ait changé beaucoup aujourd'hui !
Petit retour en arrière
Au sujet des petits cochons ailés d'hier , merci à Mireille qui m'a expliqué qu'ils étaient posés autrefois sur la caisse des charcutiers pour recevoir les pourboires ! On voit bien en effet la petite fente pour y glisser les pièces ! Et ma belle-fille m'a appris qu'il existe en Angleterre une expression " Quand les cochons auront des ailes " qui veut dire la même chose que le " Quand les poules auront des dents " de chez nous !
. . . c'est le nouveau rendez-vous donné par Pascale et ayant plusieurs photos dans mes dossiers, c'est avec grand plaisir que je la rejoins ! Pour cette première c'est donc un magasin fermé depuis longtemps à priori , et il se trouve à Esves le Moustiers en Indre et Loire , photo prise en août 2011 !
Des commerces fermés hélas il y en a pléthore , et certains beaucoup plus récents ! Charges trop lourdes , concurrence des grandes surfaces contre qui il est dur de lutter , propriétaires qui prennent leur retraite et ne trouvent pas de repreneurs . . . dans un centre ville c'est toujours très triste . . .
Bon il semblerait que ce matin je puisse à nouveau laisser des commentaire ! Pour combien de temps ...? Aucune idée ! Ce qui est sûr c'est que je n'aurai pas le temps de rattraper mon retard, nous partons pour Lille dans 24 h, trop de choses à faire aujourd'hui ! Et désolée pour le bug de ce matin, je viens de refaire mon billet en catastrophe !
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A la Chartre sur le Loir, un artiste et artisan de plus de 90 ans coule des jours heureux depuis bientôt 3 ans qu'il a pris sa retraite. Lui et son épouse sont arrivés sur les bords du Loir en 1964, il exerçait son art depuis 4 ans dans une salle de la tour nord de l'église Saint Sulpice à Paris ! Il réalise des carreaux et des faïences décorés à la main sur émail blanc avant cuisson. Les bleus inspirés de Delft ou du Portugal le séduisent particulièrement. Une faïence qu'on appelle de grand feu cuite à 960°. Ses carreaux habilleront cuisines et salles de bains ( entre autres celle du chanteur Leny Escudero à Ternay ! ) au Mans, à Tours, à Paris ... En plus de 5 décennies il pense avoir réalisé plus de 5000 plaques de maison ! A la Chartre sur le Loir on trouve des plaques de rue, de maison, le pignon de l'immeuble d'une banque porte un plan géant de la ville ... L'été dernier Michel Boillot a encore ouvert 3 fois les portes de son atelier ! Aujourd'hui il ne peint plus de faïences, il écrit des contes et des histoires qu'il lit encore parfois à un petit public Les contes du Lérot ( ses ateliers se nommaient Ateliers du Lérot ).
( sources texte Le petit Vendômois, Actu.fr d'où est issue la photo ci-dessous )
Pour voir en grand clic droit " Ouvrir l'image dans un nouvel onglet ".
( Par avance je vous préviens ... ça va être long ! Mais je ne me voyais pas scinder ce sujet en 2 articles, alors vous pouvez lire ... ou pas ! )
... aujourd'hui à Corseul et nous allons découvrir le château de Montafilan. Encore une autre époque puisque lui date du XIIème siècle. Bon je vous préviens de suite ... il n'en reste que des ruines ! Mais vous commencez à le savoir moi j'adore les ruines et je leur trouve un charme fou ! Ce château appartenait à la famille de Montafilan-Dinan, sa
dernière propriétaire, Françoise de Dinan, fut la préceptrice d'Anne de Bretagne.
Le château fut construit sur un éperon rocheux entouré par deux vallées et un étang,
il possédait une douve sèche. Le site fut peut-être utilisé comme oppidum à l'époque
pré-romaine. Cette grande forteresse était constituée d'une enceinte polygonale et
de 6 ( ou 7 suivant les sites ) tours à archères ...
Pendant la Révolution l'abbé Lesage, prêtre non jureur de Corseul, se cachait souvent dans ces tours où il exerçait son ministère : baptêmes, communions, mariages ... Dénoncé et recherché par les Bleus, il fut sauvé en empruntant la tenue du meunier de Montafilan, on peut encore voir les ruines du moulin dans la vallée est.
La même tour vue sous deux angles différents
Il y aurait eu deux chapelles à Montafilan, l'une dédiée à Sainte-Anne, et la seconde qui abritait deux statues en pierre blanche représentant Sainte-Marguerite et Sainte-Agathe. Sainte-Anne a, paraît-il, la vertu de féconder les nouvelles épousées, et Sainte-Agathe de donner du lait aux jeunes mères. On raconte qu'un malin, par dérision, fit le pèlerinage et fut "récompensé" par Sainte-Agathe bien au-delà de ses espérances ! 😂
Dans un puits, situé au centre du château, existe un souterrain qui mène à une ferme, celle du Goulet. Sûrement un moyen pour les seigneurs de s'échapper en cas de souci.
En montant dans une tour j'ai été surprise de pouvoir encore admirer tous ces détails, presque 9 siècles après la construction de ce château ...
Dans l'enceinte même du château on trouve aujourd'hui deux gîtes. L'un dans une ancienne chapelle des XVème - XVIème siècle, à priori celle où il y avait les deux statues puisque il reste les deux niches où elles étaient. Ce qui veut dire que les chapelles auraient été construites bien après le château ...? L'autre se situe à l'endroit où se trouvait le pont-levis. ( source texte et photo suivante Gîtes Montafilan )
Au XVème siècle quand Françoise de Dinan en était la propriétaire, le château était à priori déjà abandonné. Après l'annexion de la Bretagne par la France il a servi de carrière pour permettre la construction de bon nombre d'églises et de maisons dans la région. A partir du XVIIème siècle le site est devenu une exploitation agricole, on y trouvait une ferme et ses dépendances. Cette petite maison ( ou bâtiment ) est probablement ce qu'il en reste, nous y avons fait de l'URBEX ... enfin rapide !!! Une cheminée, de vieux matelas et d'anciennes chaises.
Laissons dernière nous la Bretagne ( pour quelques jours ) et partons au Maroc ! La dernière fois que nous y sommes allés, en route pour Essaouira nous nous sommes arrêtés dans une fabrique d'huile d'argan. Mais juste avant d'y arriver, au bord de la route, voici ce que nous avons vu, quand on ne connaît pas ... ça surprend !
Les chèvres domestiques escaladent les arganiers, arbres endémiques au tronc noueux et aux branches épineuses. Attirées par les fruits riches en pulpe elles grimpent à plusieurs mètre de hauteur avec une agilité étonnante !
Les chèvres jouent donc un rôle indirect dans la production de l'huile d'argan. Après
ingestion du fruit elles rejettent le noyau intact, qui sera ensuite récolté et pressé.
Ce processus traditionnel a longtemps été utilisé par les populations locales, mais
l'industrie moderne privilégie aujourd'hui d'autres méthodes.
L'entrée de la fabrique
Les noyaux sont donc récupérés ( désolée pour les détails ! 😅 ) dans les excréments
des chèvres. Ils sont composés de deux parties, la coque autour, et les amandons à
l'intérieur, au nombre de 2 ou 3 de la taille de graines de tournesol, ils sont séparés
en cassant la coque contre une pierre.
Pour la production d'huile d'argan alimentaire on chauffe les amandons, pour la pro-
duction cosmétique non. Qu'ils aient été chauffés ou pas les amandons sont ensuite pressés manuellement à froid. Une fois qu'ils ont été broyés ils forment une pâte qui
est laissée quelques temps à l'air libre afin que l'huile ressorte.
Elle est enfin pressée pour en perdre un minimum, et filtrée pour enlever tous les résidus possibles. Pour produire 1 l d'huile il faut environ 38 kg de noyaux, soit 2,6 kg d'amandons. Outre la production d'huile alimentaire et cosmétique, les producteurs utilisent la pâte, mélangée à du miel et des amandes, pour en faire l'Amlou, sorte de pâte à tartiner.
Si les chèvres ne sont pas mises à contribution on se sert d'une perche qui fait tomber les fruits dans un filet placé en bas de l'arbre. Il semblerait hélas que certains agriculteurs forcent leurs troupeaux à rester des heures perchés dans les arbres, une pratique qui épuise les animaux. Il ne semble pas que ça ait été le cas pour nous, nous n'avons
vu personne aux alentours !
Comme promis me revoilà pour ce 128ème opus de nos Collections de ... c'est un rendez-vous que je mets un point d'honneur à honorer chaque premier lundi du mois. Après serai-je là mercredi ...? Dieu seul le sait ! 😅 Nos Collections étaient cette fois consacrées aux ponts, et on dirait que ce thème vous a plu car nous sommes 36 à avoir participé ! Outre la France vos photos vont nous emmener en Belgique, au Canada, à Cuba,
en Espagne, en Hongrie, en Italie, au Maroc, au Népal, au Portugal, à la Réunion, en
Sardaigne, en Slovaquie, et en Slovénie.
L'été, quand je passais sur les ponts, le matin,
Je suivais du regard la fuite du lointain,
Les quais, leurs horizons d'arbres hauts et de pierres,
Et la beauté du jour entrait dans mes paupières.
Mais plus que les palais, les arbres, les maisons,
Plus que le ciel, baignant d'azur les horizons,
Je voyais, coupe verte où mon rêve s'abreuve,
Dans un cadre éclatant reluire le vieux fleuve,
Avec son cours précis, ou bien vague et rôdeur,
Et le frisson léger que donne son odeur.
.............
Albert Mérat
Christian
1 - pont à Source-Seine ( Côte d'Or ) premier et plus petit pont sur la Seine ! 😁
2 - pont à Sainte-Marie sur Ouche ( Côte d'Or )
Arlette
3 - pont de l'île d'Oléron ( Charente-Maritime )
4 - pont Neuf ( mais le plus vieux ! ) à Paris ( 1er arrond. )
Jean-Pierre
5 - pont Neuf à Toulouse ( Haute-Garonne )
6 - pont Saint-Pierre à Toulouse ( Haute-Garonne )
Pastyme
7 - ce qu'il reste du pont médiéval de Vernon ( Eure )
8 - pont de Saint-Nazaire ( Loire-Atlantique ) au soleil levant
Bérénice
9 - pont du Diable à Céret ( Pyrénées-Orientales )
10 - pont romain à Camprodon ( Espagne )
Anika
11 - pont à Bonnac ( Ariège )
12 - pont sur le Canal du Midi
Aimée
13 - pont au Canada ( plus petit pont transfrontalier jusqu'en 2008 )
14 - Pégasus Bridge à Ranville ( Calvados ). Le café Gondrée situé à 20 mètres est
la première maison de France continentale à avoir été libérée.
Danièle
15 - pont du 25 avril à Lisbonne ( Portugal )
16 - pont sur la Siagne à Mougins ( Alpes-Maritimes )
Klara
17 - pont de Recouvrance à Brest ( Finistère )
18 - pont du château de Chenonceau ( Indre et Loire )
Catichou
20 - pont de Pierre à Bordeaux ( Gironde )
21 - ponton ( l'estacade ) à Noirmoutier ( Vendée )
Catherine R. ( sans blog )
22 - Pont-Vieux à Brousse le Château ( Aveyron )
23 - pont Romain à Céreste en Luberon ( Alpes de Haute-Provence )
Claudine
24 - pont du Bonhomme à Lanester ( Morbihan )
25 - viaduc d'Hennebont ( Morbihan )
Brigou
26 - pont du Diable à Saint-Guilhem le Désert ( Hérault )
27 - pont quelque part dans le Maine et Loire ...
Brigitte G.
28 - pont Royal à Paris ( 1er arrond. )
29 - pont Saint-Michel à Chambord ( Loir et Cher )
Sophie
30 - petit pont de bois près du chaos du Chéran à Gruffy ( Haute-Savoie )
31 - pont du Diable à Lescheraines ( Savoie )
4'Ine
32 - pont dans les Jardins de l'Ange à Verdalle ( Tarn )
33 - pont du Rialto à Venise ( Italie )
Luc
34 - pont Mohamed VI sur l'oued Bouregreg à Rabat ( Maroc )
35 - pont roman sur la Coum à Paziols ( Aude )
Sissi ( sans blog )
36 - pont Cardinal Lustiger à Paris ( 4ème - 5ème arrond. )
37 - pont Saint-Michel à Paris ( 6ème arrond. )
Catherine C.
38 - pont aux Avirons ( La Réunion )
39 - pont de chemin de fer à Saint-Leu ( La Réunion )
Marie-Paule
40 - le Castel Vecchio à Vérone ( Italie )
41 - pont Maria Valeria qui enjambe le Danube ( d'un côté Hongrie, de l'autre Slovaquie )
Isabelle
42 - pont de Kerisper à la Trinité sur Mer ( Morbihan )
43 - pont à Léhon ( Côtes d'Armor )
Monique R. ( sans blog )
44 - pont à Martelange ( Belgique )
45 - petit pont sur le Ton ( Belgique )
Rose
46 - 47 - pont Plazza de España à Séville ( Espagne )
Jean-François
48 - pont près de Balthali ( Népal )
49 - pont sur l'oued Assif Melloul ( Maroc )
Nelly
50 - pont du Rialto à Venise ( Italie )
51 - triple ponts à Tromostovje ( Slovénie )
Lylou
52 - pont enjambant le Miroir aux Fées au Val sans Retour à Brocéliande ( Ille et Vilaine )
53 - pont romain Goas Froment à Plouézec ( Côtes d'Armor )
Céline
54 - pont à Fourcès ( Gers )
55 - aquarelles ( perso ) des ponts de Saint-Chély d'Aubrac ( Aveyron ) et de celui des Nègres à Marchastel ( Lozère )
Lili
56 - pont du Moulin à La Chartre sur le Loir ( Sarthe )
57 - pont à La Chartre sur le Loir ( Sarthe )
Michel
58 - pont sur la Sélune à Ducey ( Manche )
59 - pont suspendu à Villemur sur Tarn ( Haute-Garonne )
Mireille
60 - viaduc de Châteaulin ( Finistère ) ligne de Carhaix à Camaret sur Mer
Pascal
61 - pont de Recouvrance à Brest ( Finistère )
62 - pont de Térénez ( Finistère )
Églantine
63 - pont de Pierre à Bordeaux ( Gironde )
64 - pont sur le Temo à Bosa ( Sardaigne )
Désolée je ne peux pas mettre les photos plus grandes.
Nicole
65 - pont à Ancenis ( Loire-Atlantique ) pendant les crues
66 - viaduc de Millau ( Aveyron ) et un autre pont dessous
Monique L. ( sans blog )
67 - pont de la Révolution à Limoges ( Haute-Vienne )
68 - pont Saint-Martial à Limoges ( Haute-Vienne )
Et enfin les miennes
69 - pont d'Estaing ( Aveyron )
70 - pont sur le Cousin à Magny ( Yonne ) près du Moulin Cadoux
Encore une fois il y en a pour tous les goûts ! Petits ou grands, anciens ou récents, en ville ou à la campagne, en pierre, en bois, en fer ... Un immense MERCI à toutes et tous pour vos participations plus jolies les unes que les autres ! Nous nous retrouverons le lundi 6 avril, et comme il ne vous a pas échappé que le 20 mars c'est le printemps nous mettrons à l'honneur les jardins ! Enfin jardins mais aussi parcs, squares, jardins "de curé" ou potagers pourquoi pas, et pas forcément des photos récentes.. Vous avez jusqu'au jeudi 2 avril pour m'envoyer 1 ou 2 photos.
Quelques mots avant d'entrer dans le vif du sujet pour celles qui sont chez Blogger,
et en particulier Floralie, Francette, Marie-Paule, Patricia, et sûrement d'autres. Je
ne reçois plus aucune notification quand vous publiez, est-ce normal, ou suis-je la
seule à avoir ce problème ...?
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Eh non je ne vais pas vous emmener en Autriche ! 😉 Plutôt que vous parler de la ville de Mozart, je vais vous parler de celle des Allobroges ! Mais késaco ...? Les Allobroges sont un peuple gaulois puissant dont le territoire s’étendait du Rhône au lac Léman et qui comprennait donc ... Vienna ! A l’époque la future Vienne n’est qu’un village, étendu entre la vallée de la Gère, le Mont Pipet et le fleuve du Rhône. Vienne devient ensuite capitale des Allobroges, et après plusieurs batailles elle intègre l’Empire romain en 121 avant JC. Avec l’arrivée des Romains la cité s’étend peu à peu pour atteindre la rive droite du Rhône, sur l’actuelle commune de Saint-Romain-en-Gal. De cette époque nous restent de beaux vestiges, que je vais vous montrer aujourd'hui.
Je vais être "bavarde", vous n'êtes pas obligés de tout lire ! 😉
Temple d'Auguste et de Livie
Édifié vers 20-10 avant JC le Temple du forum de Vienne est dédié au culte impérial, pour honorer l'empereur Auguste et son épouse Livie. Seule la construction de la partie postérieure est attribuée au début du règne de l'empereur Auguste. L'observation de variantes architecturales ou décoratives fait pressentir une autre campagne de travaux, plus tardive pour le reste du monument, vers 40 de notre ère. Or, on ne peut imaginer qu'un tel édifice destiné à honorer Auguste soit resté inachevé autant de temps. Le bâtiment a donc dû subir un incendie (dont on voit des traces sur la partie arrière et sur le podium), ou un léger séisme ayant provoqué l'effondrement de la partie orientale de l'édifice ( version contestée par les scientifiques ). Après la chute de l'empire romain le temple est devenu église paroissiale, et ce jusqu'à la Révolution.
Théâtre antique
Construit entre 40 et 50 après JC, il épouse la forme en hémicycle de la colline de Pipet à laquelle il est adossé. Sa capacité d'environ 13 000 spectateurs en faisait l'un des plus grands théâtres urbains de l'empire romain, le deuxième de Gaule après celui d'Autun. Expression de la communauté civique et sacrale du monde romain, il n'était pas utilisé que pour les spectacles (comédies, pièces dramatiques, pantomimes, variétés, danses, luttes sportives...) mais pouvait aussi devenir un lieu de rassemblements à caractère civique ou officiel. C'est l'architecte Jules Formigé en 1922 qui entreprit de dégager l'édifice et d'en faire reconstruire quelques parties. Aujourd'hui on s'interroge sur la pertinence du nombre de gradins reconstitués. Quoiqu'il en soit grâce à sa restauration il a retrouvé sa fonction première, art lyrique, variétés, danses sont aujourd'hui au programme. Depuis 1981 le Festival Jazz à Vienne a lieu sur la première quinzaine de juillet.
Maquette représentant le théâtre au 2ème siècle ( musée de l'Ancien Évêché à Grenoble )
Jardin archéologique de Cybèle
Le jardin de Cybèle présente les vestiges complexes d'un quartier de la ville gallo romaine : le forum. Il était à la fois le cœur institutionnel de la cité et son poumon économique. Il en reste les vestiges suivants :
- deux arcades d'un portique de taille imposante et sculptées de motifs ornementaux symboliques.
- un mur en grand appareil qui correspondait à la salle d'assemblée municipale pouvant accueillir 800 magistrats sur des gradins encore visibles.
- une maison citadine aux dimensions importantes, sans doute très luxueuse, avec terrasses aménagées. L'aménagement architectural du forum montre l'emprise du pouvoir romain sur Vienne, chaque bâtiment se veut le symbole de l'autorité et de la grandeur.
Voie romaine
C'est en aménageant le jardin public qu'on découvrit cette voie romaine dallée de blocs en granit. Cette rue conduisait aux annexes nord des grands entrepôts qui furent construits sur les berges du Rhône au 1er siècle. Une borne routière militaire est dressée sur le bord de la rue ( au fond sur ma photo ), elle avait été érigée sur une autre voie au temps de l'empereur romain Constantin (début du 4ème siècle).
De nombreux autres vestiges de l'autre côté du Rhône, à Saint-Romain en Gal. Nous avons visité ce site archéologique vraiment passionnant. Après je m'interroge ... vous le montrer ou pas ...? Sachant qu'en photo ça ne rend pas grand chose, alors que sur les lieux on est transportés il y a plus de 2000 ans ... Je vous montrerai peut-être les choses les plus "parlantes", en attendant à demain pour la suite de la visite de Vienne !
... comparé au nombre de ses habitants, possède la plus forte densité de maisons à pans de bois du département. Occulté par des parements d'ardoises après la Révolution, le colombage du premier étage et du comble est garni de quenouilles, petites pièces de bois maintenant un remplissage en torchis. Bien que ce mode de construction ait été interdit après 1561 à cause des risques d'incendie, la plupart des maisons de ce type, bâties au Faou, datent de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècles.
Le relais de poste
Le Faou est situé à mi-chemin entre Brest et Quimper. Dans l'obligation de s'arrêter le soir, les diligences trouvaient, dans les relais de postes de la ville, des chevaux frais afin de poursuivre leur route le lendemain. Le Faou en a compté quatre successivement, mais l'arrivée du chemin de fer en 1868, et plus tard l'avènement de la voiture, mettront un terme à cette activité.
La Frégate, maison de marchand
Il faut prendre son temps pour admirer cette magnifique maison à encorbellement classée du 16e siècle, ardoises, pans de bois, 23 m de long ... C'est aujourd'hui une crêperie ... que nous n'avons pas testée ! 😉
La prison et maison de notable
La petite maison de gauche, couverte d'ardoises, était autrefois une prison. Les bagnards qui partaient au bagne de Brest ( deuxième de France après Toulon ), pouvaient faire halte dans la prison du Faou. La grande maison jaune est une maison de notable. Vers 1680 des notables nantais achètent quatre maisons à pans de bois mitoyennes. Ils démolissent celles du milieu pour faire édifier, à la place, cette grande maison en pierre de Logonna ( village situé à une dizaine de km ). L'édifice a été réhaussé d'un étage en 1936.
La rue du Général de Gaulle
Le bourg possède une physionomie particulière : contrairement à la plupart des cas où l'habitat se concentre autour de places, il s'agit ici d'une ville rue. Les commerces et les habitations du Faou se concentraient le long de l'artère principale qui s'appelait autrefois la Grand-Rue. Elle a fait l'objet d'un important remaniement au XIXème siècle.
Tous les renseignements ont été pris dans le dépliant, très intéressant, donné par l'office de tourisme.
Petit retour en arrière
Cette œuvre montrée hier est signée Philippe Baudelocque, elle se trouve rue Léon Schwartzenberg dans le 10ème arrondissement et contrairement à ce que vous avec tous pensé il ne s'agit pas d'un chat ... mais d'un tigre !
... photographiées de ci, de là lors de nos balades dans les rues de Morlaix. Vous remarquerez que, comme un peu partout, ces maisons à colombages sont hautes et étroites. Souvent elles sont à encorbellement, ce qui offrait plusieurs avantages : ça permettait non seulement aux propriétaires de gagner en surface à chaque étage, mais aussi de diminuer les taxes, calculées d'après la superficie du rez-de-chaussée. Enfin, ça évitait aux eaux de pluie de s’écouler sur la façade, chaque étage en encorbellement protégeant l’étage inférieur.
Ces piliers sont situés à l'angle principal de certaines maisons. Ils assurent d'abord le rôle de soutènement de la structure de charpente, à laquelle ils apportent une assise solide. Leur situation en angle, bien en vue, leur permet également d'avoir une fonction de décor et d'enseigne commerciale. D'autre part, à une époque où les noms de rues et adresses n'existaient pas, ils servaient de points de repères aux habitants. Il existe encore dix de ces piliers, dont huit dans la cité Plantagenêt, j'en ai trouvé six.
La maison du Pilier Rouge 1
On devrait plutôt parler de "maisons" au pluriel car l'ensemble est constitué de trois maisons du XVIème siècle. Le commerce installé ici était celui d'un artisan qui fabriquait et vendait des cannes de soûle, jeu ancêtre du cricket et du rugby. Pour lui, disposer de deux façades commerciales ajoutait une grande valeur à l'unité foncière, à l'époque une telle maison valait le prix d'un hôtel particulier. Ce pilier est peint en rouge, ce qui a valu son nom à la bâtisse. Cette couleur est à l'origine de la légende qui veut que cette maison ait été celle d'un bourreau. Mais impossible, celui-ci, personnage redouté et réputé impur, ne pouvait résider dans la cité. Les piliers et pans de bois étaient de couleurs vives au Moyen-Âge et à la Renaissance, le triste " marronnage " des pans de bois est une invention des restaurateurs du XXème siècle. Cette maison accueille aujourd'hui l'Office de Tourisme.
( photo Pinterest, impossible de retrouver la mienne )
La maison du Pilier aux Clefs 2
Cette maison du début du XVIème siècle est caractérisée par un pilier cornier où apparaissent des clés sculptées qui évoquaient probablement l'activité professionnelle exercée par d'anciens occupants. Au XVIIème siècle elle était appelée " Maison du Pilier Bleu ". Elle est située à l'angle de la rue Saint-Honoré et de la Grande Rue.
La maison du Pilier aux Lions 3
Elle se situe rue de l'Écrevisse mais je n'ai rien trouvé la concernant, juste qu'elle date de 1581.
La maison du Pilier Vert 4
Vaste demeure à trois niveaux, elle se distingue par un pilier cornier du XVIème siècle à pans coupés ornementés de motifs géométriques sculptés. Bien que ce pilier ne comporte plus guère de traces de couleur il dut être vert puisque l'édifice est appelé " maison du pilier vert ". Elle est située dans la Grande Rue.
La maison du Pilier à l'Écrevisse 5
Ce pilier offre deux sculptures, une écrevisse, qui a donné son nom à la maison, et un singe. L’écrevisseest parfois la représentation du signe du Cancer, vivant sous l’eau, mais pourtant ni poisson, ni mollusque, elle est l’ouvrière de l’Œuvre. Ses deux pinces lui permettent d’ouvrir " la Matière " chère aux Alchimistes. Le singe quant à lui porte une épée, hors seuls les maîtres verriers avaient droit de porter épée. D'autre part chez les Compagnons le Singe était le patron. Ce pilier signalait, pour les initiés, la maison d’un Alchimiste et peut être une ancienne Cayenne des compagnons verriers ou du devoir de l’époque. ( Cayenne : maison qui accueillait les Compagnons) ( source ici )
Maison du Pilier de l'Évêque 6
Cette maison se situe dans la Grande Rue, je n'ai pas de photo du pilier en lui-même car j'avoue ne pas l'avoir remarqué sur le coup. Mais on devine la petite statue de l'évêque complètement à droite ... il a la tête coupée. Aucun renseignement sur cette maison.