Montréal 2
Mais avant une dernière piqûre de rappel, j'attends vos photos pour nos Collections de ... avant demain soir, je serai absente le week-end prochain et il me sera impossible de les accepter au dernier moment comme
il m'arrive parfois de le faire, merci pour votre compréhension.
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Nous revoilà donc à Montréal, il y a beaucoup de choses à voir mais comme vous vous en êtes peut-être rendus compte, il pleuvait lors de notre visite et nous avons dû écourter notre balade, nous en avons vu à peine la moitié. Aujourdhui nous allons découvrir deux édifices très différents. Je vais encore être très longue (et pourtant j'ai condensé !😉) mais j'ai trouvé ça intéressant, je ne vous en voudrai pas si vous ne lisez pas tout.
Collégiale Notre-Dame
Commencée par Anséric II dans les années 1150 ou 1160, elle ne fut achevée qu'une trentaine d'années plus tard. Elle est un témoin remarquable de cette architecture de transition entre le roman et le gothique.
On y entre par un portail déjà remarquable à lui tout seul, avec ses arcs polylobés que l'on croirait inspirés de l'Espagne mozarabe. Une rosace, parmi les plus anciennes de France, surmonte ce portail.
Le trésor de cette collégiale ce sont ses 26 stalles. Exécutées entre 1530 et 1550 elles sont attribuées aux frères Rigolley de Nuits sur Armançon. Elles ont vraisemblablement été faites suite à un don de François Ier au chapître de la collégiale, en remerciement de l'accueil qu'il reçut à Montréal. Ces stalles étaient des sièges destinés aux chanoines. Vous apercevez au milieu de ma photo une miséricorde qui est la partie du siège qui se rabat, permettant aux chanoines de se reposer au cours des longs offices, sans véritablement s'asseoir. Elles possèdent des panneaux sculptés, et des groupes en " ronde bosse " (sculpture en relief qui se détache du fond). L'un d'eux, à gauche devant la porte, se nomme " Les compères ". Cette scène, emblème de Montréal, serait un clin d’œil des sculpteurs. En effet la tradition veut que les frères Rigolley se soient représentés eux-mêmes en train de se servir du vin avec un pichet, en bons bourguignons qu’ils sont, peut être pendant la pause.
Des pierres tombales qui ont été relevées sont adossées aux murs de l'église. Elles proviennent de tombes de châtelains, chanoines et autres notables, du Moyen Âge jusqu'au XVIIIème siècle.
Et enfin une cloche fondue en 1623 et inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, et une croix du XIVème siècle retrouvée en 1943 enterrée dans le cimetière.

( carte ancienne trouvée sur le net )
( sources texte Bourgogne médiévale et Wikipédia )
Ferme fortifiée de Cherisy
Nous l'avons aperçue d'en haut et nous nous demandions bien ce que c'était. Qu'à cela ne tienne, on est redescendus ! Cherisy était au départ un petit village, mais la collégiale de Montréal l'a vidé de ses habitants et il ne subsiste plus, aujourd’hui, qu’une ferme fortifiée. Il faut dire que jusqu'au XVIIème siècle la collégiale était réservée aux chanoines et aux seigneurs, les montréalais devaient se rendre à Cherisy pour la messe. Mais lassés de parcourir quatre km pour assister à l'office et en revenir, ils ont obtenu des chanoines que la collégiale leur soit ouverte. Ça aura pour effet de signer l'arrêt de mort de Chérisy. Le village fut ensuite ravagé par les guerres, son église, son cimetière et la ferme Saint-Bernard ont laissé place à des prés, occupés aujourd'hui par des vaches. Depuis 60 ans c'est une famille belge qui occupe la ferme de Chérisy.
( source texte L'Yonne Républicaine )
Derrière un porche monumental s'élève un bel ensemble, constitué d'un corps de logis, de tours, de granges, de dépendances et d'un colombier. ( bien sûr l'entrée est interdite )
Je termine avec l'ouverture de la 5ème case du Calendrier de l'Avent de Sophie, et on y trouve bougie. Sans grande originalité ce sera ma composition de l'Avent, première bougie allumée dimanche ...
A demain pour la fin de notre visite de Montréal.
Excellent mercredi à vous !
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