Huile d'argan
Laissons dernière nous la Bretagne ( pour quelques jours ) et partons au Maroc ! La dernière fois que nous y sommes allés, en route pour Essaouira nous nous sommes arrêtés dans une fabrique d'huile d'argan. Mais juste avant d'y arriver, au bord de la route, voici ce que nous avons vu, quand on ne connaît pas ... ça surprend !
Les chèvres domestiques escaladent les arganiers, arbres endémiques au tronc noueux et aux branches épineuses. Attirées par les fruits riches en pulpe elles grimpent à plusieurs mètre de hauteur avec une agilité étonnante !
Les chèvres jouent donc un rôle indirect dans la production de l'huile d'argan. Après
ingestion du fruit elles rejettent le noyau intact, qui sera ensuite récolté et pressé.
Ce processus traditionnel a longtemps été utilisé par les populations locales, mais
l'industrie moderne privilégie aujourd'hui d'autres méthodes.
L'entrée de la fabrique
Les noyaux sont donc récupérés ( désolée pour les détails ! 😅 ) dans les excréments
des chèvres. Ils sont composés de deux parties, la coque autour, et les amandons à
l'intérieur, au nombre de 2 ou 3 de la taille de graines de tournesol, ils sont séparés
en cassant la coque contre une pierre.
Pour la production d'huile d'argan alimentaire on chauffe les amandons, pour la pro-
duction cosmétique non. Qu'ils aient été chauffés ou pas les amandons sont ensuite pressés manuellement à froid. Une fois qu'ils ont été broyés ils forment une pâte qui
est laissée quelques temps à l'air libre afin que l'huile ressorte.
Elle est enfin pressée pour en perdre un minimum, et filtrée pour enlever tous les résidus possibles. Pour produire 1 l d'huile il faut environ 38 kg de noyaux, soit 2,6 kg d'amandons. Outre la production d'huile alimentaire et cosmétique, les producteurs utilisent la pâte, mélangée à du miel et des amandes, pour en faire l'Amlou, sorte de pâte à tartiner.
Si les chèvres ne sont pas mises à contribution on se sert d'une perche qui fait tomber les fruits dans un filet placé en bas de l'arbre. Il semblerait hélas que certains agriculteurs forcent leurs troupeaux à rester des heures perchés dans les arbres, une pratique qui épuise les animaux. Il ne semble pas que ça ait été le cas pour nous, nous n'avons
vu personne aux alentours !
Sources texte 20 minutes et AyaNature
A demain pour les défis du samedi.
Belle fin de semaine !