19 octobre 2021

Pérouges 7 ...


J'ai essayé de rattraper mon retard chez vous en me levant très tôt ce matin mais je n'y suis pas arrivée.
D'une le mal de tête ne m'a pas complètement quittée, de deux un fait exprès un très grand nombre de
newsletters sont arrivées hier, et de trois beaucoup de temps perdu avec le captcha d'Eklablog, il faut parfois cocher 5 ou 6 séries d'images avant de pouvoir publier un commentaire. Donc je ferai comme je pourrai,
je commenterai mais avec du retard ...

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Et bien voilà, nous arrivons au terme de cette balade pérougienne. Pour ce dernier billet ce sera un petit vrac avec quelques explications ... ou pas ! Pour commencer je vais vous parler de certaines maisons, car toutes ne sont pas à pans de bois.

Ces maisons de Pérouges sont typiques et renseignent sur les matériaux de construction présents à l’époque. En effet les Dombes, constitués majoritairement d’étangs, ne présentaient pas de pierres disponibles pour la construction des bâtiments. Ces maisons ont donc été construites avec de la terre et des galets provenant des dépôts glaciaires anciens, qu’on intercalait parfois de briques. Ces formations se nomment “arrêtes de poisson”, en référence à l’intercalement des galets par rapport aux briques. ( source Guichet du Savoir )

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Dans le mur de la barbacane une archère canonnière. C'est une ouverture de tir mixte : une fente permet de tirer à l’arc ou à l’arbalète (les armes à cordes) tandis qu’un orifice autorise l’emploi d’armes à feu.

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Ce dont je vous ai parlé il y a quelques jours qu'on appelle volets et qui sont en réalité des contrevents (certaines connaissaient ce mot), où les marchands étalaient leurs produits ...

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Une date et une croix sur une maison ...

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Le toit de la terrasse de l'Hostellerie, et ses maïs pendus ...

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Un personnage grimaçant sur le mur entre l'Hostellerie et la maison Tacani ...

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Un troisième puits, sans histoire particulière ...

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Un petit coin sympathique, avec de jolis bégonias retombants ...

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Une façade de restaurant sur la place du Tilleul ...

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Et ... la célèbre galette de Pérouges ! 

 

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Marie-Louise Thibaut et son mari reprennent l’Hostellerie du Vieux Pérouges en 1912. Marie-Louise reprend alors une ancienne recette locale et l’adapte, et crée ainsi la galette au sucre de Pérouges. Cette préparation était à l’origine préparée exclusivement lors des vendredis maigres. Elle est fabriquée à base de pâte levée parfumée au citron, sur laquelle on dispose une préparation à base de beurre et de sucre.
( photo du net, la nôtre a été engloutie trop vite ! 😉 )

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Et pour terminer une photo du net pour voir le village " d'en haut " ...

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Et puis une photo de l'Hostellerie du début du XXème siècle trouvée elle aussi sur le net ...

confidences-furtivement-echangees-a-proximite-du-cafe-rouby-qui-deviendra-l-hostellerie-du-vieux-perouges-des-1912-photo-dr-1448141232

 

Et toujours l'Hostellerie peinte par Maurice Utrillo ...

Sans titre 1

Il me reste à vous dire que Pérouges est un lieu cher au cinéma puisqu'il a utilisé ce village médiéval pour des films de cape et d’épée, notamment Les Trois Mousquetaires, dont quatre épisodes ont été tournés ici. Mais le bandit d’honneur Mandrin a également vu son histoire contée en ces lieux par Henri Fescourts, et " Angélique, Marquise des Anges " a été réalisée ici par Bernard Borderie.

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Ah ... une dernière chose ! L'arrivée du chemin de fer et la révolution industrielle du XIXéme siècle causeront au fil des années le déclin de la cité. Au début du XXème siècle celle-ci est en partie abandonnée et menacée d'être démolie. En 1911 le Comité de Défense et de Conservation du Vieux Pérouges est fondé sous l'égide de Édouard Herriot. La cité est alors sauvée puis classée aux Monuments Historiques, sa restauration se poursuit encore aujourd'hui. ( source dépliant de l'office de tourisme )

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Vous imaginez qu'on aurait pu ne jamais découvrir tout ça ...? Si d'aventures vos pas ( ou tout autre moyen de locomotion ! 😉 ) devaient vous mener à Pérouges un conseil ... évitez juillet-août ! Certes c'est très fleuri, mais il y a un monde fou ! Je pense que l'idéal c'est mai/début juin, ou septembre/début octobre. D'autre-part les ruelles étant pavées ... pensez à bien vous chausser ! Après chacun fait comme il le sent, nous aimons avoir le plan remis par l'office de tourisme ( payant ici ce qui est très rare, mais seulement 0€20 ), nous le suivons pour ne rien rater, ce qui ne nous empêche pas de dévier de notre trajectoire.

Pérouges l'antique
Pérouges la merveilleuse
Enchassée en tes murs
Comme une pierre précieuse,
En ta simple beauté
A mon regard ravi
Ne saurai t'oublier
Même en fin de ma vie
Pérouges.
Robert Bréban

Merci de m'avoir suivie, et à demain pour tout autre chose.


Belle journée à toutes et tous !

 

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25 novembre 2020

Le Mans 6


Au Mans il n'y a pas que des maisons à pans de bois, on en trouve aussi de très jolies en pierre, ou bien qui mêlent à la fois les pans de bois et la pierre. Je vais vous en présenter quelques-unes, certaines sont peu visibles de la rue, vous n'en verrez que des petits bouts ... " pour vivre heureux vivons cachés " !


Hôtel des Morets 1

Également appelé Maison à la Tourelle ou Maison canoniale Saint-Paul, il est situé sur la place de la cathédrale Saint-Julien. Probablement construit pour Jacques de Courthardy archidiacre du Mans, il est de style renaissance italienne (vers 1520-1530) avec un décor sculpté composé de petits personnages mêlés à de la végétation. Marie de Médicis y aurait séjourné en 1614, mais il est possible qu'il y ait confusion avec l'hôtel du Grabatoire tout proche. Son parfait état de conservation est dû à une importante restauration au XIXème siècle.

&& maison à la Tourelle (1)

 

Palais du Grabatoire 2

 Il s'agit d'un ancien palais canonial construit à partir de 1520 pour Jean de Couthardy. Très peu de documents, ouvrages ou revues mancelles ont retracé l'histoire de l'édifice, il s'agit de l'un des monuments les plus méconnus de la ville. Il semble tirer son nom d'un bâtiment qui recevait les chanoines grabataires. Il est composé d'un grand pavillon, prolongé à l'ouest par un bâtiment imposant sur lequel vient s'appuyer un petit logis. Deux tourelles à pans coupés avec des toits aigus desservent les étages.
Il est l'actuelle demeure épiscopale de l'évêque du Mans.

&& Hôtel du Grabatoire (1)


Maison du Bon Conseil 3

Elle date du XVème siècle, je n'ai rien trouvé d'autre la concernant.

&& maison du Bon Conseil place St Michel (1)


Hôtel de Vaux 4

C'est l'une des rares demeures appuyées sur la muraille de la vieille ville. Il fut reconstruit au XVIème siècle sur des fondations estimées du XIVème siècle. Le peintre manceau Jules-Alfred Hervé Mathe vécut
et peignit dans le bâtiment.

&& Hôtel de Vaux


Hôtel Nepveu de Rouillon 5

Il date du XVIIIème siècle. Il présente une architecture différente de la plupart des autres bâtiments de la vieille ville. L'édifice est actuellement la résidence urbaine des Compagnons du devoir considérés comme des artisans héritiers des bâtisseurs du Moyen Âge.

&& hôtel Nepveu de Rouillon


Hôtel Aubert de Clairaulnay 6

C'est un édifice datant de la Seconde Renaissance du Mans.
Il a été construit par Macé Aubert de Clairaulnay au XVIème siècle. 

&& Hôtel de Clairaulnay


Hôtel d'Argouges 7

Aucun renseignement le concernant.

&& Hôtel d'Argouges (1)

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A demain pour la suite !

Bon mercredi à vous !

 

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20 novembre 2020

Le Mans 5


Pour la dernière fois retrouvons ces maisons à pans de bois que j'aime tant. Les rez de chaussée de ces maisons abritaient les échoppes, études ou officines, tandis que les étages étaient réservés à l'habitation. Si la façade sur rue est à pans de bois, les murs latéraux et la façade sur cour sont généralement en pierre, ce qui permet de limiter la progression d'éventuels incendies. Du côté cour se dresse la tour de l'escalier à vis qui permet de desservir les étages, il est accessible depuis la rue par un couloir traversant. Contrairement à une idée reçue ces maisons ne sont pas les maisons des pauvres gens. C'est la bonne bourgeoisie de la ville ( marchands, notaires, magistrats ... )qui fait construire les plus belles maisons à pans de bois en particulier sur la Grande Rue, et ce sont principalement ces maisons que je vais vous montrer aujourd'hui. 

 

&& Grande Rue (6)

&& Grande Rue (9)

&& Grande Rue (11)

Le long des maisons vous remarquerez des bornes-charretières, très caractéristiques du Mans. La borne-charretière, ou chasse-roue, ou boutte-roues est une pièce, ici en pierre, qui est destinée à empêcher les roues des charrettes de détériorer les murs.

&& Grande Rue (4)

&& Grande Rue (5)

 
Une dernière maison sise dans cette Grande Rue, mais pas à pans de bois.

La maison d'Adam et Éve

Cette maison Renaissance fut édifiée en 1528 par Jehan de l'Espine médecin de la reine Marguerite de Navarre. Elle doit son nom au bas-relief de sa façade, mais en réalité les personnages qui y sont représentés seraient plus probablement Ariane et Bacchus, accompagnés de signes du zodiaque.

 

&& maison d'Adam et Éve (1)

&& maison d'Adam et Éve (3)

 A mercredi pour la suite ... si vous n'êtes pas lassés ! 😉

Belle journée à toutes et tous !

 

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19 novembre 2020

Le Mans 4

 
Les piliers corniers

Ces piliers sont situés à l'angle principal de certaines maisons. Ils assurent d'abord le rôle de soutènement de la structure de charpente, à laquelle ils apportent une assise solide. Leur situation en angle, bien en vue, leur permet également d'avoir une fonction de décor et d'enseigne commerciale. D'autre part, à une époque où les noms de rues et adresses n'existaient pas, ils servaient de points de repères aux habitants. Il existe encore dix de ces piliers, dont huit dans la cité Plantagenêt, j'en ai trouvé six.

 La maison du Pilier Rouge 1

On devrait plutôt parler de "maisons" au pluriel car l'ensemble est constitué de trois maisons du XVIème siècle. Le commerce installé ici était celui d'un artisan qui fabriquait et vendait des cannes de soûle, jeu ancêtre du cricket et du rugby. Pour lui, disposer de deux façades commerciales ajoutait une grande valeur à l'unité foncière, à l'époque une telle maison valait le prix d'un hôtel particulier. Ce pilier est peint en rouge, ce qui a valu son nom à la bâtisse. Cette couleur est à l'origine de la légende qui veut que cette maison ait été celle d'un bourreau. Mais impossible, celui-ci, personnage redouté et réputé impur, ne pouvait résider dans la cité. Les piliers et pans de bois étaient de couleurs vives au Moyen-Âge et à la Renaissance, le triste " marronnage " des pans de bois est une invention des restaurateurs du XXème siècle. 
Cette maison accueille aujourd'hui l'Office de Tourisme.

&& Le Pilier Rouge

 ( photo Pinterest, impossible de retrouver la mienne )

&& Le Pilier Rouge (2)

 
La maison du Pilier aux Clefs 2

Cette maison du début du XVIème siècle est caractérisée par un pilier cornier où apparaissent des clés sculptées qui évoquaient probablement l'activité professionnelle exercée par d'anciens occupants.
Au XVIIème siècle elle était appelée " Maison du Pilier Bleu ".
Elle est située à l'angle de la rue Saint-Honoré et de la Grande Rue. 

&& maison du Pilier aux Clefs (1)

&& maison du Pilier aux Clefs (3)

 
La maison du Pilier aux Lions 3

Elle se situe rue de l'Écrevisse mais je n'ai rien trouvé la concernant, juste qu'elle date de 1581.

&& maison du Pilier aux Lions (1)

 && maison du Pilier aux Lions (4)

 

La maison du Pilier Vert 4

Vaste demeure à trois niveaux, elle se distingue par un pilier cornier du XVIème siècle à pans coupés ornementés de motifs géométriques sculptés. Bien que ce pilier ne comporte plus guère de traces de couleur il dut être vert puisque l'édifice est appelé " maison du pilier vert ". Elle est située dans la Grande Rue.

&& maison du Pilier Vert (1)

&& maison du Pilier Vert (3)

 
La maison du Pilier à l'Écrevisse 5

Ce pilier offre deux sculptures, une écrevisse, qui a donné son nom à la maison, et un singe. L’écrevisse est parfois la représentation du signe du Cancer, vivant sous l’eau, mais pourtant ni poisson, ni mollusque, elle est l’ouvrière de l’Œuvre. Ses deux pinces lui permettent d’ouvrir " la Matière " chère aux Alchimistes. Le singe quant à lui porte une épée, hors seuls les maîtres verriers avaient droit de porter épée. D'autre part chez les Compagnons le Singe était le patron. Ce pilier signalait, pour les initiés, la maison d’un Alchimiste et peut être une ancienne Cayenne des compagnons verriers ou du devoir de l’époque.
( Cayenne : maison qui accueillait les Compagnons) ( source ici )

&& maison du Pilier à l'Écrevisse (1)

&& maison du Pilier à l'Écrevisse (6)

 
Maison du Pilier de l'Évêque 6

Cette maison se situe dans la Grande Rue, je n'ai pas de photo du pilier en lui-même car j'avoue ne pas l'avoir remarqué sur le coup. Mais on devine la petite statue de l'évêque complètement à droite ... il a la tête coupée. Aucun renseignement sur cette maison.

&& maison du pilier à l'Évêque

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A demain pour la suite !

Belle journée à vous !

 

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18 novembre 2020

Le Mans 3


Comme promis lundi, commençons à découvrir les plus jolies maisons de la ville. Nous sommes dans la rue de la Reine Bérengère qui débouche sur la cathédrale Saint-Julien. Toutes les maisons y sont remarquables, mais quatre d'entre-elles rivalisent de détails minutieux.

Maison des Deux Amis 1

C'est la plus significative et la mieux conservée de cette époque, sa récente restauration a permis d'affiner la datation aux alentours de 1430. C'est une échoppe surmontée de deux étages en encorbellement et encadrée de piliers sculptés, l'un d'entre eux représente deux personnages qui se tournent le dos.
(curieuse attitude pour deux amis !)

&& maison des Deux Amis (1)

&& maison des Deux Amis (2)

&& maison des Deux Amis (3)

 

Maison de la Reine Bérengère 2

Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion, n'a jamais habité cette maison. La légende tenace a été longtemps entretenue. Mais Bérengère, décédée en décembre 1230, aurait eu bien du mal à habiter un logis bâti à la fin du XVème siècle. En réalité elle habitait au Palais comtal, habitation plus conforme à son rang.

&& maison de la Reine Bérengère (1)

&& maison de la Reine Bérengère (2)

&& maison de la Reine Bérengère (3)

 

Maison de l'Ave Maria, ou de l'Annonciation 3

Elle date du début du XVIème siècle, mais je n'ai pas d'autres renseignements.

&& maison de l'Ave Maria

 

Maison du drapier 4

Elle date de la première moitié du XVIème siècle et son nom vient probablement du décor sculpté de l'impressionnante sablière (grosse poutre horizontale) composé de personnages nus ou habillés.

&& maison du Drapier (1)

 Ces trois dernières maisons constituent le musée de la Reine Bérengère qui est riche d'une très intéressante collection de peintures, gravures et dessins anciens représentant Le Mans et plus particulièrement sa vieille ville. Elles ont été sauvées de la destruction par Adolphe Singher à la fin du XIXème siècle

Et juste à droite de la maison de la Reine Bérengère la Cour Pôté 5 ( la maison n'existe plus ),
et là je ne peux pas résister à vous montrer cette photo ...

&& musée de la Reine Bérengère (3)

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 Je vous rappelle que vous avez jusqu'à demain soir pour m'envoyer vos photos de chapelles, églises, ou pourquoi pas temples, mosquées, ou autres ...

 A demain pour d'autres découvertes !

Bon mercredi à toutes et tous !

 

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18 avril 2019

Le Faou ...

... comparé au nombre de ses habitants, possède la plus forte densité de maisons à pans de bois du département. Occulté par des parements d'ardoises après la Révolution, le colombage du premier étage et du comble est garni de quenouilles, petites pièces de bois maintenant un remplissage en torchis. Bien que ce mode de construction ait été interdit après 1561 à cause des risques d'incendie, la plupart des maisons de ce type, bâties au Faou, datent de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècles.

&& Le Faou (1)


Le relais de poste

Le Faou est situé à mi-chemin entre Brest et Quimper. Dans l'obligation de s'arrêter le soir, les diligences trouvaient, dans les relais de postes de la ville, des chevaux frais afin de poursuivre leur route le lendemain. Le Faou en a compté quatre successivement, mais l'arrivée du chemin de fer en 1868, et plus tard l'avènement de la voiture, mettront un terme à cette activité.

&& Le Faou relais de poste (1)

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La Frégate, maison de marchand

 Il faut prendre son temps pour admirer cette magnifique maison à encorbellement classée du 16e siècle, ardoises, pans de bois, 23 m de long ... C'est aujourd'hui une crêperie ... que nous n'avons pas testée ! 😉

&& La Frégate maison de marchand (1)

 

La prison et maison de notable

La petite maison de gauche, couverte d'ardoises, était autrefois une prison. Les bagnards qui partaient au bagne de Brest ( deuxième de France après Toulon ), pouvaient faire halte dans la prison du Faou.
La grande maison jaune est une maison de notable. Vers 1680 des notables nantais achètent quatre maisons à pans de bois mitoyennes. Ils démolissent celles du milieu pour faire édifier, à la place, cette grande maison en pierre de Logonna ( village situé à une dizaine de km ). L'édifice a été réhaussé d'un étage en 1936.

&& prison et maison de notable

 

La rue du Général de Gaulle

Le bourg possède une physionomie particulière : contrairement à la plupart des cas où l'habitat se concentre autour de places, il s'agit ici d'une ville rue. Les commerces et les habitations du Faou se concentraient le long de l'artère principale qui s'appelait autrefois la Grand-Rue. Elle a fait l'objet d'un important remaniement au XIXème siècle.

&& Le Faou (2)

LE-FAOU-Grand-Rue-très-curieuse-par-ses

 Tous les renseignements ont été pris dans le dépliant, très intéressant, donné par l'office de tourisme.

Petit retour en arrière

DSCN2059

Cette œuvre montrée hier est signée Philippe Baudelocque, elle se trouve rue Léon Schwartzenberg dans le 10ème arrondissement et contrairement à ce que vous avec tous pensé il ne s'agit pas d'un chat ... mais d'un tigre !


Belle fin de semaine à toutes et tous !

 

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14 décembre 2018

D'autres maisons ...

... photographiées de ci, de là lors de nos balades dans les rues de Morlaix. Vous remarquerez que, comme un peu partout, ces maisons à colombages sont hautes et étroites. Souvent elles sont à encorbellement, ce qui offrait plusieurs avantages : ça permettait non seulement aux propriétaires de gagner en surface à chaque étage, mais aussi de diminuer les taxes, calculées d'après la superficie du rez-de-chaussée. Enfin, ça évitait aux eaux de pluie de s’écouler sur la façade, chaque étage en encorbellement protégeant l’étage inférieur. 

&& maisons place de Viarmes (4)

&& maisons diverses (6)

&& maisons place de Viarmes (1)

&& maisons place des Jacobins (1)

&& maisons diverses (15)

 

&& maisons rue Ange de Guernisac (10)

 

Belle fin de semaine à vous !

 

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13 décembre 2018

Découvrons ...

... les particularités de certaines maisons de Morlaix. Elles sont appelées " maisons à lanterne " ou " maisons à pondalez " ( pond alez signifiant ponts d'allée en breton ). Dès le XVème siècle on voit se construire à Morlaix ces maisons d’un genre particulier qu’on ne rencontre dans aucune autre ville de Bretagne. Dans cette ville ce genre sera très répandu  au XVIème siècle. Construites par des marchands ces maisons à pans de bois se composent d’un grand rectangle divisé en trois parties :

maison-pondalez_ecorche-768x627

 - un corps de bâtiment sur rue avec sa façade en encorbellement 
- un corps de bâtiment sur jardin (ou sur le rempart) avec sa façade également en encorbellement sur l’extérieur
-  la lanterne, sorte de cour intérieure couverte, qui est le lieu privilégié de la maison. Autour de cette cour intérieure s'articulent les pièces desservies par un escalier à vis.


Au n° 9 de la Grand'Rue cette maison à pondalez abrite le musée de Morlaix, que nous n'avons hélas pas eu le temps de visiter.

&& maison à Pondalez (1)_InPixio

&& maison à Pondalez (3)

 
La maison dite " de la duchesse Anne "

Ancien hôtel particulier situé rue du Mur ( surplombant la place Allende montrée hier ) il constitue un exemple particulièrement bien conservé de maison à lanterne. Il abrite une cheminée monumentale et un escalier à vis tout en chêne. La colonne richement sculptée, d'une hauteur de 11 mètres, est ornée de statues des saints protecteurs de la maison. Elle a été classée en 1883 pour la sauver d’une démolition programmée.

&& maison de la Duchesse Anne (1)

&& maison de la Duchesse Anne (2)

 

L'intérieur, photo prise sur le net ...

morlaix-maison-duchesse-anne-683x1024

 
Et puis comme tous les jeudis deux défis, chez Dom pour A vos marques, prêts, photographiez c'est le bokeh qui est à l'honneur, ma photo date de cet été, pas eu le temps de faire mieux ...

 

Vincennes juin 2013 (4)

 

Chez Anika pour notre " photo préférée " j'ai choisi une photo ... de mon mari, il adore les vaches et je trouve qu'il les photographie très bien ...

&& DSCN0156


Belle journée à toutes et tous !

 

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