11 décembre 2018

Un peu de bleu ...

 ... ça vous dit ...? Et ça tombe bien car c'est ma couleur préférée ! Pour cela  je vous emmène en Bretagne, à Morlaix plus exactement, sous-préfecture du Finistère, ville de presque 15 000 habitants. Elle est située en retrait de la côte nord du département, au fond d'une ria, et fait partie du Trégor et du Léon.

Vue d'ensemble prise des hauteurs de la ville, à l'emplacement de l'ancien château.

&& vue d'ensemble (1)

 

Le port

On y accède par la mer en remontant la rivière de Morlaix. Au Moyen-Âge, situé à l'entrée de la Manche et installé au creux d'une baie bien protégée, il devient naturellement la plaque tournante du commerce de la Basse Bretagne. A la fin de la geuerre de Cent-Ans le marché anglais s'ouvre à nouveau au commerce breton et les échanges entre les deux rives de la Manche connaissent une impulsion considérable, en particulier grâce au lin. Mais les quais de Morlaix voient aussi transiter d'autres marchandises venant de France mais aussi d'Espagne ou du portugal. Depuis la fin du XXème siècle, le port de Morlaix n'accueille plus aucune activité de cabotage, il est aujourd'hui un port de plaisance de plus de 200 places ...

&& port (1)

&& port (4)

 

La manufacture des tabacs

Situé quai de Léon, le corps principal de ce bel ensemble a été édifié entre 1736 et 1740 par Jean-François Blondel. Jusqu'au milieu du XXème siècle plusieurs campagnes de construction lui ont donné son visage actuel. A l'arrêt depuis 1997, elle a retrouvé une nouvelle vie avec un projet qui associe habitat, culture, enseignement et entreprises ...

&& Manufacture des Tabacs (1)( c'est le bâtiment de droite )

Le viaduc

Cette impressionnante construction à double étage et quatorze arches mesure 58 m de haut et 285 m de long. Elle permet aux trains de franchir la vallée, une fonction primordiale pour une cité commerciale qui a dû batailler ferme pour obtenir le passage de la voie ferrée au XIXème siècle. Il a été construit entre 1861 et 1864 en pierre de granite provenant de l'Île-Grande, pour la ligne Paris-Brest ...

&& viaduc


Belle journée à vous !

 

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27 novembre 2018

On repart ...

 ... dans le Finistère, et on s'arrête au Cloître Saint Thégonnec. Ce petit village ne possède pas de maisons particulièrement jolies, il avait juste l'avantage ce matin-là ... d'avoir une poste ouverte ! Mais nous y avons malgré tout fait quelques découvertes agréables ... sous une petite pluie fine !

Ce tout petit lavoir tout d'abord avec un environnement bien aménagé. La statue d'une lavandière ( au regard pas commode du tout ! 😉 ) et deux " bas-relief " évoquant leur dur travail ...

&& Le Cloître Saint Thégonnec (10)

&& Le Cloître Saint Thégonnec (8)

&& Le Cloître Saint Thégonnec (12)

&& Le Cloître Saint Thégonnec (11)

 

Et puis cette jolie fontaine aux loups. Il faut savoir qu'il existe ici le seul musée de France entièrement consacré au loup, il met l'accent sur l'histoire de l'animal dans les Monts d'Arrée. Et pourquoi dans ce village en particulier ...? Tout simplement car c'est ici, en 1885, qu'a été octroyée la dernière prime pour l'abattage d'un loup. Cette fontaine est l'œuvre de Alain Milan, elle est en granit et ciment ...

&& Le Cloître Saint Thégonnec (5)

&& Le Cloître Saint Thégonnec (7)

&& Le Cloître Saint Thégonnec

 

Et pour terminer  ...

&& Le Cloître Saint Thégonnec (13)

Le Cloître Saint Thégonnec (14)


Pardon si j'ai été un peu longue mais je n'ai pas vu l'intérêt de faire deux billets ... et puis il n'y avait pas grand-chose à lire !


Belle journée à vous !

 

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21 novembre 2018

Restons ...

... près du kanndi du Fers, il y a juste une petite route à monter pour arriver ici. C'est là que vivait une famille de paysans-fabricants de toiles, nombreuses sur Saint-Thégonnec. Le commerce du lin a connu son âge d'or, dans le Léon, aux alentours de 1680 et leur a permis de s'enrichir. On les a appelés beaucoup plus tard les juloded ( en français " nantis " ). Le julod est alphabétisé, ne travaille pas de ses mains, il commande ses domestiques qui peuvent parfois dépasser la vingtaine, mais sont en général entre 4 et 10. Il se consacre aux foires, aux loisirs et, éventuellement à la politique, est toujours très bien vêtu. Les juloded sont à l'origine des enclos paroissiaux, ils sont restés puissants jusqu'au début du XXème siècle. 

&& Le Fers (1)

&& Le Fers (2)

&& Le Fers (3)

&& Le Fers (4)

 

Voici le plan de la propriété d'un paysan-fabricant de toiles ...

panneaux explicatifs (4)

 

Costume d'un julod au musée de la fraise de Plougastel, photo du net ...

 

220px-049_Costume_de_julod_(musée_de_la_fraise_et_du_patrimoine_à_Plougastel)

 

Il y avait une jolie maison mais des gens devant, je n'ai pas osé prendre de photo. Mais j'ai trouvé beaucoup de charme à cet endroit !

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, c'est ici clic.

Bon mercredi à toutes et tous !

 

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20 novembre 2018

Repartons ...

... dans le Finistère, à Saint-Thégonnec plus exactement, pour découvrir les kanndis. Késako me direz-vous ...? Et bien le mot kanndi vient du breton kannañ qui signifie blanchir et ti qui veut dire maison, donc " maison à blanchir ". Et blanchir quoi me direz-vous ...? Et bien le lin, c'est pourquoi on les appelait également " lavoirs à lin " !
Il faut savoir que pendant des siècles, les paysans ont cultivé le lin en Bretagne. Dans le Léon, au nord du Finistère, une véritable industrie s’est progressivement installée aux alentours du XVème siècle : la Manufacture des Créées de Léon, la " créée " étant le nom de la pièce de toile. Cette industrie toilière rurale, dispersée dans de multiples hameaux sur le territoire, se distinguait par son nouveau mode de production : le fil, naturellement écru, était blanchi avant d’être tissé. Les toiles ainsi obtenues, étaient plus fines, de meilleure qualité et pouvaient donc être vendues plus cher.

&& Kanndi (1)_InPixio

 

De février à juillet on apportait chaque jour des écheveaux de lin au kanndi. Mélangé à de la cendre de hêtre, le fil était mis à tremper dans la grande auge. Un feu dans la cheminée transmettait sa chaleur à la pierre et indirectement à l'eau. La potasse contenue dans la cendre pouvait ainsi agir sur le fil et le blanchir. 

&& Kanndi (2)

 

Alimenté par l'eau d'une source, un douet servait à rincer le fil. Des dalles de schiste appelées repamoirs permettaient de poser les écheveaux. Après une journée passée dans le kanndi le fil était rapporté près de la maison. Il était étendu sur le courtil et le soleil poursuivait le blanchiment pendant 15 jours. Ce cycle devait être répété 6 à 9 fois, il fallait donc plusieurs mois pour obtenir un blanchiment correct.

Kanndi du Fers (2)

Kanndi (5)

 

Un kanndi pouvait ainsi blanchir chaque année suffisamment de fil pour fabriquer une centaine de toiles d'environ 120 m de long sur 0,90 m de large. Ensuite les toiles partaient du port de Morlaix vers l'Angleterre, l'Espagne ou le Portugal. On sait qu’à la fin du XVIIème siècle, il existait un millier de kanndis entre Landerneau et Morlaix.

&& Kanndi du Fers (1)kanndi du Fers

Pardon si j'ai été longue, je vous ai fait beaucoup lire aujourd'hui, mais je ne voyais pas comment faire moins !

Belle journée à vous !

 

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19 novembre 2018

Ce lundi ...

 ... Pascale pour sa rubrique " Collections de ... " nous demande des portes. Pas de souci ... j'en ai encore pas mal en stock. J'en ai volontairement choisi trois très différentes, par ordre d'apparition à Avallon ( Yonne ), à la chapelleSainte-Anne à Lampaul Guimiliau ( Finistère ) et à Gaillac ( Tarn ) ...

&& Avallon (12)

&& Lampaul Guimiliau chapelle Ste Anne

&& Gaillac (36)

 

Et comme tous les lundis c'est aussi un ciel pour Arlette, le mien sera celui de mardi dernier au coucher du soleil, entre Argentan et Écouché dans l'Orne ...

IMG_20181113_170803

 

Belle semaine à toutes et tous !

 

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21 octobre 2018

Ce matin ...

... pas une église mais trois chapelles du Finistère, qui étaient hélas fermées ... C'est dommage mais on peut le comprendre, parfois elles renferment de véritables trésors. Certains offices de tourisme proposent de nous prêter les clés, on doit juste présenter notre carte d'identité, et donner notre n° de portable. Là où on nous l'a proposé, à Guerlesquin, on n'a pas pu en profiter, nous n'avions pas le temps.

Chapelle Sainte-Anne à Lampaul Guimiliau

Elle se situe à 4 km du village et date de 1654 ou 1664. Elle est en forme de croix latine, bâtie en moellons de schiste, les ouvertures étant encadrées de granit. Un pardon a lieu chaque année le troisième dimanche d'août ...

&& chapelle Sainte-Anne (8)

 

Chapelle Saint-Yves à Saint Sauveur 

Elle date de 1882 et présente un plan rectangulaire et un chevet plat aveugle. Elle renferme un saint Jean-Baptiste et un saint Joseph.

&& Chapelle Saint-Yves St Sauveur (1)

 

Chapelle du Christ à Pleyber Christ

Construite en 1747, elle a connu ses heures de viscissitudes au cours de la Révolution. Elle fit l’objet d’une déconstruction puis d’une reconstruction en 1830. Elle a été restaurée en 1990 ...

&& chapelle du Christ

 

Bon dimanche automnal à vous !

 

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12 octobre 2018

Nous voila ...

... enfin arrivés au bout de notre visite ! Je termine en vous montrant quelque photos glanées ici et là, entrecoupées de quelques renseignements complémentaires.

Le premier meunier connu à Kerouat en 1726 s'appelle Paul Kériel. Né à la fin du 17ème siècle il est le premier maillon d'une lignée de meuniers qui habita, travailla, et développa le hameau de Kerouat jusqu'en 1965. 

&& divers (11)

 

En 1830 Jean-Marie Fagot, l'un de ses descendants, est nommé maire de Commana, dont dépend le hameau, par le préfet du Finistère.

&& bâtiments divers (3)

 

A la fin du 19ème siècle il possède trois bœufs, deux porcs, quatre bouvillons ( jeune bœuf châtré ), un veau, cinq vaches, un taureau, quatre chevaux et des poulets ... ce qui, à l'époque, témoigne de la richesse accumulée par la famille. En 1860 la famille avait huit domestiques.

&& divers (1)

 

Le moulin du haut cesse de fonctionner en 1942. Les derniers descendants de la famille Fagot, Jeanne-Yvonne et Jean-François disparaissent en 1961 et 1965, sans héritiers. En 1971, le Conseil général acquiert le petit hameau abandonné.

&& divers (7)

 

Au cours du 19ème siècle les constructions se multiplient laissant deviner le développement du bourg et de la famille Fagot. Moulin, fournil, travail du lin, potager, agriculture : tous ces éléments complémentaires permettaient au village de Kerouat de vivre en parfaite autonomie.

&& divers (6)

 

De nos jours des artisans professionnels interviennent tout au long de l’année au hameau de Kerouat pour vous faire découvrir des techniques traditionnelles diverses : fabrication de barrières, initiation à la traction animale, découverte de la meunerie, de la boulangerie ou encore du travail de l’ardoise. A l’aide d’espace d’interprétations dédiés aux moulins, à la vie traditionnelle au 19èmesiècle et aux ardoisières, ces animations permettent de découvrir l’adaptation des habitants des Monts d’Arrée à leur territoire, d’hier à aujourd’hui.

Tous mes renseignements ont été puisés dans le dépliant qu'on nous donne à l'entrée, sur les panneaux  explicatifs disséminés un peu partout, et sur le site de l'Écomusée des Monts d'Arrée.

Allez on se retourne une dernière fois ...
 

&& vue d'ensemble


Belle fin de semaine à vous !

 

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11 octobre 2018

Nous terminons ...

 ... la visite de ce site avec la tannerie, elle provient de Lampaul Guimiliau. Elle fut déplacée à Kerouat en 1976 pour garder une trace de la fabrication du cuir, activité florissante dans le Léon jusqu'au XIXème siècle.

Les fosses, ou cuves, profondes d'1m50 à 2m, étaient enterrées sur le terrain devant la tannerie. Après une longue préparation les peaux y étaient placées pour la dernière étape du tannage. Elles y restaient plusieurs mois avant d'être rincées et montées au séchoir ...

&& tannerie (2)

&& tannerie (4)

tannerie (1)

 Le séchoir

Après avoir été rincées plusieurs fois, les peaux étaient montées au séchoir, et suspendues sur des cintres accrochés aux poutres pendant un mois environ. Le séchage était une opération très délicate car les peaux risquaient de moisir si le local était trop humide. Quant il était trop sec, au contraire elles deviennaient cassantes. L'ouverture des volets devait donc être réglée en fonction de la température et de la direction des vents. 

&& tannerie (3)

 
L'intérieur de la tannerie où étaient traitées les peaux avant le tannage ...

&& tannerie (8)

 

121557567_o

2 - tannerie

Voila, nous arrivons au bout de cette visite, demain juste quelques morceaux choisis et nous en aurons terminé avec l'Écomusée des Monts d'Arrée que nous avons pris beaucoup de plaisir à visiter ... mais ça vous l'aurez compris !

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Pour Dom et son défi A vos marques, prêt, photographiez on parle aujourd'hui " Composition en Z ". Pas très inspirée, mais je participe malgré tout avec cette photo ...

37-11 oct

 

Je termine par ma " Photo préférée " pour Anika, j'ai choisi celle-ci prise à Morlaix, le viaduc et le kiosque à musique juste devant ...

 

&& viaduc et kiosque

 

Belle journée à toutes et tous !

 

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10 octobre 2018

Terminons ...

 ... la visite de la maison du meunier par l'étage. Les nombreuses armoires destinées au linge révèlent l'enrichissement de la famille. La " chambre des maîtres " a été aménagée en 1869 au-dessus d'une écurie. Lit d'angle, petite cheminée et mobilier plus léger nous montrent que les modes urbaines pénètrent la campagne en cette fin de XIXème siècle ...

&& maison des Fagot (1)

&& maison des Fagot (3)

&& maison des Fagot (4)

 

Pour l'horloge plus d'aiguilles ... le temps s'est arrêté ...!

&& maison des Fagot (15)

 

Voila, on quitte les moulins, les bâtiments, la maison du meunier ... et on marche un peu. On passera d'abord ( mais pas de photo car juste de l'herbe ! ) devant l'ancienne voie ferrée qui reliait Plouescat à Rosporden, ligne la plus longue du département avec ses 135 km qu'on parcourait quand même ... en 10 h ! La lenteur du train lui a valu le surnom de " train patate " !

Et on arrive sur le site de l'ancienne chapelle. Là aussi surtout le l'herbe, on ne distingue que quelques pierres. Elle a été achetée comme bien national après la Révolution française, puis détruite et ses pierres utilisées pour bâtir le hameau de Kerouat au XIXème siècle ...

&& ruines chapelle

 

Tout au fond un nouveau moulin, à vent celui-là. Mais il ne faisait pas partie du domaine, c'est une réplique d’un moulin à vent du Cap Sizun, implanté récemment sur le site, renseignant sur des techniques artisanales liées à la vie de la région ...

&& moulin à vent (2)

 

121557567_o


7 -  ancienne voie ferrée
8 - site de l'ancienne chapelle
9 - moulin à vent

A suivre ...


Excellent mercredi à toutes et tous !

 

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09 octobre 2018

La maison des Fagot ...

 .. qui suit le moulin du bas et le fournil, a été construite en 1831 par Yves-René Fagot, meunier de Kerouat. Cette maison caractéristique des Monts d'Arrée témoigne de l'aisance de ses occupants : le sol pavé de schiste, le mobilier, et l'apoteiz ou avancée qui donne à la maison sa forme de L ( correspondant à l'endroit où se trouve la table ). Parfaitement conservés, les meubles se trouvent à leur emplacement d'origine, dix personnes vivaient alors au rez de chaussée ...

&& moulin du bas (1)

&& maison des Fagot (13)

&& maison des Fagot (12)

 

La cheminée, au cœur de la maison, sert pour la cuisine, le fumage des aliments, l'éclairage et le chauffage ...

&& maison des Fagot (14)

 

Les lits clos, typiquement léonards ( du pays de Léon ) avec leur porte unique, abritent un couple ou plusieurs enfants, et apportent un peu d'intimité et de chaleur ...

&& maison des Fagot (5)

&& maison des Fagot (16)

 

Les photos d'Yves-René Fagot et de son épouse ...
Pour celles qui ont cru que la tête rouge montrée hier était une alsacienne, vous remarquerez que la coiffe est typiquement bretonne !

&& maison des Fagot (6)

 Pardon pour la qualité des photos, l'intérieur de la maison est très sombre.

 

IMG

Pour mieux vous y retrouver :
1 - étang qui alimente le moulin
3 - moulin du haut
4 - moulin du bas
5 - fournil 
6 - maison des Fagot

A suivre ...


Belle journée à vous !

 

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