Clap de fin ...
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Notre randonnée se termine ! En fait nous ne sommes qu'à mi-parcours, nous avions deux possibilités, faire demi tour et prendre le même chemin pour le retour, ou continuer et faire une boucle, ce que nous avons choisi. Le temps et la distance étaient quasiment identiques, mais surtout je voulais absolument voir deux endroits bien précis.
Un dernier regard sur Le Bono, et nous avançons, toujours en sous bois ...
Après peut-être 2 ou 300 mètres, dans l'anse de Govillo, le voilà qui se profile ce cimetière de bateaux tant attendu ! Pour rien au monde je n'aurais manqué ça. Je sais que certain(e)s n'aiment pas, moi comme Claudine je leur trouve un charme fou !
Au tout début du XXème siècle le port est trop petit pour accueillir une flottille de près de 100 forbans pratiquant le chalut à perche dans la baie de Quiberon.
Cette pêche fatigue les coques de ces chaloupes non pontées dont la durée de vie excède rarement une dizaine d'années. Si certaines sont vendues à des collègues de Saint-Cado, Port-Louis, ou Saint-Nazaire, exerçant des métiers moins durs, d'autres, à bout de bordées, sont définitivement désarmés.
Selon la formule officielle ils sont "dépecés" et généralement transformés en bois de chauffage. Mais lorsque la guerre éclate, patrons et matelots sont mobilisés.
En attendant des jours meilleurs de nombreux forbans sont mis à l'abri ici même, dans cette anse bien abritée des vents dominants. Malheureusement, à l'issue d'un conflit qui a trop duré, certains d'entre eux ne sont plus en état de naviguer. Leurs épaves sont abandonnées sur place, et l'anse de Kérisper se transforme en cimetière de bateaux ...
Texte de Alain Brulé trouvé sur Pluneret.fr
Nous continuons notre balade à travers champs, mais cette fois en plein soleil ...
Et nous arrivons au " clou du spectacle " ... la magnifique chapelle Sainte Avoye !
Cette chapelle seigneuriale de la Renaissance impressionne par sa physionomie et ses dimensions, 28 m sur 8m environ. Elle a été édifiée au XVIème siècle par la famille
Lestrelin, propriétaire du château de Kérisper.
A l'origine le clocher s'élevait plus haut que le clocher actuel. Il était un amer* pour
les marins, et une vigie pour son propriétaire qui pouvait ainsi contrôler le trafic sur
la rivière du Bono.
*amer : point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation
maritime. Un phare, un château d'eau, un clocher, un pignon ou un arbre remarquable peuvent constituer des amers.
En 1727 le clocher fut foudroyé et sa partie haute fut remplacée par le toit en charpente actuel, surmonté d'une flèche. En 1746 un ouragan brisa les vitraux, et en octobre 1987 une tempête fragilisa à nouveau le clocher. (source textes Wikipédia )
La chapelle était bien sûr fermée et c'est dommage car elle renferme un magnifique jubé en chêne polychrome entièrement sculpté, réalisé entre 1554 et 1557.
( source photo Le Télégramme )
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Juste à côté de la chapelle une très jolie chaumière ...
Mon billet est très long, et pourtant je ne voudrais pas le terminer sans vous montrer cette photo d'un martin-pêcheur prise durant notre randonnée, et dont je suis très fière.
Voilà, ainsi se termine notre jolie balade ! Si d'aventures vos pieds, ou plus sûrement vos roues 😅 vous mènent dans cette jolie région, je ne peux que vous conseiller de mettre vos pas dans les nôtres. Comme je vous l'ai dit c'est tout plat et sans aucune difficulté.
A lundi pour tout autre chose.
Belle fin de semaine à vous !